
Israël frappe un centre de commandement du Hezbollah dans la banlieue de Dahiya à Beyrouth alors que les négociations américano-iraniennes sont en suspens
Israël a frappé un poste de commandement du Hezbollah dans le quartier densément peuplé de Dahiya à Beyrouth dimanche, tuant au moins une personne, une action qui menace directement la fragile voie diplomatique américano-iranienne.
La frappe
Les forces israéliennes ont mené ce qu'elles ont appelé une attaque de précision contre un centre de commandement du Hezbollah dans le quartier de Dahiya, dans le sud de Beyrouth, quelques heures après que trois projectiles en provenance du Liban ont atterri dans des communautés frontalières israéliennes. L'Agence nationale d'information libanaise (NNA) a fait état d'au moins un mort et quatre blessés lors de la frappe de missile sur un immeuble résidentiel.
Le centre de commandement attaqué était utilisé par des terroristes du Hezbollah pour promouvoir des complots terroristes contre les citoyens de l'État d'Israël et les forces de Tsahal opérant dans le sud du Liban.
Le Premier ministre Benyamin Netanyahou a déclaré que lui et le ministre de la Défense Israël Katz avaient ordonné des frappes "contre des cibles terroristes de l'organisation Hezbollah en réponse à ses tirs sur le territoire israélien".
Violation du Hezbollah
L'armée israélienne a déclaré que les projectiles du Hezbollah constituaient une violation flagrante de la trêve qui a mis fin aux hostilités majeures il y a deux mois. Dans les heures précédentes, Israël avait ordonné l'évacuation de près de 30 villes du nord au milieu d'échanges renouvelés à travers la frontière.
Le Hezbollah avait limité ses attaques ces derniers jours aux troupes israéliennes occupant des parties du sud du Liban, évitant les villes du nord. Les lancements de drones et de roquettes de ce week-end dans les zones civiles israéliennes ont brisé ce schéma et accru la pression intérieure sur Netanyahou de la part des résidents du nord, des médias et des membres de la coalition Bezalel Smotrich et Itamar Ben Gvir.
Négociations américano-iraniennes en danger
La frappe est intervenue à un moment extrêmement délicat des négociations américano-iraniennes. L'Iran a lié sans condition tout accord avec Washington à un arrêt immédiat des frappes israéliennes au Liban. De hauts responsables iraniens avaient averti que Dahiya, une zone densément peuplée et le cœur stratégique des opérations du Hezbollah, était une ligne rouge.
La frappe israélienne de la semaine dernière sur Dahiya a déclenché plusieurs salves de missiles balistiques iraniens contre Israël, marquant la première confrontation ouverte directe depuis la déclaration d'un cessez-le-feu américano-iranien le 8 avril. L'Iran considère que ce cessez-le-feu couvre le Liban, un lien que le gouvernement israélien a toujours rejeté.
L'allié de Trump, Netanyahou, est confronté au dilemme de tenir sa promesse de frapper le bastion du Hezbollah tout en évitant l'effondrement du canal diplomatique.
- Cessez-le-feu américano-iranien déclaré ; l'Iran affirme qu'il couvre le Liban.
- Israël frappe Dahiya ; l'Iran répond par des vagues de missiles balistiques, premier conflit ouvert direct depuis la trêve.
- Le Hezbollah tire des projectiles dans le nord d'Israël ; Israël frappe le centre de commandement de Dahiya, au moins un mort.
Depuis mars, les opérations israéliennes au Liban ont tué plus de 3 750 personnes et blessé plus de 11 600, selon des sources libanaises. Israël occupe actuellement entre 10 et 20 % du territoire libanais.


