Gouvernement · Londres, Bruxelles et Édimbourg
Le premier budget de Burnham reporte les grandes réformes, sur fond de tensions autour du Brexit et des retraites
Le chancelier de l'Échiquier John Healey a dévoilé 98 mesures mercredi 28 octobre, pour l'essentiel temporaires ou techniques, tandis qu'Andy Burnham écartait des élections générales anticipées et précisait son approche de l'Union européenne.
Texte IA fondé sur les articles de POLITICO, BBC, Evening Standard et d’autres médias. Publié . Comment il est fait
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En bref
Les 98 mesures comprennent une taxe bancaire de 15 mois, des baisses de la taxe sur les carburants et la prolongation du plafonnement du prix du bus jusqu'en 2027 seulement, avec des examens attendus avant Noël.
Burnham a écarté des élections générales dans les 12 prochains mois, alors que les prochaines doivent se tenir avant août 2029.
Le plan en deux étapes de Burnham commence dans les limites des lignes rouges du programme de 2024, le processus formel devant démarrer au sommet de Bruxelles le 20 novembre.
Torsten Bell a accusé John Swinney de mentir sur une perte de 2 000 livres par an, alors que le triple verrou prendrait fin en 2030 selon le plan.
- 26 oct.Burnham déclare à ITV qu'il n'y aura aucun changement de politique européenne au cours de cette législature
- 28 oct.Présentation du budget et envoi de la lettre sur le Brexit au cabinet
- 20 nov.Sommet de Bruxelles où débute le processus formel de réinitialisation avec l'UE
Un budget fondé sur des mesures provisoires
Le chancelier de l'Échiquier John Healey a dévoilé 98 mesures mercredi 28 octobre, dans un document de 150 pages intitulé « un répit pour aujourd'hui, un nouvel espoir pour l'avenir ». Burnham, devenu Premier ministre environ 100 jours plus tôt, avait promis de mettre fin à 40 ans de néolibéralisme, mais le budget reporte l'essentiel de ce programme. Une nouvelle taxe bancaire ne durera que 15 mois et rapporterait moins d'un milliard de livres à son maximum. Les baisses de la taxe sur les carburants, la réduction de la taxe sur les factures d'énergie des ménages et le plafonnement du prix du bus à 2 livres ont été prolongées, mais seulement jusqu'en 2027. L'aide au paiement des factures d'énergie de la plupart des ménages vise les hausses de prix de l'hiver liées à la guerre de Donald Trump avec l'Iran. Le budget prévoit aussi une enveloppe de défense de 10 milliards de livres pour l'Ukraine et une baisse de 8 % des droits de douane sur le lait de soja.
Réactions au Labour et dans l'opposition
Les députés travaillistes ont accueilli favorablement les mesures touchant leurs circonscriptions, et Darren Jones, qui travaillait au Trésor jusqu'à l'arrivée de Burnham au pouvoir en juillet, a déclaré que le budget était conforme aux attentes. Les groupes de pression industriels y ont aussi trouvé des mesures à défendre. Joe Shalam, du Centre for Social Justice, un think tank proche des conservateurs, a parlé d'un « budget bricolage ». Le chef des conservateurs Kemi Badenoch a demandé : « C'est tout ? » La réaction la plus vive est venue de Mainstream, le groupe de campagne de gauche qui a contribué à porter Burnham à la tête du Labour cette année. Son conseil provisoire a estimé que mettre fin à 40 ans de néolibéralisme exigerait une action radicale.
Brexit : une réinitialisation sans réadhésion
Mercredi, Burnham a déclaré au cabinet que l'accord de Brexit négocié par le précédent gouvernement conservateur avait été néfaste pour la Grande-Bretagne. Dans une lettre aux ministres, il les a mis en garde contre toute prise de position en faveur d'options européennes précises ou toute prédiction de résultat pendant que se déroule un examen des choix de long terme. La ministre de l'Intérieur Shabana Mahmood craindrait, selon des informations, qu'un accord révisé ne rétablisse la libre circulation, une idée que Burnham a évoquée. La lettre expose un plan en deux étapes : d'abord des changements conformes au programme électoral travailliste de 2024, qui exclut de rejoindre l'union douanière ou le marché unique et de rétablir la libre circulation, le processus formel devant débuter lors d'un sommet européen le mois prochain. Tout ce qui irait plus loin attendrait les prochaines élections. Deux jours plus tôt, lundi 26 octobre, Burnham avait déclaré à ITV qu'il n'y aurait aucun changement au cours de cette législature et avait répondu « non » lorsqu'on lui demandait si la libre circulation pouvait revenir sans référendum. Downing Street a ensuite indiqué qu'il « ne penchait ni dans un sens ni dans l'autre ».
« Je suis convaincu que l'accord de Brexit négocié par le gouvernement conservateur n'était pas à la hauteur pour la Grande-Bretagne. »
Badenoch l'a accusé de ne pas respecter le vote de 2016, et Burnham a répondu : « Il n'y a aucune confusion » sur sa position.
La question des élections anticipées
Burnham a écarté la tenue d'élections générales dans les 12 prochains mois, après que des partis d'opposition ont laissé entendre qu'elles approchaient. Les prochaines élections générales doivent se tenir avant août 2029.
« Je peux écarter la tenue d'élections générales dans les 12 prochains mois. »
Badenoch avait affirmé plus tôt ce mois-ci qu'il irait devant les électeurs de manière anticipée, et Nigel Farage avait déclaré en septembre qu'il s'attendait à un scrutin « au printemps prochain ». Burnham est entré aux Communes en juin après l'élection partielle de Makerfield et est devenu Premier ministre après que Keir Starmer a perdu le soutien des députés travaillistes et quitté Downing Street. Burnham a dit se concentrer sur la population plutôt que sur les perspectives de son parti.
Tensions sur les retraites avec l'Écosse
Selon le plan de Burnham, le triple verrou prendrait fin à partir de 2030, les économies devant financer l'aide sociale en Angleterre. Les pensions continueraient d'augmenter d'au moins 2,5 % ou de l'inflation IPC. John Swinney a déclaré que les retraités écossais seraient « perdants » et a averti d'une « perte réelle d'environ 2 000 livres par personne et par an ». Le ministre des Retraites Torsten Bell l'a accusé de mentir et de chercher à marquer des points politiques à bon compte en effrayant les retraités. Torsten Bell a ajouté :
« La pension augmentera chaque année dans le cadre de nos projets, elle augmentera chaque année même après l'ajustement du triple verrou. »
La vice-Première ministre écossaise Jenny Gilruth a déclaré que le Premier ministre écossais maintenait ses propos, tandis que des députés travaillistes et conservateurs écossais l'ont accusé d'avoir induit le Parlement en erreur.
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Sources et contexte
- POLITICO5 points clés du premier budget d'Andy Burnham5 takeaways from Andy Burnham's first budget · original en anglais
- BBCAndy Burnham exclut des élections générales anticipées dans les 12 prochains moisAndy Burnham rules out early general election in next 12 months · original en anglais
- Evening StandardSwinney accusé de mensonge et de faire peur avec ses commentaires sur les retraitesSwinney accused of 'lying' and 'scaremongering' with pensions comments · original en anglais
- The GuardianLe Brexit des conservateurs était plus dur que promis lors du référendum sur l'UE, déclare Andy BurnhamTory Brexit was 'harder' than promised in EU referendum, says Andy Burnham · original en anglais
- Andy Burnham
- Premier ministre qui a présenté la stratégie budgétaire et le plan de réinitialisation avec l'UE
- John Healey
- Chancelier de l'Échiquier qui a dévoilé le budget
- Kemi Badenoch
- Cheffe des conservateurs qui a critiqué le budget et la position de Burnham sur le Brexit
- Torsten Bell
- Ministre des Retraites qui a accusé John Swinney de mentir sur les pertes des retraités
- John Swinney
- Chef du SNP et Premier ministre écossais qui a averti des pertes pour les retraités liées à la fin du triple verrou
- Jenny Gilruth
- Vice-Première ministre écossaise qui a défendu les propos de Swinney
- Shabana Mahmood
- Ministre de l'Intérieur qui craindrait un retour de la libre circulation dans un accord européen révisé
- Nigel Farage
- Chef de Reform UK qui a réclamé des élections générales
- Keir Starmer
- Ancien Premier ministre qui a perdu le soutien des députés travaillistes et quitté Downing Street
- Darren Jones
- Député travailliste qui a travaillé au Trésor jusqu'à l'arrivée de Burnham au pouvoir en juillet
- Joe Shalam
- Membre du Centre for Social Justice qui a qualifié le budget de bricolage
- Lieux
- Londres, Royaume-Uni, Bruxelles, Édimbourg
- Organisations
- Union européenne
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