Le comité directeur du SPD de Berlin a voté lundi 19 octobre l'ouverture de négociations de coalition avec Die Linke et les Verts. Handelsblatt, citant des milieux du parti, fait état de 26 voix pour et trois contre, sans abstention. Les Verts ont suivi le même soir lors d'une petite conférence de parti, où deux délégués seulement ont voté contre. Cette étape intervient après la fin des discussions exploratoires des trois partis le week-end et la présentation, samedi 17 octobre, d'un document commun, le Sondierungspapier. Die Linke doit encore se prononcer, son congrès étant fixé au 31 octobre, après les deux semaines de vacances scolaires d'automne à Berlin. Si Die Linke donne son accord, les négociations de coalition pourraient commencer début novembre.
Die Linke a recueilli 25,7 % des voix aux élections régionales berlinoises du 20 septembre, devant la CDU (18,8 %), l'AfD (16,3 %), les Verts (14,3 %) et le SPD (12,1 %). Le SPD signe son plus mauvais résultat. La coalition CDU-SPD sortante a perdu sa majorité. Un gouvernement rouge-vert-rouge ferait de la cheffe du groupe parlementaire de Die Linke, Elif Eralp, la première bourgmestre gouvernante issue de son parti à Berlin. Die Linke a fait campagne sur le marché du logement et plus que doublé son score de 2023.
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Le débat sur l'antisémitisme dans une partie de Die Linke a dominé les discussions. Handelsblatt rapporte que 20 députés SPD du groupe Bundestag ont d'abord signé une déclaration commune contre une coalition avec Die Linke, et qu'un signataire évoque désormais 25 signatures. La SRF a rapporté que plusieurs députés fédéraux SPD avaient exhorté la fédération berlinoise à ne pas gouverner avec Die Linke. La CDU, le parti du chancelier Friedrich Merz, s'agace : une coalition CDU-Verts-SPD serait elle aussi arithmétiquement possible. La présidente des Verts berlinois, Nina Stahr, estime que Die Linke a un problème d'antisémitisme dans une partie du parti.
La Berliner Erklärung commune engage les trois partis à protéger la vie juive, à reconnaître le droit d'existence d'Israël et à défendre la solution à deux États. Selon le projet, des manquements pourraient entraîner des sanctions allant jusqu'à l'exclusion du groupe parlementaire. Plusieurs responsables de Die Linke ont à répétition tenu des propos critiques envers Israël, et la fédération berlinoise est critiquée pour des contacts entre certains de ses membres et des réseaux claniques.
Le projet le plus contesté au niveau national est le plan de Die Linke visant à socialiser environ 160 000 logements privés, en les transférant de la propriété privée à la propriété publique. Die Welt rapporte que ces logements appartiennent à cinq grandes entreprises. Le Land devrait verser des milliards d'euros d'indemnisation, et l'on ignore si le projet franchira les obstacles juridiques. Les trois partenaires possibles soutiennent la proposition. Werner Graf, chef du groupe parlementaire des Verts, a énuméré les gains obtenus dans le document commun : davantage de pistes cyclables, de meilleurs transports locaux, pas d'extension de l'autoroute A100 et davantage de quartiers résidentiels apaisés.
« Une nouvelle ère s'ouvre en matière de politique des transports. »
Tous les Verts ne sont pas convaincus. Madlen Ehrlich, membre du comité de district de Mitte, estime que le parti ressemble de plus en plus à Die Linke.
« Nous ne nous distinguons presque plus d'eux. »
Claudio Struck, l'un des deux délégués ayant voté contre, a qualifié le projet de « Himmelfahrtskommando », une expression allemande désignant une entreprise téméraire, et jugé Die Linke imprévisible.
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Le SPD et les Verts de Berlin ont voté l'ouverture de négociations de coalition avec Die Linke, arrivée en tête des élections régionales du 20 septembre. Die Linke tranchera lors de son congrès du 31 octobre, et les discussions pourraient débuter début novembre.
Texte IA fondé sur les articles de Deutsche Welle, SRF News, Der Tagesspiegel et d’autres médias. Modifié .