Migration · Dallas, Atlanta et Zurich

Une Suissesse de 23 ans détenue par l'ICE à l'aéroport de Dallas risque l'expulsion

Une Zurichoise de 23 ans a été interpellée par des agents de l'ICE à l'aéroport de Dallas le vendredi 30 octobre 2026, alors qu'elle s'apprêtait à embarquer pour des vacances en famille. Elle est détenue en vue d'une possible expulsion, bien qu'elle soit mariée à un citoyen américain et ait déposé une demande de carte verte.

Texte IA fondé sur les articles de 20 Minuten, SWI swissinfo.ch, rts.ch et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Dallas, Atlanta, Zurich · États-Unis, Suisse
Comment on en est arrivé là
  1. 30 oct.Interpellée par des agents de l'ICE à l'aéroport de Dallas
  2. 1 nov.Ses proches apprennent la détention deux jours après l'interpellation
  3. 5 nov.L'affaire confirmée par le DFAE à Keystone-ATS alors que les médias suisses la révèlent

De jeune au pair à demande de carte verte

Une Zurichoise est arrivée aux États-Unis en 2023 comme jeune fille au pair, employée par une famille de Dallas. C'est là qu'elle a rencontré l'Américain qu'elle a ensuite épousé. Elle est rentrée en Suisse pendant un temps pour des raisons de visa, puis est revenue aux États-Unis au milieu de 2025 : le couple s'est marié et a déposé une demande de titre de séjour permanent, une carte verte, en son nom. Ils se sont installés dans un appartement à Dallas le temps que la demande soit instruite. Le titre de séjour tardait à arriver et elle n'a pas quitté le pays, craignant un refus de réadmission.

Interpellation à l'aéroport de Dallas

Le vendredi 30 octobre 2026, trois agents de l'ICE en civil ont interpellé la jeune femme à une porte d'embarquement de l'aéroport de Dallas, au Texas. Elle et son mari s'apprêtaient à prendre un vol vers un autre État, où sa famille venue de Suisse devait les rejoindre pour des vacances au bord de la mer. Son mari a fait valoir que le couple était marié et que tous les documents de la demande de séjour avaient été déposés, mais les agents n'ont pas modifié leur décision. La jeune femme a été emmenée sans pouvoir prendre ses affaires, son sac à main est resté avec son mari. Ses proches étaient encore à l'aéroport de Zurich lorsqu'ils ont appris l'interpellation ; ils ont tout de même embarqué pour tenter d'aider.

Détention et conditions

Ses proches n'ont eu de ses nouvelles que deux jours plus tard, selon Watson. Elle a d'abord été détenue dans un centre de rétention à Dallas, puis transférée dans une prison de l'Oklahoma, où, selon sa famille, elle portait une tenue orange, avait des chaînes aux mains et aux pieds et ne disposait d'aucune intimité. Son dernier statut connu est celui d'un établissement qui la détient dans le cadre d'une procédure d'expulsion. Watson rapporte qu'elle serait désormais détenue de nouveau près de Dallas, avec 70 autres femmes. Stanley Radtke, avocat en droit de l'immigration interrogé par Watson, affirme que les conditions dans ces centres sont délibérément dures, avec une nourriture médiocre et pas de chauffage, afin que de nombreux détenus signent des documents acceptant de partir.

Réaction du gouvernement suisse et options juridiques

Le DFAE a confirmé l'affaire à l'agence Keystone-ATS et indique que son consulat général à Atlanta est en contact avec les autorités américaines et la famille de la jeune femme. Selon ses proches, son titre de séjour a expiré en novembre. Le département ne peut obtenir sa libération ni intervenir dans la procédure judiciaire, et il n'a pas donné de détails supplémentaires pour des raisons de protection des données. Il a déclaré :

« La Suisse respecte la souveraineté et l'ordre juridique du pays concerné. »

Département fédéral des affaires étrangères

Le rôle du département se limite à veiller au respect de son droit à la défense et de conditions de détention humaines. Les proches ont contacté des avocats aux États-Unis, mais ils jugent les démarches coûteuses et susceptibles de prolonger sa détention de plusieurs mois.

Risque d'interdiction de réentrée

Un avocat américain en droit de l'immigration interrogé pour l'article affirme que les interpellations pendant l'instruction d'une demande de carte verte ne sont devenues la norme que depuis le second mandat de Donald Trump. Il y voit un calcul politique visant à réduire à zéro l'immigration vers les États-Unis. Certains avocats consultés estiment que la jeune femme devra probablement quitter le pays volontairement, un choix qui entraînerait une interdiction de réentrée de plusieurs années. Sa famille se prépare à son expulsion vers la Suisse, qu'elle pense imminente.

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Sources et contexte

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