Élections · Barcelone, Salamanque et Móstoles

Les émeutes de Barcelone dominent la pré-campagne espagnole, 128 personnes détenues avant le vote du 29-N

Les Mossos d'Esquadra, la police catalane, ont détenu 128 personnes, dont 72 mineurs, après qu'une manifestation de jeunes, dans la nuit du 24 octobre, a dégénéré en pillages et en incendies. Le chef du PP, Alberto Núñez Feijóo, en a imputé la responsabilité à Pedro Sánchez alors que les partis préparent leurs listes pour le scrutin du 29 novembre.

Texte IA fondé sur les articles de El Confidencial, EL MUNDO et eldiario.es. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Barcelone, Salamanque, Móstoles, Talavera de la Reina · Espagne
Comment on en est arrivé là
  1. 24 oct.Une manifestation de jeunes à Barcelone dégénère en pillages, incendies et charges policières pendant la nuit
  2. 25 oct.Feijóo réunit les têtes de liste du PP à Salamanque ; le Frente Amplio tient un meeting à Móstoles
  3. 26 oct.Date limite de dépôt des listes pour le Congrès et le Sénat ; Vox présente ses candidats à Talavera de la Reina dans l'après-midi

Clôture des listes et montée de la pré-campagne

Les élections générales espagnoles du 29 novembre (29-N) ont lieu dans un peu plus d'un mois, et les partis multiplient les meetings dans tout le pays. eldiario.es comptait 35 jours avant le vote dans la matinée du dimanche 25 octobre. Le lundi 26 octobre est la date limite pour le dépôt des listes de candidats au Congrès des députés et au Sénat. Le meeting de dimanche à Salamanque s'est tenu un peu plus de deux semaines avant le début officiel de la campagne, selon El Confidencial.

Émeutes à Barcelone

Dans la nuit du samedi 24 octobre, une manifestation de jeunes à Barcelone a dégénéré en pillages, incendies et affrontements avec les forces de l'ordre dans les rues du centre-ville. eldiario.es rapporte que la manifestation avait été lancée « contre le système » sur les réseaux sociaux, et El Confidencial indique que les investigations orientent vers des réseaux ayant suscité le rassemblement. Les Mossos d'Esquadra ont détenu 128 personnes, dont 72 mineurs. El Confidencial note également que la manifestation imitait des troubles similaires survenus en plusieurs points d'Europe.

Personnes détenues après les troubles de Barcelonepersonnes
Total des personnes détenues
128 personnes
Dont mineurs
72 personnes

Données tirées du texte de l’article

Le président de la Generalitat, Salvador Illa, a déclaré que les responsables des troubles seraient identifiés et a appelé à la « convivencia y democracia ». Joan Baldoví, porte-parole de Compromís aux Corts, a craint que des infiltrés ne cherchent à prendre le contrôle des manifestations.

Feijóo et Sánchez se renvoient la responsabilité

S'exprimant à Salamanque, le chef du PP Alberto Núñez Feijóo a accusé Pedro Sánchez de « jouer avec le feu » à propos de Barcelone. Feijóo a déclaré :

« Cela commence par le blanchiment de Bildu, et cela finit comme ça. Ce que nous voyons, ce sont les conséquences de cette irresponsabilité. »

Alberto Núñez Feijóo, chef du Partido Popular et candidat au poste de président du gouvernement

Feijóo était entouré des têtes de liste du PP pour le Congrès, dont beaucoup sont maires et conseillers régionaux, et leur a demandé de faire mieux que les résultats du parti en 2023. Selon El Mundo, l'événement visait à mettre en avant leurs bilans de gestion et à mobiliser la structure territoriale du parti.

Autres candidats et événements

À Móstoles, la candidate du Frente Amplio, Ada Colau, a accusé le PSOE de « gérer les inégalités » plutôt que de les réduire lorsqu'il gouverne seul, et a affirmé que les socialistes n'affrontent jamais les spéculateurs ni ne freinent les ultra-riches. eldiario.es rapporte qu'Emilio Delgado et Toni Valero ont rejoint Ada Colau au meeting du Frente Amplio. Vox présentera ses candidats lundi après-midi à Talavera de la Reina, le jour de la clôture des listes.

Dans le centre de Madrid, une marche a protesté contre l'insécurité à laquelle la ville reste confrontée et a cherché à ramener la crise de Ceuta dans le débat public un mois avant le vote. Des femmes décrites comme « caballas » ont défilé pour mettre en lumière la situation de leur ville et dénoncer ce qu'elles considèrent comme une action trop lente de l'administration.

Démission du délégué du gouvernement à Madrid

Francisco Martín a démissionné de son poste de délégué du gouvernement à Madrid après avoir été écarté des listes du PSOE pour le Congrès et le Sénat. Il occupait ce poste depuis trois ans, et sa démission intervient un peu plus d'un mois avant le vote du 29-N.

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Sources et contexte

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