RécitFrance : mesures de sécurité avant les manifs

Gouvernement · Paris, Marseille et Nantes

La France maintient les couvre-feux nocturnes et interdit les manifestations dans les centres-villes après les troubles du week-end

Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a indiqué que les couvre-feux resteraient en vigueur dans une petite quinzaine de villes, alors que de nouvelles manifestations sont annoncées pour le 31 octobre et qu'une grève générale est prévue le 5 novembre.

Texte IA fondé sur les articles de watson.ch/, Nasz Dziennik, SRF News et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

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En bref

Paris, Marseille, Nantes, Rennes · France, Espagne
Comment on en est arrivé là
  1. 26 oct.Le ministre de l'Intérieur annonce le maintien des couvre-feux et de l'interdiction des manifestations dans les centres-villes
  2. 31 oct.Nouvelles manifestations annoncées pour le samedi
  3. 5 nov.Rassemblements et grève générale prévus

Les couvre-feux et les restrictions aux manifestations maintenus

Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a déclaré lundi 26 octobre sur BFMTV que la situation des prochains jours ne différerait pas beaucoup de ce que la France a connu jusqu'ici. Les préfets, en lien avec les maires, décideront de couvre-feux nocturnes dans une petite quinzaine de villes. L'interdiction des manifestations dans les centres-villes est également maintenue, au nom des risques pour l'ordre public et des dégradations de commerces, et les restrictions sur les itinéraires de cortèges restent en vigueur.

Troubles et interpellations du week-end

Les manifestations nationales contre la cherté de la vie et pour une meilleure éducation ont été marquées par de graves troubles le 17 octobre. Samedi 24 octobre, une forte présence policière a empêché des émeutes et des dégradations de la même ampleur, mais le ministre a déclaré que la volonté de recourir à la violence restait tout aussi élevée et que des groupes violents s'étaient glissés dans les cortèges pour les faire dégénérer. Il a attribué la violence à des militants d'ultragauche, affirmant qu'ils avaient tenté de provoquer des affrontements. Il a chiffré les interpellations à 1 435 et fait état de 267 policiers et de plus de 150 manifestants blessés.

Des chiffres provisoires antérieurs du ministère de l'Intérieur, communiqués avant lundi, étaient plus bas : 1 314 interpellations, 53 membres des forces de l'ordre blessés, des pillages dans 24 commerces et 75 enquêtes liées à des incendies. Les manifestations à Barcelone ont donné lieu à une centaine d'interpellations, tandis que des troubles ont aussi été signalés à Nantes et à Rennes.

Réactions du gouvernement et des syndicats

Emmanuel Macron devait effectuer lundi matin une visite non annoncée à Marseille, où des émeutes et des pillages généralisés s'étaient produits environ une semaine plus tôt. Le Premier ministre Sébastien Lecornu devait rencontrer des représentants étudiants au sujet de leurs demandes d'équipements dans les lycées et de davantage de professeurs remplaçants. De nouvelles manifestations ont été annoncées par des groupes de gilets jaunes, et des syndicalistes ont dit vouloir continuer à manifester.

Prochaines étapes

De nouvelles manifestations ont été annoncées pour le samedi 31 octobre. Des rassemblements et une grève générale sont prévus le 5 novembre. Le ministre a déclaré que les restrictions resteraient en place : les couvre-feux dans les villes concernées sont maintenus et les cortèges dans les centres-villes restent interdits.

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