
Feijóo affirme que le PP est le vote du changement et écarte tout cordon avec Vox avant le 29 novembre
Lors de la réception de la Fête nationale espagnole au Palacio Real, Feijóo a déclaré que le PP ne renoncerait à aucune voix avant la fermeture des bureaux de vote, tandis que le leader de Vox, Santiago Abascal, a boudé l'événement. Un sondage IMOP cité par El Confidencial place le bloc PP-Vox à 201 sièges.
Feijóo écarte tout cordon avec Vox
Alberto Núñez Feijóo s'est entretenu de manière informelle avec des journalistes lors de la réception de la Fête nationale espagnole au Palacio Real, à Madrid, lundi 12 octobre, à l'approche des élections générales du 29 novembre. Il a déclaré voir son parti « plus motivé » qu'en 2023 et a qualifié le PP de véritable « vote du changement ». Il a affirmé que le parti ne renoncerait à aucune voix « jusqu'à la fermeture des bureaux de vote », et qu'aucun des sondages qu'il utilise ne lui donne un résultat inférieur à celui de 2023. Il s'attend à ce que le PP dépasse les 8 millions de voix.
Interrogé sur une éventuelle gouvernance avec Vox, Feijóo a répondu par une phrase qui a donné le ton de la journée.
Pas de cordon sanitaire, mais pas de cordon ombilical non plus.
Il a ajouté que Vox, en progression dans les sondages, est « le troisième parti d'Espagne » et mérite un « respect institutionnel », tandis que le PP reste « le parti de l'État ». Il a dit ne pas vouloir préjuger de l'attitude du parti rival à droite.
Abascal absent de la Fête nationale
Santiago Abascal n'a assisté ni au défilé militaire ni à la réunion institutionnelle au Palacio Real. Selon ABC, il se trouvait à Ceuta le 12 octobre avec Jordan Bardella, le candidat du Rassemblement national, le parti de Marine Le Pen, au poste de Premier ministre en France. La Vanguardia a rapporté qu'Abascal est ensuite apparu avec Bardella lors d'un événement à Madrid, où il a évoqué une « alliance sur l'essentiel » avec une France dirigée par Le Pen à partir de 2027. Feijóo a déclaré avoir choisi d'être au palais aux côtés du roi, par respect pour le chef de l'État et les forces armées. ABC a rapporté que les deux dirigeants de parti ont eu une longue conversation peu avant le début de la campagne, et Abascal a déclaré à ABC que la volonté de parvenir à un accord avec le PP est encore plus grande qu'auparavant.
Les sondages indiquent un bloc à 201 sièges
ABC a rapporté que les sondages placent le PP et Vox proches de 200 sièges ensemble. Un sondage IMOP pour El Confidencial attribue 70 sièges à Vox, contre 33 actuellement, tandis que le PP obtiendrait 130 sièges, sept de moins qu'en 2023. Ce sondage place le bloc PP-Vox à 201 sièges. Une enquête pré-électorale GESOP pour Prensa Ibérica place le PP en tête mais en recul, à 28,7 % des voix et entre 121 et 125 sièges, contre 137 sièges actuellement. La même enquête situe Vox à son meilleur niveau de la législature et pourrait porter le bloc conservateur à 197 sièges. Feijóo a déclaré aux journalistes que le PP ne tomberait pas en dessous de son résultat de 2023, et il a expliqué que le PP ne progresse pas davantage parce que Vox gagne du terrain.
- Vox (actuel)
- 33 sièges
- Vox (sondage IMOP)
- 70 sièges
- PP (sondage IMOP)
- 130 sièges
- Bloc PP-Vox (sondage IMOP)
- 201 sièges
Décision de la Cour suprême et droits de vote
Lors de la même réception, une décision de la Cour suprême était sur le point d'être confirmée, maintenant la suspension des droits de vote des personnes ayant obtenu la nationalité espagnole au titre de la « loi des petits-enfants ». Le Premier ministre Pedro Sánchez, qui a dissous les Cortes le 5 octobre, a profité de l'occasion pour défendre ces électeurs.
Il s'agit du droit de vote de 400 000 personnes. Feijóo et Abascal demandent qu'on ne les autorise pas à voter. Une démocratie ne peut pas avoir des citoyens de première et de deuxième classe.
Sánchez a ajouté que ce droit ne peut pas être retiré, car ces personnes votent sans aucun doute depuis 2023.
Grève et logement
Feijóo a remis en question la grève générale appelée pour le 11 novembre, estimant que les syndicats ont commis une erreur. Il a déclaré avoir des relations fluides avec les syndicats mais ne pas avoir discuté de l'appel à la grève avec eux. Il a qualifié le logement de plus grand échec du gouvernement actuel, affirmant qu'il a construit le moins et est responsable de la hausse des prix d'achat et de location. L'élection est prévue le 29 novembre, et la grève suit le 11 novembre.

