La Russie frappe près de la Pologne et teste les nerfs de l’OTAN
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Les forces russes ont frappé une locomotive à Yahodyn, à deux kilomètres de la Pologne, peu après le passage de responsables occidentaux par le même point de passage frontalier. Le personnel des chemins de fer ukrainiens avait détecté le drone en approche 15 minutes plus tôt et évacué les 206 passagers du train Kyiv-Varsovie dans les champs environnants avant l’impact. Un autre drone a touché une station-service près du point de passage de Dorohusk-Yahodyn, tandis que l’Ukraine a fait état d’une attaque nocturne de plus grande ampleur, avec plus de 450 drones et missiles, qui a tué au moins six personnes et en a blessé plus de 40.
La Pologne a fait décoller des avions de chasse en urgence, déclenché des alertes aériennes dans les districts frontaliers et réuni ses responsables de la sécurité. Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a déclaré que l’alliance disposait de possibilités de riposte, certaines publiques et d’autres non, tandis que la cheffe de la diplomatie de l’Union européenne, Kaja Kallas, a estimé que Moscou voulait effrayer les visiteurs étrangers pour les tenir à l’écart de l’Ukraine. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a répondu que la frappe avait eu lieu sur le territoire ukrainien et que les opérations russes se poursuivraient dans toute l’Ukraine.
« Nous devrions montrer que nous sommes là pour l’Ukraine et que nous ne nous laissons pas intimider, parce que sinon, vous savez, la Russie obtiendra simplement ce qu’elle veut, c’est-à-dire la soumission de l’Ukraine. »
Les forces polonaises ont également récupéré ce que les responsables ont présenté comme un drone russe Gerbera dans la mer Baltique, près de Rusinowo, non loin du terrain d’entraînement de l’armée de l’air à Ustka. Les responsables de la défense ont indiqué que les systèmes de surveillance n’avaient pas enregistré de violation récente de l’espace aérien, ce qui laisse penser que l’appareil a pu dériver dans les eaux internationales avant de s’échouer. Donald Tusk a averti le Parlement que les semaines à venir pourraient être marquées par une activité russe accrue touchant la Pologne.
La frontière n’est désormais plus seulement une ligne sur la carte. Elle devient le lieu où la dissuasion, la logistique et les nerfs du public convergent.
D’après : BBC, BFMTV, France 24, SRF News, 7sur7, Washington Post