Gouvernement · Bucarest

Bolojan appelle le PSD à revendiquer la direction du gouvernement et prévient que le PNL proposera une solution si le cabinet Tomac échoue

L'ancien Premier ministre Ilie Bolojan a déclaré dans une interview radio que les sociaux-démocrates qui ont renversé son gouvernement doivent revendiquer la direction du gouvernement, et que si le cabinet désigné de Eugen Tomac échoue, le Parti national libéral présentera sa propre proposition.

Texte IA fondé sur les articles de Stirile ProTV, RFI, Libertatea et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Bucarest · Roumanie
Comment on en est arrivé là
  1. 11 juinLe PNL décide de ne pas soutenir le gouvernement Tomac
  2. 12 juinIlie Bolojan donne une interview, appelle le PSD à revendiquer la direction du gouvernement
  3. 16 juinLe Parlement devrait voter sur le cabinet Tomac au début de la semaine prochaine

Contexte de la crise politique

La crise gouvernementale a commencé le 20 avril 2026 lorsque le Parti social-démocrate (PSD) a retiré son soutien politique au Premier ministre Ilie Bolojan. Le 23 avril, les ministres du PSD ont démissionné du cabinet. Une motion de censure déposée par le PSD et l'AUR a été adoptée par le Parlement le 5 mai avec 281 voix, le même score qui avait destitué Florin Cîțu en 2021. Quelques heures plus tard, le PNL a annoncé qu'il passait dans l'opposition. Le président Nicușor Dan a désigné Eugen Tomac comme Premier ministre, mais après plus d'un mois de blocage, le PNL a décidé le 11 juin de ne pas soutenir le gouvernement Tomac.

Bolojan appelle le PSD à gouverner

S'exprimant sur Radio România Actualități le 12 juin, le président du PNL a soutenu que le PSD, en tant que plus grand parti et celui qui a déclenché la crise, devait assumer ses responsabilités. « Nous avons un parti qui a généré la crise politique, le plus grand parti au Parlement, et dans des conditions normales il devrait revendiquer la direction du gouvernement », a déclaré Bolojan. Il a ajouté que si le président Dan confie le mandat au PSD et qu'il échoue, le PNL viendra avec une solution, comme il l'a fait l'été dernier. Il a refusé de dire s'il serait lui-même le candidat, notant que toute nomination serait une décision de la direction du parti.

« Nous avons un parti qui a généré la crise politique, le plus grand parti au Parlement, et dans des conditions normales il devrait revendiquer la direction du gouvernement. Si le président confie le mandat au PSD et qu'ils échouent, alors le PNL, comme l'été dernier, viendra avec une solution. »

Ilie Bolojan, ancien Premier ministre et président du Parti national libéral

Le PNL rejette le cabinet Tomac comme un paravent

Bolojan a qualifié le gouvernement proposé par Tomac de « paravan » (paravent) qui protège le PSD de toute responsabilité tout en lui permettant d'influencer les décisions. « La formule est un paravent qui dispense le Parti social-démocrate, celui qui a provoqué cette crise, de ses responsabilités. Être dans une forme de gouvernement où l'on participe indirectement sans assumer ses responsabilités n'est pas correct — ni moralement, ni politiquement, ni pour ce dont la Roumanie a besoin », a-t-il déclaré. La décision du PNL du 11 juin de ne pas accorder un vote de confiance était ferme, a-t-il dit, car sans un soutien politique explicite, le cabinet serait « plus faible qu'une minorité » et incapable de faire passer des réformes difficiles. « Quand un tel gouvernement viendra au Parlement avec des propositions de réforme, il sera laissé seul et les pots cassés lui retomberont sur la tête. »

La vérité plutôt que des promesses impossibles

Bolojan a mis en garde contre les « fausses attentes » que les politiciens créent. Il a souligné les promesses du PSD, comme l'exonération des cotisations de santé pour les retraités et les vastes augmentations de salaires, comme des exemples de promesses qui ne peuvent être financées. « L'un des plus grands problèmes que nous ayons en politique est que par ce que nous disons, nous créons des attentes qui ne peuvent pas être honorées. Quand vous créez une attente que vous ne pouvez pas satisfaire, vous générez du mécontentement », a-t-il dit. Le PNL, a-t-il insisté, dira la vérité aux gens et ne promettra pas ce qu'il ne peut pas tenir.

« L'un des plus grands problèmes que nous ayons en politique est que par ce que nous disons, nous créons des attentes qui ne peuvent pas être honorées. »

Ilie Bolojan, ancien Premier ministre et président du Parti national libéral

Réformes bloquées et 6 milliards d'euros de fonds européens

Malgré le statut intérimaire, Bolojan a souligné que son cabinet continue d'exercer ses fonctions, en particulier en ce qui concerne le Plan national de relance et de résilience (PNRR). Neuf jalons législatifs restent à atteindre, a-t-il dit ; deux projets de loi sont déjà au Parlement et sept autres doivent être envoyés à l'assemblée législative. Les réformes valent au total environ 6 milliards d'euros, soit environ 900 millions d'euros par jalon, et doivent être adoptées d'ici le 31 août. Ne pas les atteindre bloquerait les fonds.

La suite

Bolojan a nié que le président Nicușor Dan l'ait appelé pour demander au PNL de soutenir le gouvernement Tomac, affirmant qu'« il n'y a pas eu de discussion juste avant ou après la décision du PNL ». Il a réitéré que le PNL est prêt à passer dans l'opposition si un futur gouvernement inclut le PSD. Le Parlement devrait voter sur le cabinet Tomac au début de la semaine prochaine.

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Sources et contexte

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