Gouvernement · Tirana

Des députés de l'opposition albanaise allument des fumigènes au Parlement, les manifestations étudiantes contre Rama se poursuivent

Des députés du Parti démocrate ont allumé des fumigènes et bloqué la tribune lors d'un vote sur une loi relative à la Banque centrale, alors que des manifestations menées par des étudiants et réclamant la démission du Premier ministre Edi Rama se poursuivent dans le pays.

Texte IA fondé sur les articles de in.gr, H Kαθημερινή, iefimerida.gr et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Tirana · Albanie
Comment on en est arrivé là
  1. Mi-octobre 2026Début des manifestations menées par des étudiants dans le centre de Tirana, qui s'étendent à d'autres villes
  2. 25 oct.Rama annonce des mesures contre les manifestations violentes, dont des amendes de 500 000 leks
  3. 29 oct.Des députés de l'opposition allument des fumigènes et bloquent la tribune lors d'un vote sur une loi relative à la Banque centrale
  4. 31 oct.Nouvelle manifestation prévue à cette date

Séance parlementaire perturbée

Les députés du Parti démocrate d'opposition ont allumé des fumigènes et bloqué l'accès à la tribune du Parlement albanais le jeudi 29 octobre 2026, alors qu'un vote sur une loi concernant la Banque centrale était en cours. Le chef du parti, Sali Berisha, s'exprimant depuis la tribune, a qualifié les députés de la majorité de criminels et déclaré qu'ils méritaient des gaz lacrymogènes, des balles en caoutchouc et des os brisés plutôt que des jeunes. Son micro a ensuite été coupé. D'autres membres de l'opposition se sont rassemblés autour de lui en tenant des photographies de manifestants blessés par des balles en plastique, et certains ont brandi des fumigènes bleus, couleur du parti.

Manifestations menées par des étudiants

Les manifestations ont commencé dans le centre de Tirana à la mi-octobre 2026 et sont menées par des étudiants qui réclament la démission de Rama. Ils invoquent une corruption gouvernementale présumée, le manque d'emplois et la faiblesse des standards éducatifs comme causes de leur colère. Les rassemblements se sont depuis étendus à d'autres villes du pays. Selon les rapports, les manifestants ont incendié des bâtiments gouvernementaux et des banques, brisé des vitrines et descellé des pavés pour les lancer sur la police.

Manifestations de l'été et projet Kushner

Les troubles actuels font suite à plusieurs mois de rassemblements estivaux largement pacifiques contre un projet immobilier de luxe sur la côte soutenu par Jared Kushner, gendre du président américain Donald Trump. Rama gouverne depuis 2013 et a remporté un quatrième mandat en 2025. Les rapports décrivent la vague actuelle comme le défi le plus sérieux de son passage au pouvoir. Le passage de rassemblements estivaux majoritairement pacifiques à des affrontements de rue est au cœur de la manière dont le gouvernement présente aujourd'hui la crise.

Réponse du gouvernement

Le dimanche 25 octobre 2026, Rama a annoncé des mesures pour endiguer la violence. Toute personne participant à une manifestation qui dégénère encourt une amende de 500 000 leks, même si elle n'a commis aucun acte violent. Les rapports ont converti l'amende de différentes manières, citant environ 5 500 euros dans un cas et 6 200 dollars dans d'autres. Rama a de nouveau appelé les étudiants au dialogue et annoncé des mesures économiques, dont un carburant moins cher et davantage d'aides financières pour les familles les plus modestes, afin de mettre fin aux violences dans la rue. Les manifestations des jours précédant jeudi ont été majoritairement pacifiques.

La suite

Une nouvelle manifestation est prévue le 31 octobre 2026. La perturbation du Parlement par l'opposition a eu lieu pendant un vote parlementaire, ce qui signifie que la loi sur la Banque centrale était débattue tandis que la tribune était bloquée. La chronologie ci-dessus retrace la séquence des événements, du début des manifestations à la mi-octobre aux nouvelles mesures et au rassemblement prévu. Les rapports ne permettent pas encore de savoir si les amendes et le plan d'aide du gouvernement calmeront la rue, ni si les étudiants maintiendront leur exigence de démission de Rama.

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Sources et contexte

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