Santé & Éducation · Bruxelles
Les absences maladie d'un jour en hausse de 54 % dans les grandes entreprises belges, selon une étude de Securex
Les grandes entreprises belges ont enregistré une forte hausse des absences maladie d'un jour après la suppression de l'obligation de certificat médical, selon le prestataire RH Securex. L'entreprise précise que cette hausse ne signifie pas nécessairement un abus.
Texte IA fondé sur les articles de 7sur7, vrtnws.be, De Standaard et d’autres médias. Publié . Comment il est fait
- 2024La moyenne des grandes entreprises atteint 0,42 absence d'un jour par travailleur, contre 0,22 en 2021
- 1 janv.La limite passe de trois à deux absences d'un jour par an sans certificat
- 20 oct.Securex publie son analyse d'impact portant sur 2021 à 2024
Ce que montre l'analyse
Securex, prestataire belge de services RH, a publié mardi 20 octobre 2026 une analyse d'impact portant sur la période 2021-2024, réalisée avec le professeur Philip Verwimp du HIVA-KU Leuven et de l'ULB. Le nombre moyen d'absences maladie d'un jour par travailleur dans les grandes entreprises est passé de 0,22 en 2021 à 0,42 en 2024, tandis que les entreprises plus petites sont passées de 0,17 à 0,25 sur la même période. La hausse est apparue d'abord en 2023 et s'est accentuée en 2024. Securex l'estime à 54 % de déclarations d'absence d'un jour en plus, soit une absence d'un jour supplémentaire pour huit travailleurs. Les absences de deux à cinq jours n'ont pas diminué à mesure que les absences d'un jour augmentaient, et le taux total d'absence de courte durée, pour des périodes allant jusqu'à un mois, n'a pas évolué de manière statistiquement significative.
- Grandes entreprises 2021
- 0.22 absences par travailleur
- Grandes entreprises 2024
- 0.42 absences par travailleur
- Petites entreprises 2021
- 0.17 absences par travailleur
- Petites entreprises 2024
- 0.25 absences par travailleur
Données tirées du texte de l’article
Abus ou récupération ?
Les auteurs attribuent l'écart à la nouvelle règle, en faisant valoir que les deux groupes d'entreprises suivaient une tendance similaire avant l'entrée en vigueur de la mesure et qu'aucun autre changement pertinent n'est survenu pendant la période. Securex affirme néanmoins que la hausse ne signifie pas nécessairement un abus. Heidi Verlinden, cheffe de projet chez Securex, indique que l'entreprise soupçonne des bénéfices à plus long terme, un seul jour de repos pouvant éviter une absence plus longue par la suite, et renvoie à une étude antérieure de 2021 selon laquelle un travailleur sur sept continuait de travailler en étant malade. Heidi Verlinden précise aussi que l'impact est plus marqué chez les ouvriers que chez les employés, ces derniers disposant généralement de moins de marge de récupération en raison d'une flexibilité limitée sur les congés, les horaires et le lieu de travail. Securex résume ainsi sa position.
« Cela ne signifie pas nécessairement un abus. Les chiffres pourraient aussi indiquer que les travailleurs prennent le temps de récupérer plus tôt au lieu de travailler en étant malades. »
Coûts et effets sur le travail
Securex indique que l'effet direct sur la masse salariale semble limité, le taux d'absence de courte durée sur un mois n'ayant pas changé de manière significative et aucun signe de coûts salariaux directs plus élevés liés à davantage de jours de maladie n'étant observé. La charge indirecte est en revanche plus lourde. Les employeurs font face à un travail administratif supplémentaire pour enregistrer chaque absence, à des plannings à réviser à court terme, à la recherche de remplaçants et à une charge de travail accrue pour les collègues. Securex souligne que les chiffres ne montrent pour l'instant qu'un changement de comportement, sans intention positive ou négative établie. Le gouvernement fédéral a également introduit d'autres mesures, dont un suivi plus précoce de l'incapacité de travail et une réintégration plus rapide et plus structurelle. Securex estime que la lutte contre les absences de longue durée exige une action plus large, les gains les plus importants venant de la prévention des sorties par la charge de travail, l'autonomie, le leadership et le dialogue.
Comment la règle a changé
Fin 2022, une nouvelle loi a permis aux travailleurs des entreprises d'au moins 50 salariés de prendre jusqu'à trois jours d'absence maladie d'un jour par an sans certificat médical. Depuis le 1er janvier 2026, cette limite est passée à deux jours par an maximum. Securex rapporte que la hausse des absences d'un jour a commencé en 2023, après la première année de la mesure. La règle visait à l'origine à réduire la charge administrative des médecins généralistes, alors que les nouveaux chiffres indiquent une paperasse supplémentaire pour les employeurs. La chronologie ci-dessous présente les étapes clés, du changement de 2022 à la publication de l'étude.
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Sources et contexte
- 7sur7La fin du certificat médical pour les absences d'un jour favorise-t-elle les abus?
- vrtnws.beL'abolition du certificat médical entraîne plus de la moitié d'arrêts maladie d'un jour en plusAfschaffing van ziektebriefje leidt tot ruim de helft meer ziekmeldingen voor 1 dag | VRT NWS Nieuws · original en néerlandais
- De StandaardLe congé maladie d'un jour a fortement augmenté depuis la suppression du certificat médicalEendaags ziekteverlof sterk gestegen sinds afschaffing doktersattest · original en néerlandais
- RTBFLes absences pour maladie d'un jour augmentent depuis la suppression du certificat médical - RTBF Actus
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