Logement · Lisbonne et Porto

La police portugaise évacue les campements de protestation pour le logement à Lisbonne et Porto, 31 personnes interpellées

La police portugaise a délogé les campements de tentes à Lisbonne et Porto peu après 02h00, dimanche 25 octobre, interpellant 31 personnes. La police compte sept blessés, tandis que les organisateurs font état de chiffres bien plus élevés.

Texte IA fondé sur les articles de Al Jazeera Online, LaSexta, ABC TU DIARIO EN ESPAÑOL et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Lisbonne, Porto · Portugal
Comment on en est arrivé là
  1. 15 oct.Intervention policière à Porto, au cours de laquelle 39 personnes ont été blessées
  2. 20 oct.Campement de Lisbonne démantelé et 55 personnes interpellées
  3. 24 oct.Marches à Lisbonne et Porto, suivies d'une assemblée qui décide de réinstaller les tentes
  4. 25 oct.La police évacue les campements à Lisbonne et Porto et interpelle 31 personnes

Évacuation nocturne à Lisbonne et Porto

La police portugaise a évacué les campements de tentes sur la place du Rossio (Praça D. Pedro IV) à Lisbonne et sur la Praça D. João I à Porto peu après 02h00 heure locale, dimanche 25 octobre. Les manifestants avaient de nouveau installé les tentes le samedi 24 octobre, après des marches rassemblant des milliers de personnes dans les deux villes, et une assemblée populaire a décidé de rester malgré les avertissements antérieurs selon lesquels les campements ne seraient pas autorisés. La police avait indiqué aux manifestants que les campements étaient illégaux et qu'elle était autorisée à les démanteler, tout en précisant que les protestataires pouvaient rester sur les places sans les structures. À Porto, l'opération a été plus rapide, les agents repoussant les manifestants hors de la place avec leurs boucliers. Europa Press a rapporté que l'intervention à Lisbonne a été plus musclée, certains manifestants renversant des poubelles, endommageant des terrasses de restaurants et lançant des pierres et des bouteilles sur les agents.

Interpellations, blessés et tentes saisies

La Police de sécurité publique (PSP) a fourni un bilan officiel de 31 personnes interpellées pour désobéissance, 25 à Lisbonne et six à Porto, qui devaient comparaître devant un tribunal le lundi 26 octobre. La PSP a compté sept blessés, cinq à Lisbonne et deux à Porto, dont quatre manifestants et trois agents. À Lisbonne, un agent a été mordu par le chien d'un manifestant, selon ABC. Les organisateurs avancent un bilan bien plus lourd : Europa Press cite 37 blessés légers, tandis qu'Al Jazeera et ABC rapportent que les militants font état de 60 blessés, dont vingt soignés à l'hôpital São José de Lisbonne. La police municipale a saisi 171 tentes, 117 au Rossio et 54 à Porto.

Interpellations lors de l'opération du 25 octobre, par villepersonnes
Lisbonne
25 personnes
Porto
6 personnes

Données tirées du texte de l’article

Le récit des manifestants et la justification de la PSP

Dans un communiqué, la PSP a déclaré que l'opération visait à rétablir la légalité et à garantir l'usage normal des espaces publics. Elle affirme que tout a été fait pour que les manifestants retirent les tentes de leur plein gré et que l'intervention policière est devenue nécessaire lorsqu'ils n'ont pas suivi les instructions. À Porto, les manifestants se sont vu proposer de passer la nuit sur la place s'ils démontaient leurs tentes, mais ils ont refusé, selon ABC. Le collectif militant Casa para Viver, à l'origine de la mobilisation, a condamné le moment choisi pour l'opération.

« Choisir les petites heures du matin pour lâcher des chiens et charger à la matraque des manifestants pacifiques est une décision politique. »

Casa para Viver

Le collectif a également appelé à une nouvelle manifestation devant le Parlement le mardi 27 octobre.

La crise du logement derrière les campements

Selon Al Jazeera, le Portugal connaît l'une des crises d'accessibilité au logement les plus aiguës d'Europe, les prix ayant plus que doublé depuis 2017 et les loyers des nouveaux baux ayant presque doublé. La Banque du Portugal estime le déficit à 300 000 logements dans le pays, soit l'équivalent de l'ensemble du parc immobilier de Lisbonne. Les manifestants réclament le retrait d'un projet de loi visant à faciliter les expulsions et à supprimer l'encadrement des loyers des nouveaux baux, texte qui a franchi une première lecture au Parlement, le parti d'extrême droite Chega s'étant abstenu.

Affrontements antérieurs et un schéma récurrent

Les campements ont été évacués en plusieurs vagues. Europa Press a relevé une précédente intervention à Porto le 15 octobre, qui avait fait 39 blessés, et El Mundo a rapporté qu'un campement de Lisbonne avait été démantelé le mardi 20 octobre, la police interpellant alors 55 personnes et retirant 228 tentes. L'opération de Porto du 15 octobre fait l'objet d'une enquête du ministère public, selon El Mundo. Après l'évacuation de Lisbonne, le ministre de l'Intérieur Luís Neves, ancien directeur national de la Police judiciaire, a déclaré les campements terminés, averti que la police répondrait avec une force adéquate et appelé les manifestants à ne pas se laisser infiltrer par des extrémistes.

Poser une question sur ce texte

Sources et contexte

Pollar est gratuit et sans publicité dans le texte. Ses membres le font vivre.

Soutenir Pollar