Transport · Urda et Madrid
Deux trains à grande vitesse entrent en collision près d'Urda, en Espagne : au moins 68 morts
Un AVE de Renfe a percuté par l'arrière un train Iryo à l'arrêt sur la ligne Madrid-Séville, près d'Urda, le 28 octobre. Le ministre des Transports, Óscar Puente, invoque une erreur humaine, une thèse que les syndicats ferroviaires rejettent.
Texte IA fondé sur les articles de POLITICO, La Razón, EL PAÍS et d’autres médias. Publié . Comment il est fait
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En bref
Un AVE 2080 de Renfe transportant 378 personnes a percuté par l'arrière un train Iryo arrêté sur la ligne Madrid-Séville près d'Urda (Tolède). Le dernier bilan disponible fait état d'au moins 68 morts dans la matinée du 29 octobre.
Óscar Puente a mis en cause un agent du centre de contrôle d'Atocha qui a ordonné à l'AVE de reprendre sa marche normale alors que l'Iryo était toujours à l'arrêt, une thèse que rejettent les syndicats ferroviaires et l'ancien ingénieur du Cedex Jorge Iglesias.
Le CSIF, dirigé par Miguel Borra, a réclamé la démission d'Óscar Puente le 28 octobre, l'accusant d'avoir fait d'un salarié un bouc émissaire. Le syndicat avait alerté en septembre sur des services d'Adif allant jusqu'à 12 heures et cinq nuits consécutives.
Le syndicat SCF a écrit le 6 mai au directeur de l'AESF, Pedro María Lekuona, pour avertir que la fatigue dans les centres de contrôle pouvait compromettre la sécurité. Selon le syndicat, Adif n'a approuvé l'instruction technique correspondante qu'en novembre 2025.
Les premiers comptes rendus indiquaient que le conducteur de l'AVE de Renfe et un stagiaire qui voyageait avec lui n'avaient pas été localisés après la collision.
- 28 oct.Le train Iryo quitte Atocha avec 147 passagers à destination de Séville
- 28 oct.L'AVE 2080 de Renfe quitte Atocha avec 378 personnes à bord
- Vers 08h30, le 28 octobreLe système de signalisation tombe en panne dans la section d'Urda
Ce qui s'est passé sur la ligne
Un train Iryo a quitté la gare d'Atocha, à Madrid, à 07h54 avec 147 passagers à destination de Séville, où il devait arriver à 10h46. Le train de huit voitures circulait à 31 % de sa capacité. Six minutes plus tard, à 08h00, un AVE 2080 de Renfe a quitté Atocha en direction de la gare de Santa Justa, à Séville, avec 378 personnes réparties dans sept voitures, un train décrit comme presque plein. Vers 08h30, le système de signalisation est tombé en panne dans la section d'Urda, dans la province de Tolède, où le système de protection automatique LZB était en service depuis l'ouverture de la ligne en 1992. Les sources ne donnent pas l'heure exacte de l'impact, mais l'AVE de Renfe a percuté par l'arrière l'Iryo, qui s'était arrêté sur la voie.
- Train Iryo (parti d'Atocha à 07h54)
- 147 personnes
- AVE 2080 de Renfe (parti d'Atocha à 08h00)
- 378 personnes
Données tirées du texte de l’article
Le ministère invoque une erreur humaine
Le ministre des Transports, Óscar Puente, a attribué la collision à une erreur humaine. Selon El Mundo, il a mis en cause un agent du centre de contrôle d'Atocha qui a ordonné au train de Renfe de reprendre sa marche normale alors que l'Iryo était toujours à l'arrêt plus loin sur la ligne. La Razón rapporte que Puente avait aussi évoqué une défaillance de communication entre les ordinateurs du réseau. Le CSIF affirme que le ministre a reconnu une défaillance initiale du système informatique tout en se dégageant de toute responsabilité. Vicente Almenar, responsable national de la conduite au syndicat ferroviaire UGT, rejette cette version.
« Les erreurs humaines surviennent quand on n'a pas le matériel nécessaire pour faire son travail. »
Jorge Iglesias, ingénieur à la retraite qui a dirigé le laboratoire d'interopérabilité du Cedex, l'organisme public qui teste les systèmes de sécurité ferroviaire, estime qu'un train ne devrait pas être autorisé à circuler sans sa protection automatique active. Il qualifie cette décision de choix assumé par quelqu'un, et non d'erreur fortuite.
Les syndicats réclament la démission du ministre
Le CSIF, premier syndicat de la fonction publique espagnole, dirigé par Miguel Borra, a réclamé la démission de Puente le 28 octobre. Le syndicat l'accuse d'avoir fait d'un cheminot un bouc émissaire et demande au gouvernement de respecter la présomption d'innocence du responsable de la circulation d'Adif, aujourd'hui visé par l'enquête.
« Nous demandons au gouvernement de respecter l'enquête et la présomption d'innocence du responsable de la circulation d'Adif. »
Le CSIF cite aussi le Premier ministre Pedro Sánchez, qui aurait reconnu que l'Espagne connaît un second drame ferroviaire en moins d'un an. Le syndicat affirme que des agents d'Adif ont enchaîné des services allant jusqu'à 12 heures et cinq nuits consécutives, un problème qu'il avait déjà signalé en septembre.
Avertissements sur la fatigue et accidents antérieurs
El País rapporte que la collision survient environ neuf mois après l'accident d'Adamuz (Cordoue), qui a fait 46 morts, et après la mort d'un conducteur stagiaire dans une collision à Gelida (Barcelone) en janvier. El Mundo rapporte qu'une lettre enregistrée le 6 mai a été adressée par le Sindicato de Circulación Ferroviario (SCF) à Pedro María Lekuona, directeur de l'agence publique de sécurité ferroviaire AESF. Signée par José Carlos Gutiérrez, elle avertissait que la fatigue des personnels des centres de contrôle pouvait compromettre la sécurité. Le syndicat avait déjà soulevé la même inquiétude en avril 2021. Selon lui, Adif n'a approuvé l'instruction technique correspondante qu'en novembre 2025, sans consulter les représentants des salariés.
Questions ouvertes
Les premiers comptes rendus indiquaient que le conducteur de l'AVE de Renfe et un stagiaire qui voyageait avec lui n'avaient pas été localisés. L'enquête ne fait que commencer, selon le CSIF. Une source chez Adif et Renfe a déclaré à El Confidencial que l'instruction devra établir quelles consignes les conducteurs ont reçues, si les conditions de sécurité ont été respectées et quelle entreprise était responsable à chaque étape.
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Sources et contexte
- POLITICO17 minutes fatidiques et un ministre amorti17 minutos fatídicos y un ministro amortizado · original en espagnol
- La Razón« Ce n'est pas une erreur humaine, c'est la décision de quelqu'un »"No es un fallo humano, es una decisión de alguien" · original en espagnol
- EL PAÍSLes conducteurs de train et les cheminots se plaignent d'être pointés du doigt : « Une erreur humaine se produit quand on n'a pas ce qu'il faut pour travailler »Maquinistas y ferroviarios se quejan de ser señalados: "Un error humano se produce cuando no tienes lo necesario para trabajar · original en espagnol
- El ConfidencialLa deuxième tragédie ferroviaire de l'année déclenche une rébellion interne contre Óscar Puente et la direction d'Adif et de RenfeLa segunda tragedia ferroviaria del año desata una rebelión interna contra Óscar Puente y las cúpulas de Adif y Renfe · original en espagnol
- Óscar Puente
- Ministre des Transports d'Espagne, qui attribue la collision à une erreur humaine
- Pedro Sánchez
- Premier ministre d'Espagne, cité par le CSIF à propos d'un second drame ferroviaire en moins d'un an
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