Diplomatie · Kyiv et Abou Dhabi

Zelenskyy ouvre la porte à des garanties de sécurité pour la Russie, des discussions attendues à Abou Dhabi en novembre

S'exprimant devant des journalistes à Kyiv le 27 octobre, Volodymyr Zelenskyy a déclaré que la sécurité de l'Ukraine devait primer, avant que les exigences russes en matière de garanties ne soient examinées. Des délégations ukrainienne, russe et américaine sont attendues à Abou Dhabi début novembre.

Texte IA fondé sur les articles de Rzeczpospolita, polsatnews.pl, forsal.pl et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

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En bref

Photo : President.gov.ua, CC BY 4.0 (Wikimedia Commons, recadrée)
Comment on en est arrivé là
  1. 27 oct.Zelenskyy déclare à des journalistes à Kyiv que la fin de la guerre prime sur les exigences de sécurité russes
  2. 28 oct.Le Financial Times rapporte sa première ouverture à des discussions sur des garanties pour la Russie ; Interfax, citant Yuri Ushakov, indique que les représentants européens ne participeront pas au prochain cycle
  3. Début novembre 2026Pourparlers trilatéraux prévus entre délégations ukrainienne, russe et américaine à Abou Dhabi
  4. 17-18 novembre 2026Sommet de l'APEC en Chine, où pourrait se tenir une rencontre des dirigeants américain, chinois et russe

Kyiv ouvre la porte à des discussions sur la sécurité

Volodymyr Zelenskyy a rencontré des journalistes à Kyiv le 27 octobre et, pour la première fois, admis que des discussions sur des garanties de sécurité pour la Russie pourraient faire partie d'un futur accord de paix, selon le Financial Times. Il a insisté sur le fait que la sécurité de l'Ukraine primait et que la guerre devait prendre fin avant que les exigences de sécurité de Moscou ne soient examinées. Le journal décrit cette position comme un changement par rapport à la ligne antérieure de Kyiv, qui, avec ses alliés occidentaux, avait rejeté les demandes russes, y voyant une tentative de reconstituer une sphère d'influence russe. Zelenskyy a également déclaré que les questions territoriales ne devaient être traitées qu'au niveau des dirigeants et que l'Ukraine était prête à discuter d'une proposition américaine de zone démilitarisée de part et d'autre de la ligne de front.

Discussions d'Abou Dhabi et rôle de l'Europe

Des délégations ukrainienne, russe et américaine doivent se retrouver à Abou Dhabi début novembre, un cycle que Zelenskyy a qualifié de technique. Selon lui, l'ordre du jour porte sur un éventuel cessez-le-feu dans le secteur de l'énergie et en mer, ainsi que sur des garanties de sécurité pour l'Ukraine. Il a ajouté que si un système de sécurité d'après-guerre nécessite des États européens, l'Europe doit participer à ces négociations. Des pourparlers trilatéraux s'étaient tenus l'an dernier sans résultats significatifs, et le cycle le plus récent a eu lieu en février 2026. Interfax, citant Yuri Ushakov, conseiller de Vladimir Poutine pour la politique étrangère, a rapporté le 28 octobre que les représentants européens ne participeront pas au prochain cycle.

Appel nordique et réponse de Moscou

Le président finlandais Alexander Stubb et le Premier ministre norvégien Jonas Gahr Stoere se sont entretenus par téléphone avec Vladimir Poutine, et Zelenskyy a déclaré que tous deux en avaient retiré l'impression que Moscou prend au sérieux les négociations prévues à Abou Dhabi. Il avait auparavant défendu la décision des deux dirigeants nordiques, après que leur appel avait suscité des réactions mitigées en Europe. Sergei Lavrov a déclaré que cet appel n'avait soulevé aucune question nouvelle et a averti d'une possible escalade de la guerre. Le Financial Times a rapporté que les propos de Zelenskyy reflètent une inquiétude croissante à Kyiv face au rapprochement entre Washington et Moscou, et que les États-Unis et la Russie avaient discuté d'une possible coopération économique dans le secteur pétrolier, le transport aérien et la production de titane.

Avertissement sur Yalta et sommet de l'APEC

Zelenskyy s'est alarmé de la perspective d'un partage de sphères d'influence à la manière de la conférence de Yalta. Il a déclaré :

« Je ne voudrais vraiment pas que ce soit Yalta 2, 3 ou 4, c'est-à-dire un nouveau partage des influences. »

Volodymyr Zelenskyy, président de l'Ukraine

Il a estimé que le monde avait changé, sur le plan technologique et politique, et qu'un partage à trois n'était donc pas réaliste, même si la Russie le souhaite. Il a également déclaré qu'un tel arrangement servirait davantage la Russie que la Chine et constituerait le deuxième avantage diplomatique sérieux de la Russie depuis l'Alaska s'il suivait les suggestions actuelles de Moscou pour une nouvelle Yalta.

« Ce genre de partage est tout simplement impossible. »

Volodymyr Zelenskyy, président de l'Ukraine

L'Ukraine souhaiterait que le cycle d'Abou Dhabi se tienne avant une éventuelle rencontre des dirigeants des États-Unis, de la Chine et de la Russie au sommet de l'APEC en Chine les 17 et 18 novembre, où Zelenskyy s'attend à ce que le Moyen-Orient et la guerre en Ukraine soient abordés. Il a aussi indiqué que le calendrier de la réunion d'Abou Dhabi dépendait de la partie américaine, qui a demandé de reporter une réunion à Bruxelles avec des responsables américains, des dirigeants de l'UE et le secrétaire général de l'OTAN en raison de la situation au Moyen-Orient.

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Sources et contexte

Kyiv, Abou Dhabi · Ukraine, Émirats arabes unis

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