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En bref

  • Des cocktails molotov ont touché l'un des deux sièges de la Banque d'Albanie samedi 17 octobre, ainsi que le bâtiment de la Cour suprême, où des bureaux du rez-de-chaussée ont pris feu, selon l'ANSA.

  • Le chef de la police, Skender Hita, a confirmé l'usage de balles en caoutchouc lors d'une conférence de presse samedi, précisant qu'elles avaient été employées de manière limitée, tandis que le ministère de la Santé faisait état de neuf manifestants et quatre agents soignés.

  • Skender Hita a fait état de 167 interpellations en cinq jours et de sept agents suspendus, Tgcom24 rapporte plus de 200 interpellations, et la BBC indique que 80 personnes ont été poursuivies pour troubles à l'ordre public à ce stade.

  • Les étudiants protestent contre des frais universitaires élevés, de mauvaises conditions d'études et un manque de débouchés, tandis que le Premier ministre Edi Rama, en poste pour son quatrième mandat, refuse de démissionner et accuse ses adversaires d'encourager la violence.

Tirana
Tirana · Albanie
Comment on en est arrivé là
  1. Début juin 2026Début des manifestations contre le Premier ministre Rama, selon la BBC
  2. 17 oct.Cinquième jour consécutif d'affrontements, avec le premier usage signalé de balles en caoutchouc par la police

Les affrontements gagnent le centre de Tirana

Le samedi 17 octobre a été le cinquième jour consécutif de manifestations contre le gouvernement du Premier ministre Edi Rama dans la capitale albanaise. En début de journée, plusieurs centaines de jeunes se sont rassemblés devant le ministère de l'Éducation, où un drapeau national a été hissé et une valise a été incendiée puis jetée dans la cour en symbole de l'émigration. Le calme a duré environ une heure. Des manifestants masqués ont ensuite lancé des pierres, des pavés et des cocktails molotov sur les policiers antiémeute, qui ont riposté avec des canons à eau, du gaz lacrymogène et des balles en caoutchouc. Les affrontements se sont étendus aux rues voisines et, le soir venu, ont gagné le boulevard central, où la foule près du bureau du Premier ministre était bien plus nombreuse que les jours précédents.

Des bâtiments publics endommagés

Des cocktails molotov ont touché l'un des deux sièges de la Banque d'Albanie dans le centre-ville, et son entrée a pris feu, selon l'ANSA. Le bâtiment de la Cour suprême a également été touché, les flammes atteignant ses bureaux du rez-de-chaussée, tandis qu'un établissement de crédit situé à environ 300 mètres a aussi brûlé. Deutsche Welle rapporte qu'un incendie s'est déclaré à l'entrée de l'ancien hôtel Dajti, où se trouvent des bureaux de la Banque d'Albanie, et qu'un feu dans un commerce voisin du bâtiment de la Cour suprême s'est ensuite propagé à plusieurs bureaux du tribunal. Une voiture immatriculée en France a été incendiée, selon l'ANSA, et Bloomberg rapporte qu'une voiture brûlait près du bureau du Premier ministre.

Blessés, interpellations et poursuites

Les chiffres varient selon les sources et le moment du décompte. Deutsche Welle fait état de 21 policiers et 13 manifestants blessés, sur la base des données disponibles le soir même, et indique qu'un policier a été pris dans un incendie. Le chef de la police, Skender Hita, a déclaré lors d'une conférence de presse que 132 agents avaient été blessés en cinq jours, tandis que le ministère de la Santé a indiqué que neuf manifestants et quatre agents avaient reçu des soins samedi. Un journaliste de l'AFP a compté trois personnes soignées pour des blessures à la tête, aux yeux et aux jambes.

Blessés signalés lors des affrontements à Tirana au 17 octobre 2026personnes
Policiers blessés21
Manifestants blessés13
Policiers blessés
21 personnes
Manifestants blessés
13 personnes

Données tirées du texte de l’article

Skender Hita a déclaré que 167 personnes avaient été interpellées au cours des cinq jours de troubles et que sept agents avaient été suspendus dans l'attente d'enquêtes sur des accusations d'abus d'autorité. Tgcom24 fait état de plus de 200 interpellations, un chiffre qui ne correspond pas au décompte de la police. La BBC rapporte que 80 personnes ont été poursuivies pour troubles à l'ordre public à ce stade, et que des centaines d'autres ont été interpellées ou font l'objet d'une enquête.

Les étudiants et la réponse du gouvernement

Les manifestants dénoncent des frais universitaires élevés, de mauvaises conditions d'études et des perspectives d'emploi limitées, ainsi que des accusations de corruption au sein du gouvernement. Une étudiante en médecine de 19 ans qui travaille comme électricienne a déclaré à la BBC que la protestation était pacifique depuis 135 jours et que les manifestants cherchaient désormais à faire une révolution. L'étudiant en journalisme Sinan Billa a résumé les revendications à l'AFP.

« Nous réclamons nos droits, notre avenir et un pays meilleur. »

Sinan Billa

Edi Rama, qui effectue son quatrième mandat, refuse de démissionner. Samedi, il a visité des commerces endommagés lors des troubles, promis d'écouter les étudiants et de protéger leur droit de manifester, et mis en garde contre de nouvelles destructions. Il a aussi accusé ses adversaires politiques conservateurs d'encourager la violence. Sali Berisha, président du Parti démocrate, a appelé les partisans de l'opposition et les citoyens du pays entier à pratiquer la désobéissance civile, selon Deutsche Welle.

Comment les manifestations se sont développées

La BBC situe le début des manifestations au début du mois de juin et indique qu'elles sont devenues un mouvement antigouvernemental plus large, réclamant la démission du Premier ministre pour des accusations de corruption liées à son administration. Al Jazeera note que le Parti socialiste est au pouvoir depuis 2013 et que des lycéens et des étudiants universitaires ont rejoint le mouvement.

À la tombée de la nuit samedi, les forces spéciales de la police sont arrivées pour renforcer les unités antiémeute, selon la BBC.

À suivre dans l’édition du jour

Article 8 sur 8

Des colons israéliens attaquent des diplomates européens et une photographe du Washington PostDes colons masqués ont stoppé un convoi de diplomates français, belges et polonais à Taybeh le 17 octobre.Sécurité · il y a 14 min
Le Brief du jour · 4 min d’écouteLa Russie pilonne le réseau électrique ukrainien avec 320 dronesEn direct · 2 sujetsUn camion percute un match de football

Sources et contexte

  • vrtnws.beil y a 4 h5e jour consécutif de manifestations violentes contre le gouvernement en Albanie, la police utilise pour la première fois des balles en caoutchouc5e dag op rij gewelddadig protest tegen regering in Albanië, politie gebruikt voor het eerst rubberkogels | VRT NWS Nieuws · original en néerlandais
  • BBCil y a 4 hDes manifestants anti-gouvernementaux affrontent la police en AlbanieAnti-government protesters battle with police in Albania · original en anglais
  • NewsITil y a 5 hTirana, un champ de bataille sur la corruption et Edi Rama - La foule brûle les bâtiments les uns après les autresΠεδίο μάχης τα Τίρανα για τη διαφθορά και τον Έντι Ράμα - Το πλήθος καίει το ένα κτίριο μετά το άλλο · original en grec
  • Tgcom24il y a 5 hAlbanie, affrontements au cinquième jour de manifestations à TiranaAlbania, scontri nel quinto giorno di proteste a Tirana · original en italien
Edi Rama
Premier ministre d'Albanie, en poste pour son quatrième mandat, qui refuse de démissionner
Sali Berisha
Président du Parti démocrate qui a appelé à la désobéissance civile

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Publié aujourd’hui à 01:14.

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Dans ce texte

Les affrontements gagnent le centre de TiranaLes affrontements gagnent le centre de TiranaDes bâtiments publics endommagésDes bâtiments publics endommagésBlessés, interpellations et poursuitesBlessés, interpellations et poursuitesLes étudiants et la réponse du gouvernementLes étudiants et la réponse du gouvernementComment les manifestations se sont développéesComment les manifestations se sont développées

Fondé sur les articles de

vrtnws.be, BBC, NewsIT, Tgcom24, Deutsche Welle, Bloomberg Business, Al Jazeera Online, ANSA.it

Liste des sources

Gouvernement · Tirana

Les affrontements à Tirana entrent dans leur cinquième jour, les manifestants attaquent la Banque centrale et la Cour suprême

Les manifestants ont lancé des cocktails molotov sur un bâtiment de la Banque d'Albanie et sur la Cour suprême samedi 17 octobre, tandis que la police a utilisé des balles en caoutchouc pour la première fois depuis le début du mouvement.

Tirana

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