Conflits · Dubaï, Genève et Washington
États-Unis et Iran parviennent à un accord préliminaire pour mettre fin aux hostilités et rouvrir le détroit d'Ormuz, mais les opérations israéliennes au Liban compliquent la situation
Un accord préliminaire, négocié par le Pakistan, vise à suspendre le conflit entre les États-Unis et l'Iran et à rouvrir le détroit d'Ormuz, mais la guerre menée par Israël contre le Hezbollah et les préoccupations persistantes concernant le nucléaire menacent de fragiliser cette trêve.
Texte IA fondé sur les articles de Reuters, AP NEWS et ANSA.it. Modifié . Comment il est fait
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En bref
Les États-Unis et l'Iran ont convenu d'un accord préliminaire pour mettre fin au conflit, avec une signature prévue vendredi à Genève et l'objectif immédiat de rouvrir le détroit d'Ormuz.
L'Iran exige la fin de l'offensive israélienne contre le Hezbollah au Liban, mais Israël a déclaré qu'il ne se retirerait pas des territoires occupés et ne cesserait pas ses opérations de défense.
L'accord ne prévoit que 60 jours pour traiter le stock d'uranium hautement enrichi et le programme atomique de l'Iran, un calendrier serré par rapport aux négociations passées.
Environ 300 navires chargés et un nombre similaire de navires vides sont bloqués près du détroit, et les grandes compagnies maritimes attendent des détails concrets avant de reprendre le transit.
Des sources iraniennes affirment que le mémorandum reconnaît la souveraineté iranienne et omanaise sur le détroit d'Ormuz, le passage sans péage étant limité à 60 jours avant l'imposition potentielle de frais.
- 9 juinLes États-Unis lancent des frappes sur l'Iran après l'annonce de l'abattage d'un hélicoptère américain dans le détroit d'Ormuz.
- 13 juinDonald Trump annonce qu'un accord est prévu pour dimanche ; il s'entretient par téléphone avec le Premier ministre britannique Keir Starmer sur la fin du conflit.
- 15 juinLes États-Unis et l'Iran parviennent à un accord préliminaire ; le Pakistan indique que la signature est prévue pour vendredi à Genève.
L'accord préliminaire
Lundi, les États-Unis et l'Iran sont parvenus à un accord préliminaire pour étendre leur fragile cessez-le-feu et rouvrir le détroit d'Ormuz, selon l'Associated Press. Le Pakistan, médiateur clé, a indiqué que l'accord serait signé vendredi à Genève. Le président américain Donald Trump avait annoncé samedi qu'un accord serait signé dimanche, mais les termes définitifs étaient encore en cours de négociation. Le Premier ministre britannique Keir Starmer et Donald Trump ont discuté des efforts pour mettre fin au conflit lors d'un entretien téléphonique samedi, M. Starmer saluant les progrès réalisés et réitérant la volonté du Royaume-Uni de soutenir la mise en œuvre de l'accord.
« Le détroit d'Ormuz serait immédiatement ouvert à tous après la signature. »
La guerre d'Israël au Liban complique l'accord
L'obstacle le plus immédiat est la campagne militaire israélienne contre le Hezbollah au Liban. L'Iran a insisté pour que tout accord de paix inclue la fin des combats sur ce front. Le ministre israélien de la Défense a déclaré lundi que le pays ne se retirerait pas des territoires occupés au Liban. Un porte-parole du Premier ministre Benjamin Netanyahu a affirmé qu'Israël continuerait de se défendre contre toute menace à sa sécurité. La frustration est palpable en Israël ; un haut responsable israélien a déclaré anonymement à Reuters que l'accord préliminaire est "terrible pour Israël" et qu'aucun membre de la direction ne le perçoit autrement.
« Nous espérons que ces ententes se transformeront en mesures concrètes qui mettront fin définitivement au cycle de la violence et établiront une phase de stabilité, de sécurité, de redressement et de reconstruction. »
Questions nucléaires et de souveraineté
L'accord ne laisse que 60 jours pour déterminer le sort du stock d'uranium hautement enrichi de l'Iran et de son programme atomique, dont les États-Unis et Israël craignent qu'il ne soit utilisé pour une arme. Cette question a nécessité des années de résolution lors de l'accord nucléaire de 2015, dont Donald Trump s'est retiré unilatéralement. Par ailleurs, l'agence iranienne Fars a cité une source informée affirmant que le mémorandum reconnaît désormais explicitement la souveraineté iranienne et omanaise sur le détroit d'Ormuz. Il stipule également que le passage sans péage ne dure que 60 jours, après quoi l'Iran prévoit de percevoir des frais pour les services maritimes.
« Le texte du mémorandum a été modifié pour souligner de manière définitive et explicite l'exercice de la souveraineté par l'Iran et l'Oman sur le détroit d'Ormuz. »
Le secteur du transport maritime dans l'attente
Les compagnies maritimes internationales restent prudentes. Bloomberg a rapporté qu'environ 300 navires chargés attendent de transiter, avec un nombre quasi identique de navires vides en attente dans le golfe d'Oman. Les compagnies japonaises Mitsui O.S.K. Lines et Nippon Yusen figurent parmi celles qui patientent. Le PDG de Caravel Group, Angad Banga, a noté que les conditions sur le terrain peuvent différer des rapports médiatiques et que l'accord doit prouver sa durabilité dans le temps.
« Nous avons observé des signaux positifs par le passé, et je pense que ce qui compte vraiment à la fin, c'est que l'accord tienne sur la durée. »
- Navires chargés (en attente)
- 300 navires
- Navires vides (en attente dans le golfe d'Oman)
- 300 navires
Données tirées du texte de l’article
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Sources et contexte
- Donald Trump
- Président des États-Unis, a annoncé et négocié l'accord préliminaire
- Keir Starmer
- Premier ministre du Royaume-Uni, a discuté des efforts de paix avec Donald Trump
- Benjamin Netanyahu
- Premier ministre d'Israël, en désaccord avec Donald Trump sur les opérations au Liban
- Michel Aoun
- Président du Liban, a appelé à ce que l'accord mette fin définitivement à la guerre entre Israël et le Hezbollah
- Xavier Bettel
- Ministre des Affaires étrangères du Luxembourg, a exprimé sa prudence quant à la conclusion de l'accord d'ici vendredi
- Dan Shapiro
- Ancien ambassadeur des États-Unis en Israël, désormais à l'Atlantic Council, a commenté la divergence des intérêts
- Angad Banga
- PDG du groupe Caravel basé à Hong Kong, a averti que les conditions sur le terrain peuvent différer des rapports médiatiques
- Lieux
- Genève, Washington, États-Unis, Beyrouth
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