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Les partis de gauche de Barcelone s'accordent pour tripler le plafond de la taxe de séjour des croisiéristes, ouvrant la voie à un prélèvement de 30 euros

Barcelona en Comú et Esquerra Republicana ont convenu avec l'administration du maire Jaume Collboni de faire passer le plafond municipal des taxes sur les croisiéristes en escale de 8 à 24 euros. Avec la taxe régionale catalane, un visiteur en escale pourrait payer un total de 30 euros par jour.

Texte IA fondé sur les articles de EL PAÍS, eldiario.es, El Periódico et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

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  1. 15 maiLe maire Collboni annonce son ambition de réduire à zéro le trafic des croisières en escale et d'accélérer l'augmentation de la taxe municipale.
  2. 15 juinBComú et ERC annoncent un accord avec le gouvernement municipal du PSC pour porter le plafond de la taxe à 24 euros.
  3. 16 juinBComú présente un amendement à la loi accompagnant le budget catalan pour autoriser le relèvement du plafond municipal.
  4. 17 juinLa commission de l'économie et des finances de la municipalité de Barcelone débat des motions de BComú et d'ERC en faveur de l'augmentation du plafond.

L'accord

La conseillère de Barcelona en Comú (BComú), Carol Recio, a annoncé lundi que son parti et Esquerra Republicana (ERC) avaient conclu un accord avec le gouvernement municipal dirigé par le PSC pour plus que tripler le plafond de la taxe municipale pour les passagers de croisières en escale de moins de 12 heures. Le plafond légal actuel du supplément municipal est de 8 euros par personne et par jour ; l'amendement proposé le porterait à 24 euros. Comme le gouvernement catalan prélève déjà une taxe de séjour de 6 euros (IEET), le maximum combiné pour un croisiériste en escale passerait de 11 euros actuellement à 30 euros.

Cette mesure concrétise un objectif du maire Jaume Collboni, qui a déclaré mi-mai vouloir réduire le tourisme de croisière en escale « à zéro », arguant que les visiteurs d'un jour contribuent peu à l'économie locale tout en aggravant la surfréquentation. La ville prévoyait initialement d'augmenter progressivement la taxe à 8 euros sur quatre ans ; M. Collboni a par la suite indiqué qu'il souhaitait accélérer cette hausse et même tripler la taxe si possible.

« Le maire nous dit que la ville est surpeuplée, et nous sommes d'accord, mais il conclut ensuite un accord avec Junts sur le plan d'occupation des sols de Ciutat Vella qui renforce les commerces destinés aux touristes. »

Carol Recio, conseillère de Barcelona en Comú

Tensions politiques et prochaines étapes

La critique de Mme Recio souligne la complexité politique de l'accord. Bien qu'elle soutienne l'augmentation de la taxe, elle a accusé M. Collboni de ne pas joindre les actes à la parole, pointant du doigt un accord séparé avec Junts qui, selon elle, favorise les entreprises orientées vers le tourisme dans le centre historique. Le porte-parole adjoint d'ERC, Jordi Castellana, a ajouté que son parti proposerait également un plafond annuel de 3,5 millions de passagers de croisières.

Les premières étapes concrètes figurent déjà au calendrier parlementaire. Mardi, BComú déposera un amendement à la loi accompagnant le budget 2026 du gouvernement catalan, qui autoriserait le relèvement du plafond municipal. Mercredi, la commission de l'économie et des finances de la ville débattra de deux motions distinctes (l'une de BComú, l'autre d'ERC) exhortant le parlement régional à approuver le changement. Si l'amendement est adopté par le Parlement, le tarif final sera décidé lors des négociations sur les ordonnances fiscales de la ville plus tard cette année.

Impact financier et touristique

Les croisiéristes en escale représentent 45 % de l'ensemble des passagers de croisières à Barcelone, selon M. Castellana. Il a estimé que le relèvement de la taxe municipale à 24 euros pourrait rapporter 20 millions d'euros supplémentaires par an. ERC souhaite que ces fonds couvrent 50 % des frais de cantine scolaire pour chaque élève de la capitale catalane. L'autorité portuaire et l'industrie des croisières ont exprimé leur opposition, notant que les passagers de croisières ne représentent que 2,5 % des touristes quotidiens de la ville et arguant que l'élimination des escales ne résoudrait pas la saturation plus large des sites emblématiques.

« Nous pensons que la ville subit de nombreux impacts liés au tourisme, et nous croyons également que les bénéfices de cette activité doivent être réinvestis dans la vie quotidienne des Barcelonais. »

Jordi Castellana, porte-parole adjoint d'Esquerra Republicana à Barcelone
Taxe de séjour combinée pour les croisiéristes en escale€
Maximum actuel
11 €
Maximum proposé
30 €

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