
Des drones et missiles russes frappent Kiev dans la nuit ; des victimes signalées, de 2 à 8 morts
Une attaque russe de grande ampleur par drones et missiles sur la capitale ukrainienne dans la nuit a provoqué de multiples incendies, endommagé des immeubles résidentiels et tué des civils, avec un bilan variant selon les sources entre 2 et 8 morts.
La Russie a lancé une attaque massive de nuit sur Kiev avec des vagues de drones et de missiles, provoquant de multiples incendies, endommageant des immeubles résidentiels et une station d'ambulance, et laissant un bilan contesté que les autorités situent entre deux et huit morts. L'assaut, qui a commencé tard le 1er juillet et s'est poursuivi jusqu'aux premières heures du 2 juillet, a été précédé d'un avertissement sévère du président Volodymyr Zelensky, qui se trouvait alors à Dublin.
Prélude depuis Dublin
Zelensky était en Irlande pour assister à l'ouverture de la présidence irlandaise du Conseil de l'UE. Lors d'une conférence de presse conjointe avec le Taoiseach Micheál Martin, il a révélé que les services de renseignement ukrainiens avaient obtenu des « informations très désagréables » sur les préparatifs russes en vue d'une nouvelle frappe massive.
Il a ensuite annoncé qu'il retournerait immédiatement à Kiev.Nous avons des informations très désagréables sur les préparatifs russes en vue d'une nouvelle attaque massive. Aujourd'hui, je demande à notre peuple d'accorder une attention particulière à sa protection, à celle de ses familles et de ses enfants, de veiller à utiliser les abris et d'écouter les alertes aériennes.
L'assaut commence
Peu après 1 h du matin, les sirènes d'alerte aérienne ont retenti à Kiev. Le maire Vitali Klitschko a exhorté les habitants à rester dans les abris.
L'attaque a débuté par deux vagues de drones Geran, apparemment destinées à sonder les défenses aériennes, avant que des missiles balistiques et de croisière ne soient tirés, selon les administrateurs militaires locaux. Les unités de défense aérienne se sont précipitées pour intercepter les cibles, et des débris sont tombés sur les districts de Desniansky et de Shevchenkivsky. Timur Tkachenko, chef de l'administration militaire de la ville, a mis en garde contre un possible assaut en plusieurs phases.Ne quittez pas les abris. Kiev est attaquée par des missiles balistiques et des drones. Des explosions sont entendues dans la ville. L'ennemi continue de lancer des roquettes sur la capitale.
Incendies et dégâts structurels
Dans le district de Shevchenkivsky, un hôtel a pris feu, et le toit d'un immeuble résidentiel de grande hauteur a également brûlé. Une station d'ambulance a été touchée, blessant cinq agents de santé, dont un ambulancier dans un état critique. À un autre endroit, des personnes ont été piégées dans un immeuble de neuf étages endommagé alors que les services d'urgence intervenaient. Mykola Kalachnyk, chef de l'administration militaire régionale de Kiev, a déclaré que cinq districts de la ville avaient été frappés au total.
Bilan contesté
Les rapports de victimes divergeaient. Les premiers briefings des autorités locales faisaient état d'au moins deux morts. Des heures plus tard, Tkachenko a porté le chiffre à huit et a affirmé que la Russie ciblait délibérément les zones résidentielles.
Un nombre important de blessés a également été signalé, mais aucun bilan unifié n'a été publié.À ce stade, le bilan de l'attaque russe est passé à huit morts. Une fois de plus, l'ennemi cible délibérément les zones résidentielles et tue des civils.
- ANSA (Jul 2, 03:11 UTC)
- 2 personnes
- Adnkronos (Jul 2, 03:58 UTC)
- 8 personnes
Mise à l'abri et alertes aériennes élargies
Alors que les explosions résonnaient, de nombreux habitants de Kiev sont descendus dans les stations de métro, certains installant des tentes pour ce qu'ils pensaient être une longue nuit. L'armée de l'air ukrainienne a averti que d'autres vagues de drones étaient dans les airs, avec des groupes se dirigeant également vers Mykolaïv, Konotop et Kherson. L'attaque ne s'est pas limitée à Kiev : mercredi 1er juillet, un drone russe avait frappé un bus dans la région sud de Kherson, tuant deux civils et en blessant six, montrant l'ampleur des frappes en cours à travers le pays.


