Macroéconomie · Londres
Prévisions de croissance britannique ramenées à 1 % pour 2027, la flambée des prix de l'énergie relance l'inflation
L'OBR a relevé à 1,2 % son estimation de croissance pour 2026, mais anticipe un niveau de vie quasi stable sur la décennie, les prix de l'énergie poussant l'inflation à la hausse.
Texte IA fondé sur les articles de BBC, The Irish Times, LBC et d’autres médias. Publié . Comment il est fait
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En bref
L'OBR prévoit une croissance de 1 % en 2027, contre 1,6 %, après avoir relevé celle de 2026 de 1,1 % à 1,2 %.
LBC rapporte un pic d'environ 3,75 % au début de 2027, la BBC retient 3,8 % en 2027, et l'inflation moyenne atteindrait 3,1 % cette année selon LBC.
Le revenu réel disponible des ménages par habitant ne dépasserait que de 1 % son niveau d'avant la pandémie en 2029-30, avec une croissance moyenne de 0,1 % par an, selon David Miles de l'OBR.
La marge tombe à 15 milliards de livres en 2029/30, contre une prévision antérieure de 26 milliards, les charges d'intérêts de la dette augmentant de 14 à 15 milliards selon les sources.
Prévision revue à la baisse pour 2027
L'Office for Budget Responsibility (OBR) a publié ses prévisions le mercredi 28 octobre, en même temps que le premier budget de John Healey comme chancelier de l'Échiquier. C'était la première évaluation de l'économie britannique par l'organisme de surveillance depuis le début du conflit au Moyen-Orient, et il désigne la hausse des prix de l'énergie comme le principal risque à court terme. L'OBR a relevé à 1,2 % son estimation de croissance pour cette année, contre 1,1 %, mais a ramené celle de l'an prochain de 1,6 % à 1 %. La croissance est ensuite prévue à 1,6 % en 2028, puis à 1,8 % en 2029, 1,7 % en 2030 et 1,6 % en 2031.
- 2026
- 1.2 %
- 2027
- 1 %
- 2028
- 1.6 %
- 2029
- 1.8 %
- 2030
- 1.7 %
- 2031
- 1.6 %
Données tirées du texte de l’article
Inflation et coûts des carburants
L'OBR s'attend à une inflation plus rapide que prévu. LBC rapporte un pic d'environ 3,75 % au début de l'année prochaine, porté par la hausse des factures d'énergie des ménages en janvier, tandis que la BBC retient un pic de 3,8 % en 2027. L'inflation ne devrait pas revenir à la cible de 2 % du gouvernement et de la Banque d'Angleterre avant 2028. LBC donne une inflation moyenne de 3,1 % cette année et de 3,4 % en 2027, contre des prévisions antérieures de 2,3 % et 2 %. The Guardian avance un chiffre plus élevé de 3,5 % pour cette année, une différence que les sources n'expliquent pas. L'essence coûte déjà en moyenne près de 1,73 £ le litre et le gazole près de 1,99 £, selon la BBC, et les économistes de Pantheon Macroeconomics jugent le soutien du gouvernement face au coût de la vie trop faible au regard de l'inflation attendue pour l'hiver.
Mesures budgétaires et finances publiques
John Healey a annoncé une hausse temporaire de la taxe sur les banques, et The Irish Times indique que le paquet comprend aussi des prélèvements accrus sur le secteur des jeux et sur l'immobilier. Ces recettes financent le soutien face au coût de la vie, dont des versements forfaitaires de 100 £ à 20 millions de ménages, pour un coût de 2,6 milliards de livres, selon The Guardian. LBC rapporte que la TVA sera supprimée des factures d'électricité et l'abonnement fixe retiré des factures de gaz. Le chancelier a laissé 15 milliards de livres de marge de manœuvre au regard de la principale règle budgétaire, contre 23,6 milliards laissés par sa prédécesseure Rachel Reeves au printemps, rapporte The Guardian. LBC et The Independent chiffrent cette marge à 15 milliards de livres en 2029/30, contre une prévision antérieure de 26 milliards, après une hausse des charges d'intérêts de la dette. The Independent évalue cette hausse à 14 milliards de livres sur l'année écoulée, LBC à 15 milliards pour l'année en cours.
- Prévision précédente
- 26 mds £
- Prévision 2029/30
- 15 mds £
Données tirées du texte de l’article
« Ce que nous affrontons aujourd'hui, ce sont des tempêtes économiques mondiales. Nous ne pouvons pas les faire disparaître par la seule volonté. Nous devons choisir la route à suivre pour les traverser. »
John Healey a présenté ce budget comme un répit pour les ménages dans les mois à venir. Le paquet budgétaire de l'OBR comprend aussi l'engagement de porter les dépenses de défense à 3 % du PIB d'ici 2030, mais les modalités ne sont pas attendues avant 2027, année où des plans de réduction des dépenses sont également prévus, selon The Irish Times.
Le niveau de vie reste stable
The Financial Times rapporte que l'OBR anticipe un revenu réel disponible des ménages par habitant seulement 1 % au-dessus de son niveau d'avant la pandémie en 2029-30. La prévision marque une nette dégradation par rapport aux projections de mars de l'OBR, les revenus réels reculant même à court terme. David Miles, haut responsable de l'OBR, a indiqué que la décennie afficherait une croissance moyenne de 0,1 % par an, le résultat le plus faible des séries remontant aux années 1950, contre des taux de 2 % habituellement observés avant la crise financière de 2008.
« Cela a été une période sombre de l'histoire économique britannique »
David Miles attribue principalement la dégradation à court terme à la hausse des prix de l'énergie, le gel des seuils de l'impôt sur le revenu ajoutant à la pression. Il a indiqué que les impôts atteindraient, à la fin de la période de prévision, environ 6 % du PIB de plus qu'avant le Covid. Les salaires réels ne devraient pas progresser en 2027 ni en 2028, et la croissance des salaires réels est prévue à seulement 0,5 % en 2030, à mesure que les entreprises reconstituent leurs marges. Ruth Curtice, directrice générale de la Resolution Foundation, estime que ces prévisions annoncent une décennie très mauvaise pour le niveau de vie et critique les mesures face au coût de la vie.
Réactions politiques et éditoriales
The Irish Times estime que le budget laisse deux grands sujets en suspens. Andy Burnham, présenté comme un Premier ministre encore récent dans ses fonctions, n'a énoncé aucune intention claire quant à la direction qu'il veut donner au pays. Le quotidien juge aussi que ces mesures n'auront qu'un effet marginal sur la croissance et que les conservateurs s'en prennent à la volonté de Burnham de resserrer les liens avec l'UE, voire d'y revenir. Il chiffre la dette publique à environ 3 000 milliards de livres, soit 95 % du PIB, et le rendement de l'emprunt d'État à dix ans à 5,25 %. LBC rapporte que le rendement des gilts à dix ans a reculé de deux points de base après le budget, malgré la réduction de la marge de manœuvre.
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Sources et contexte
- BBCCe que nous savons maintenant sur l'économie britannique en quatre graphiquesWhat we now know about the UK economy in four charts · original en anglais
- The Irish TimesL'avis de l'Irish Times sur le budget britannique : en quête de croissanceThe Irish Times view on the UK budget: grasping for growth · original en anglais
- LBCL'inflation va dépasser les prévisions alors que l'économie britannique se dirige vers un ralentissement de la croissanceInflation to surge beyond forecasts as UK economy set for growth slowdown | LBC · original en anglais
- Financial Times NewsLe niveau de vie au Royaume-Uni stagnera cette décennie, selon l'OBRUK living standards will flatline this decade, says OBR · original en anglais
- John Healey
- Chancelier de l'Échiquier britannique, qui a présenté son premier budget
- Andy Burnham
- Premier ministre britannique, décrit par The Irish Times comme encore récent dans ses fonctions
- Keir Starmer
- Ancien Premier ministre dont le mandat a été marqué par des propositions de réforme de l'aide sociale, selon The Irish Times
- Rachel Reeves
- Prédécesseure de John Healey à l'Échiquier, qui avait laissé 23,6 milliards de livres de marge de manœuvre au printemps
- Lieux
- Londres, Royaume-Uni
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