En bref
Interrogé vendredi 16 octobre par un correspondant de Sky News pour savoir s'il était utilisé comme bouc émissaire des problèmes intérieurs de Trump avant les élections de mi-mandat, Zelensky a marqué une pause de 15 secondes et souri, avant de dire « C'est ma réponse ».
Dans un entretien à Newsmax jeudi 15 octobre, Trump a déclaré qu'il est plus difficile de travailler avec Zelensky qu'avec Vladimir Poutine, ajoutant qu'il n'était pas un grand admirateur du président ukrainien.
L'Ukraine a suspendu ses frappes contre les raffineries russes pendant trois jours à la demande des États-Unis, puis les a reprises après que la Russie n'a pas respecté la trêve, et des drones ukrainiens ont frappé une raffinerie russe jeudi 15 octobre.
Zelensky a déclaré qu'un accord américain autorisant les exportations de diesel russe lui avait donné un sentiment de trahison, tandis qu'un responsable américain cité par Reuters mercredi 14 octobre a indiqué que Washington envisageait d'assouplir les sanctions sur les navires de la flotte fantôme.
Zelensky a déclaré que l'Ukraine négocie avec l'équipe de négociation américaine et qu'il croit que les deux parties s'entendront sur une nouvelle réunion dans les prochains jours.
- Week-end précédant le sommetTrump annonce que Kyiv et Moscou se sont entendus pour ne pas attaquer mutuellement leurs installations énergétiques
- 15 oct.Des drones ukrainiens frappent une raffinerie de pétrole russe ; Trump critique Zelensky dans un entretien à Newsmax
- 16 oct.Zelensky répond avec un sourire à une question sur le bouc émissaire lors d'une conférence de presse à Bruxelles
Un sourire au sommet de Bruxelles
Vendredi 16 octobre, Volodymyr Zelensky a tenu une conférence de presse à Bruxelles après le sommet des dirigeants des 27 États membres de l'UE. Un correspondant de Sky News lui a demandé s'il estimait être utilisé comme bouc émissaire par Donald Trump pour les problèmes intérieurs à l'approche des élections de mi-mandat de novembre aux États-Unis. Zelensky a marqué une pause de 15 secondes et souri, et la salle de presse comble, remplie de journalistes et de diplomates, a éclaté de rire. Il n'a pas critiqué Trump directement et n'a pas fait de déclaration formelle. Il a donné une courte réponse et a quitté l'estrade, mettant fin au point presse.
Avant le sommet, il avait mis en avant ses liens avec les partenaires européens plutôt que la brouille avec l'administration américaine. Il a remercié tous ceux qui œuvrent à maintenir l'Europe et les États-Unis unis. Interrogé sur les tensions, il a choisi de mettre l'accent sur le soutien que l'Ukraine reçoit du Conseil européen.
Les critiques de Trump et la trêve énergétique
Trump a de nouveau critiqué Zelensky jeudi 15 octobre, dans un entretien à Newsmax, affirmant qu'il est plus difficile de travailler avec Zelensky qu'avec Vladimir Poutine. Il a aussi déclaré qu'il n'était pas un grand admirateur du président ukrainien. Ces propos font suite à un week-end au cours duquel Trump a annoncé que Kyiv et Moscou s'étaient entendus pour ne pas attaquer mutuellement leurs installations énergétiques. Trump a soutenu que la guerre en Ukraine faisait grimper le prix du diesel et que les actions de Zelensky faisaient monter les cours mondiaux du pétrole.
L'Ukraine avait suspendu ses frappes contre les raffineries russes pendant trois jours à la demande des États-Unis. Kyiv les a reprises ensuite, selon adevarul.ro, après que la Russie n'a pas respecté la trêve énergétique décrite par Trump. Jeudi, des drones ukrainiens ont frappé une raffinerie de pétrole russe après que Zelensky a déclaré que Kyiv abandonnait cette trêve, tandis que Moscou continuait d'attaquer les réseaux électriques et de chauffage ukrainiens.
Zelensky a déclaré que l'Ukraine avait été visée par 1 000 drones jeudi. Il a déploré que la partie américaine dise qu'il était difficile de traiter avec lui alors qu'il était plus facile de gérer Poutine.
Exportations de diesel et sanctions
Début octobre, l'administration Trump a conclu un accord autorisant les exportations de diesel russe, une décision qui, selon Zelensky, lui a donné un sentiment de trahison. Trump a imputé la hausse des prix des carburants dans le monde au conflit entre la Russie et l'Ukraine. L'implication des États-Unis dans la guerre en Iran reste impopulaire auprès d'une part importante de l'électorat américain, selon les mêmes informations.
HotNews.ro a rapporté que Washington avait déjà assoupli les sanctions sur les livraisons de diesel russe. Un responsable américain cité par Reuters a déclaré mercredi 14 octobre que l'administration envisageait d'assouplir les sanctions visant les navires dits de la flotte fantôme qui transportaient du pétrole et des produits pétroliers russes. Des responsables européens ont dit ne pas vouloir renoncer aux mesures prises contre Moscou. Selon G4Media, certains alliés républicains critiquaient aussi la conduite de Trump, l'accusant de servir le régime de Poutine. Les restrictions américaines sur les communications Starlink avaient également affecté les forces armées ukrainiennes, mais des sources à Kyiv ont indiqué que ces restrictions ont depuis été levées.
Négociations et chronologie des événements
Zelensky a déclaré vendredi que l'Ukraine est en négociations avec l'équipe de négociation américaine et que sa propre équipe est en contact constant avec elle. Il s'est dit convaincu que les deux parties s'entendraient sur une nouvelle réunion dans les prochains jours, à un niveau ou à un autre. Les étapes clés de la brouille sont exposées ci-dessous.
La séquence va de l'annonce de la trêve énergétique par Trump le week-end précédent, à la frappe contre la raffinerie et à l'entretien à Newsmax jeudi, jusqu'à la conférence de presse de vendredi à Bruxelles.