Généré par IA·En savoir plus
© Wirtschafts Woche
Affaires·-4 h

UniCredit rejette les accusations de Commerzbank, demande une enquête à la BaFin et évoque un remaniement du conseil

UniCredit a rejeté les insinuations de Commerzbank selon lesquelles le taux de participation à son offre d'échange serait artificiellement gonflé par des actions empruntées, qualifiant ces affirmations d'infondées et trompeuses, et a demandé à la BaFin d'examiner les déclarations de la banque allemande.

Différend sur les chiffres de l'offre

UniCredit a accusé Commerzbank de diffuser des "informations inexactes et trompeuses" afin de fragiliser son offre de rachat. La banque italienne a déclaré se voir "contrainte de clarifier sa position" face à la "diffusion continue et incessante" d'allégations fausses. Elle a rejeté l'idée que le nombre réel d'actions apportées à l'offre soit inférieur en raison d'un emprunt de titres auprès d'UniCredit.

Les suggestions selon lesquelles le nombre réel d'actions apportées est inférieur parce que ces actions ont été empruntées à UniCredit sont fausses et sans fondement.

UniCredit

L'offre d'échange, perçue comme hostile par Commerzbank, a permis à UniCredit d'affirmer qu'elle détient près de 12 % du capital de la banque basée à Francfort. Commerzbank avait mis en doute la manière dont ce niveau a été atteint, étant donné que l'échange contre des actions UniCredit représenterait une perte pour ses actionnaires.

Révélation sur les transactions dérivées

UniCredit a révélé avoir conclu des contrats dérivés avec des banques pour se couvrir contre des pertes potentielles sur les actions Commerzbank. Des sources proches du dossier ont indiqué à Wirtschafts Woche que ces dérivés sont adossés à des actions apportées à l'offre, et non à des titres détenus sur le marché ordinaire. Ce montage pourrait inciter les contreparties à apporter leurs titres, un détail dont Commerzbank s'est saisie pour suggérer que le taux de participation est artificiellement gonflé.

Les actions apportées sont des actions apportées et sont irrévocablement liées.

UniCredit

La banque a maintenu que les titres déposés sont légitimes et ne peuvent être retirés, rejetant toute implication d'emprunt inapproprié.

Menace de remplacement de la direction

UniCredit a indirectement averti que si elle obtenait un soutien suffisant des actionnaires lors d'une assemblée générale, elle pourrait remplacer tous les représentants des actionnaires au conseil de surveillance de Commerzbank, lequel nomme le directoire. Une majorité simple suffirait, et UniCredit s'est dite confiante quant à l'obtention d'un tel soutien.

UniCredit est convaincue que cela soutiendrait une stratégie tirant parti des opportunités de création de valeur stratégique identifiées, renforçant et transformant Commerzbank, en particulier en Allemagne.

UniCredit

L'établissement italien a présenté la fusion potentielle entre HypoVereinsbank et Commerzbank comme bénéfique pour les actionnaires, les parties prenantes et le marché allemand.

Examen demandé à la BaFin

UniCredit a demandé au régulateur financier allemand, la BaFin, d'enquêter sur les déclarations de Commerzbank, affirmant qu'elles créaient un "récit trompeur" autour du processus d'offre. Cette initiative accroît la tension dans une bataille de rachat qui oppose de plus en plus les deux équipes de direction.

Milan · Francfort

6 sources

Recevoir Pollar Weekly

La semaine en actu, chaque vendredi. Gratuit.

Gratuit. Sans traceurs, sans pub. Désinscription à tout moment.

Plus de Politique & Économie