Sécurité · Munich et Chemnitz

La justice fixe à 24 ans la peine minimale de Beate Zschäpe, qui restera en prison jusqu'en 2035

Le tribunal régional supérieur de Munich a fixé à 24 ans la peine minimale de la militante d'extrême droite du NSU, condamnée, et a rejeté une libération anticipée avec sursis. Elle a 51 ans et pourrait sortir au plus tôt à 60 ans ; la décision n'est pas encore définitive.

Texte IA fondé sur les articles de Deutsche Welle, DIE WELT, N-tv et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Munich, Chemnitz · Allemagne
Comment on en est arrivé là
  1. 2011Zschäpe placée en détention provisoire
  2. juillet 2018Condamnée à Munich comme coauteure des meurtres du NSU, réclusion à perpétuité prononcée
  3. 23 oct.La chambre exclut une suspension de la peine après 15 ans
  4. 27 oct.Le tribunal fixe une peine minimale de 24 ans et refuse le sursis

La décision

Le tribunal régional supérieur de Munich a fixé à 24 ans la peine minimale de Beate Zschäpe, militante d'extrême droite condamnée pour son appartenance à la Cellule national-socialiste (NSU). Elle devra purger au moins cette durée avant qu'une libération puisse être envisagée. La sixième chambre criminelle a annoncé la décision le mardi 27 octobre 2026. Sa détention provisoire, entamée en 2011, est imputée sur ces 24 ans. Le tribunal a également refusé de suspendre le reste de sa peine avec sursis, et la décision n'est pas encore définitive.

Pourquoi la libération anticipée a été refusée

La chambre avait déjà statué le vendredi 23 octobre : une libération avec sursis après 15 ans n'était pas envisageable compte tenu de la gravité de sa culpabilité. Après 15 ans de détention, le tribunal doit examiner si le reste de la peine peut être suspendu, mais ce n'est qu'au terme du minimum de 24 ans que la question d'un pronostic criminel favorable devient pertinente. Contrairement au procès initial, Zschäpe a désormais admis avoir su à l'avance que neuf des dix meurtres du NSU allaient être commis, et le tribunal en a tenu compte en sa faveur. Il a cité son témoignage dans un procès contre une femme poursuivie comme soutien du NSU et une audition personnelle devant la chambre. Le tribunal a indiqué qu'elle avait exprimé « la honte d'avoir détruit ou gravement compromis la vie de personnes innocentes, choisies arbitrairement ». Il a également estimé qu'elle s'était distanciée de l'idéologie national-socialiste à l'origine de ses crimes et que son comportement en détention ne laissait apparaître aucun signe de persistance de son attitude d'extrême droite.

La condamnation initiale

En juillet 2018, le tribunal de Munich a condamné Zschäpe comme coauteure des meurtres du NSU, ceux de neuf migrants et d'une policière, et a prononcé la réclusion à perpétuité. La même juridiction a constaté la gravité particulière de sa culpabilité, ce qui exclut une libération après 15 ans. Zschäpe a vécu des années dans la clandestinité avec le trio du NSU, Uwe Böhnhardt et Uwe Mundlos, sans être repérée. Le groupe a été démasqué en 2011, l'année où Zschäpe a été placée en détention provisoire. Le NSU a été lié à dix meurtres, plusieurs attentats à la bombe et de nombreux braquages à main armée. Elle purge sa peine à la prison JVA de Chemnitz, en Saxe.

La suite

Le parquet fédéral avait réclamé une peine minimale d'au moins 25 ans, tandis que la défense de Zschäpe demandait 20 ans. Le chiffre de 24 ans retenu par le tribunal se situe entre ces deux positions.

Positions sur la peine minimale dans l'affaire Zschäpeans
Parquet fédéral (au moins)
25 ans
Défense
20 ans
Peine minimale fixée par le tribunal
24 ans

Données tirées du texte de l’article

Si la décision est confirmée, Zschäpe pourrait sortir au plus tôt à l'âge de 60 ans. La défense comme le parquet fédéral peuvent déposer un recours devant la Cour fédérale de justice (Bundesgerichtshof) contre cette décision. Tant que cette voie de recours n'a pas été utilisée ou close, l'ordonnance de Munich n'est pas juridiquement définitive.

Poser une question sur ce texte

Sources et contexte

Pollar est gratuit et sans publicité dans le texte. Ses membres le font vivre.

Soutenir Pollar