Gouvernement · Londres, Bruxelles et Édimbourg

Le premier budget de Burnham reporte les grandes réformes, sur fond de tensions autour du Brexit et des retraites

Le chancelier de l'Échiquier John Healey a dévoilé 98 mesures mercredi 28 octobre, pour l'essentiel temporaires ou techniques, tandis qu'Andy Burnham écartait des élections générales anticipées et précisait son approche de l'Union européenne.

Texte IA fondé sur les articles de POLITICO, BBC, Evening Standard et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

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En bref

Londres, Bruxelles, Édimbourg · Royaume-Uni, Belgique
Comment on en est arrivé là
  1. 26 oct.Burnham déclare à ITV qu'il n'y aura aucun changement de politique européenne au cours de cette législature
  2. 28 oct.Présentation du budget et envoi de la lettre sur le Brexit au cabinet
  3. 20 nov.Sommet de Bruxelles où débute le processus formel de réinitialisation avec l'UE

Un budget fondé sur des mesures provisoires

Le chancelier de l'Échiquier John Healey a dévoilé 98 mesures mercredi 28 octobre, dans un document de 150 pages intitulé « un répit pour aujourd'hui, un nouvel espoir pour l'avenir ». Burnham, devenu Premier ministre environ 100 jours plus tôt, avait promis de mettre fin à 40 ans de néolibéralisme, mais le budget reporte l'essentiel de ce programme. Une nouvelle taxe bancaire ne durera que 15 mois et rapporterait moins d'un milliard de livres à son maximum. Les baisses de la taxe sur les carburants, la réduction de la taxe sur les factures d'énergie des ménages et le plafonnement du prix du bus à 2 livres ont été prolongées, mais seulement jusqu'en 2027. L'aide au paiement des factures d'énergie de la plupart des ménages vise les hausses de prix de l'hiver liées à la guerre de Donald Trump avec l'Iran. Le budget prévoit aussi une enveloppe de défense de 10 milliards de livres pour l'Ukraine et une baisse de 8 % des droits de douane sur le lait de soja.

Réactions au Labour et dans l'opposition

Les députés travaillistes ont accueilli favorablement les mesures touchant leurs circonscriptions, et Darren Jones, qui travaillait au Trésor jusqu'à l'arrivée de Burnham au pouvoir en juillet, a déclaré que le budget était conforme aux attentes. Les groupes de pression industriels y ont aussi trouvé des mesures à défendre. Joe Shalam, du Centre for Social Justice, un think tank proche des conservateurs, a parlé d'un « budget bricolage ». Le chef des conservateurs Kemi Badenoch a demandé : « C'est tout ? » La réaction la plus vive est venue de Mainstream, le groupe de campagne de gauche qui a contribué à porter Burnham à la tête du Labour cette année. Son conseil provisoire a estimé que mettre fin à 40 ans de néolibéralisme exigerait une action radicale.

Brexit : une réinitialisation sans réadhésion

Mercredi, Burnham a déclaré au cabinet que l'accord de Brexit négocié par le précédent gouvernement conservateur avait été néfaste pour la Grande-Bretagne. Dans une lettre aux ministres, il les a mis en garde contre toute prise de position en faveur d'options européennes précises ou toute prédiction de résultat pendant que se déroule un examen des choix de long terme. La ministre de l'Intérieur Shabana Mahmood craindrait, selon des informations, qu'un accord révisé ne rétablisse la libre circulation, une idée que Burnham a évoquée. La lettre expose un plan en deux étapes : d'abord des changements conformes au programme électoral travailliste de 2024, qui exclut de rejoindre l'union douanière ou le marché unique et de rétablir la libre circulation, le processus formel devant débuter lors d'un sommet européen le mois prochain. Tout ce qui irait plus loin attendrait les prochaines élections. Deux jours plus tôt, lundi 26 octobre, Burnham avait déclaré à ITV qu'il n'y aurait aucun changement au cours de cette législature et avait répondu « non » lorsqu'on lui demandait si la libre circulation pouvait revenir sans référendum. Downing Street a ensuite indiqué qu'il « ne penchait ni dans un sens ni dans l'autre ».

« Je suis convaincu que l'accord de Brexit négocié par le gouvernement conservateur n'était pas à la hauteur pour la Grande-Bretagne. »

Andy Burnham, premier ministre

Badenoch l'a accusé de ne pas respecter le vote de 2016, et Burnham a répondu : « Il n'y a aucune confusion » sur sa position.

La question des élections anticipées

Burnham a écarté la tenue d'élections générales dans les 12 prochains mois, après que des partis d'opposition ont laissé entendre qu'elles approchaient. Les prochaines élections générales doivent se tenir avant août 2029.

« Je peux écarter la tenue d'élections générales dans les 12 prochains mois. »

Andy Burnham, premier ministre

Badenoch avait affirmé plus tôt ce mois-ci qu'il irait devant les électeurs de manière anticipée, et Nigel Farage avait déclaré en septembre qu'il s'attendait à un scrutin « au printemps prochain ». Burnham est entré aux Communes en juin après l'élection partielle de Makerfield et est devenu Premier ministre après que Keir Starmer a perdu le soutien des députés travaillistes et quitté Downing Street. Burnham a dit se concentrer sur la population plutôt que sur les perspectives de son parti.

Tensions sur les retraites avec l'Écosse

Selon le plan de Burnham, le triple verrou prendrait fin à partir de 2030, les économies devant financer l'aide sociale en Angleterre. Les pensions continueraient d'augmenter d'au moins 2,5 % ou de l'inflation IPC. John Swinney a déclaré que les retraités écossais seraient « perdants » et a averti d'une « perte réelle d'environ 2 000 livres par personne et par an ». Le ministre des Retraites Torsten Bell l'a accusé de mentir et de chercher à marquer des points politiques à bon compte en effrayant les retraités. Torsten Bell a ajouté :

« La pension augmentera chaque année dans le cadre de nos projets, elle augmentera chaque année même après l'ajustement du triple verrou. »

Torsten Bell, ministre des Retraites

La vice-Première ministre écossaise Jenny Gilruth a déclaré que le Premier ministre écossais maintenait ses propos, tandis que des députés travaillistes et conservateurs écossais l'ont accusé d'avoir induit le Parlement en erreur.

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Sources et contexte

Organisations
Union européenne

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