FilLes États-Unis sous Trump : second mandat

Diplomatie · Washington, Moscou et Saint-Pétersbourg

Les États-Unis envisagent de lever les sanctions visant le Fonds russe d'investissement direct dirigé par Dmitriev

L'administration Trump envisage de lever les sanctions américaines visant le Fonds russe d'investissement direct, un fonds public dirigé par Kirill Dmitriev, alors que les discussions sur la fin de la guerre en Ukraine s'étendent à des accords commerciaux avec Moscou.

Texte IA fondé sur les articles de TVP Info, rmf24.pl, Financial Times News et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Washington, Moscou, Saint-Pétersbourg · États-Unis, Russie
Comment on en est arrivé là
  1. 2022Sanctions américaines imposées au fonds lors de la première vague après l'invasion à grande échelle de la Russie
  2. 2025L'Union européenne impose des sanctions au fonds
  3. 27 oct.L'administration examinerait la levée des sanctions américaines visant le fonds

Un fonds au cœur du débat sur les sanctions

L'administration Trump examine la possibilité de lever les sanctions américaines visant le Fonds russe d'investissement direct (RDIF), un fonds public dirigé par Kirill Dmitriev, que TVP présente comme un émissaire de Vladimir Poutine. Le New York Times a rapporté cet examen le 27 octobre 2026, le présentant comme la dernière concession faite à Moscou alors que Donald Trump cherche des incitations économiques censées mettre fin à la guerre en Ukraine. Selon le journal, les responsables russes ont fait pression pour cette mesure dans le cadre de discussions plus larges sur le rôle du fonds dans l'acheminement de gazole russe vers les États-Unis. Un responsable américain a confirmé que la demande du fonds visant à obtenir la levée des sanctions était évaluée selon les procédures établies, et a décrit l'objectif comme l'amélioration des relations américano-russes et l'aide à la fin de la guerre. Ce même responsable a salué en Dmitriev un émissaire utile auprès des négociateurs américains dans les pourparlers visant à mettre fin au conflit.

Historique des sanctions et bilan du fonds

Les États-Unis ont sanctionné le fonds lors de la première vague de mesures après l'invasion à grande échelle de la Russie en 2022, et l'Union européenne a suivi en 2025. L'administration Biden le décrivait comme un fonds de corruption pour Poutine, symbole de la kleptocratie russe dans son ensemble. Le fonds était censé attirer des investissements en Russie et financer de grands projets économiques ; il a injecté des milliards de dollars dans des entreprises russes, souvent aux côtés d'investisseurs du Moyen-Orient et d'ailleurs. Lever ces mesures reviendrait à défaire un effort américain de plusieurs années visant à utiliser la pression économique pour modifier le comportement russe, selon le New York Times. La chronologie ci-dessous retrace l'historique des sanctions tel que rapporté.

Des accords commerciaux sur la table

Au-delà du fonds, le New York Times rapporte que les émissaires de Trump et Poutine ont discuté de la vente d'une partie de la compagnie pétrolière russe Lukoil à un groupe d'investisseurs bien connectés. Les mêmes discussions auraient porté sur un projet de production de gaz naturel en Alaska, où plusieurs dirigeants ont démissionné en raison d'inquiétudes sur un financement russe dissimulé. Le journal cite aussi une proposition d'augmenter les exportations de gaz russe vers l'Europe, qui a stupéfié les gouvernements européens. Le Financial Times, citant des personnes proches du dossier, indique que Washington et Moscou discutent d'un possible retour de grandes compagnies pétrolières américaines sur le marché russe une fois la guerre terminée. Les idées incluent la reprise d'une coentreprise au large de Sakhaline, une île de l'Extrême-Orient, et la participation d'entreprises américaines à la reprise des ventes de pétrole russe vers l'Europe via l'oléoduc Druzhba. Selon les mêmes sources, Witkoff a discuté d'accords commerciaux avec Poutine à Saint-Pétersbourg début septembre, et des photos du pool de presse du Kremlin le montrent écrivant « Business Deals » sur son bloc-notes lors d'une visite ultérieure à Moscou. Deux de ces personnes affirment que Moscou voit dans ces accords des incitations pour que Trump normalise les relations avant la fin de la guerre.

Réactions et questions ouvertes

Yuri Ushakov, conseiller de Poutine, a déclaré après la dernière visite de Witkoff que la nouvelle proposition de paix apportée par ce dernier, ainsi que les propositions de Kyiv et d'Europe, n'apportent guère d'éléments pour mettre fin à la guerre, tandis que les deux parties ont progressé sur des projets économiques de grande ampleur. Des critiques, dont certains responsables républicains, estiment que la Russie pourrait obtenir des avantages économiques sans véritable pression pour mettre fin à son agression contre l'Ukraine. Eric Green, ancien responsable du Conseil de sécurité nationale, a décrit ainsi la possible décision :

« Ce serait la démonstration claire que nous assouplissons notre position antérieure. »

Eric Green, ancien responsable du Conseil de sécurité nationale

Son propos était que les sanctions et les autres coûts imposés à la Russie devaient rester en place jusqu'à la conclusion d'un accord sur l'Ukraine. Le responsable américain a déclaré au Financial Times que tout accord économique s'inscrirait dans un cadre de paix global et que rien n'était finalisé. ExxonMobil, seule entreprise américaine du projet Sakhaline-1, a indiqué en 2025 être en discussions avec la Russie au sujet d'une compensation pour la saisie de sa participation de 30 %, mais n'avoir aucun projet de reprise des opérations ; elle n'a pas répondu à une demande de commentaire.

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