Conflits

Une frappe américaine contre un présumé bateau de trafiquants dans le Pacifique oriental fait cinq morts

Le Commandement sud des États-Unis affirme que le bateau rapide servait au trafic de drogue, mais des juristes et des organisations de défense des droits contestent la légalité de ces frappes, et Washington n'a présenté aucune preuve définitive.

Texte IA fondé sur les articles de EL PAÍS, Il Sole 24 ORE, newsORF.at et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Comment on en est arrivé là
  1. août 2026Deux morts dans une frappe américaine contre un bateau à faible tirant d'eau dans le Pacifique oriental
  2. septembre 2026Quatre morts dans une frappe américaine contre un bateau rapide dans les Caraïbes
  3. Début octobre 2026Quatre morts dans une frappe américaine contre un bateau rapide dans les Caraïbes
  4. 27 oct.Cinq morts dans une frappe américaine contre un bateau rapide dans le Pacifique oriental

Ce qu'a rapporté le Commandement sud

Le mardi 27 octobre 2026, le Commandement sud des États-Unis a indiqué que la Force opérationnelle interarmées pour l'hémisphère occidental avait mené une frappe létale contre un bateau rapide dans le Pacifique oriental. Selon le commandement, l'embarcation circulait sur des routes établies du trafic de drogue lorsqu'elle a été touchée, et cinq personnes ont été tuées. L'annonce a été publiée sur X.

Le Commandement sud a affirmé que des renseignements confirmés montraient que le bateau participait activement au trafic de drogue, et il a qualifié les personnes tuées de narcoterroristes. Le commandement a également diffusé une vidéo censée montrer l'attaque. Ces affirmations n'ont pas pu être vérifiées de manière indépendante.

« Des informations de renseignement ont révélé la participation active du navire au trafic de drogue. »

Commandement sud des États-Unis

Une série de frappes récentes

Selon El País, cette attaque est la deuxième opération de ce type rendue publique en octobre, la précédente ayant été annoncée par le Commandement sud début octobre. Les articles de presse recensent également des frappes plus anciennes. En août 2026, deux personnes sont mortes lorsqu'un bateau à faible tirant d'eau a été touché dans le Pacifique oriental. En septembre, quatre personnes sont mortes dans une frappe contre un bateau rapide dans les Caraïbes, et début octobre, quatre autres sont mortes dans une frappe visant un bateau rapide dans les Caraïbes. Les frappes ont touché à la fois le Pacifique oriental et les Caraïbes.

Les bilans des morts rapportés pour chacune de ces frappes sont présentés ci-dessous.

Morts signalés lors des récentes frappes américainesmorts
Août 2026, Pacifique oriental
2 morts
Septembre 2026, Caraïbes
4 morts
Début octobre 2026, Caraïbes
4 morts
27 octobre 2026, Pacifique oriental
5 morts

Données tirées du texte de l’article

Légalité et preuves

L'administration Trump soutient que les personnes et les bateaux concernés étaient liés au trafic de drogue. Donald Trump a déclaré que les États-Unis étaient en conflit armé avec les cartels latino-américains et a justifié les frappes comme nécessaires pour endiguer le flux de drogues vers le pays. Le gouvernement n'a pas fourni de preuves définitives à l'appui de ces affirmations, et cette lacune alimente un débat sur la légalité des frappes.

Des juristes et des organisations de défense des droits estiment que ces frappes pourraient constituer des exécutions extrajudiciaires, car les personnes visées ne représentaient apparemment aucune menace immédiate pour les États-Unis. Un rapport note que les organisations de défense des droits humains et les responsables de l'ONU considèrent ces meurtres comme des exécutions extrajudiciaires. Les critiques s'interrogent aussi sur la licéité, en droit international, d'attaques menées en eaux internationales.

Des bilans divergents

Les chiffres cumulés varient selon la source et la date. El País indique que plus de 225 personnes sont mortes et que près de 70 bateaux ont été coulés depuis le début de la campagne, il y a un peu plus d'un an. The Guardian, citant des décomptes de médias, recense plus de 70 frappes et plus de 240 morts depuis le début du second mandat de Donald Trump. Un rapport situe le bilan au-delà de 230 morts depuis septembre 2025, tandis qu'un autre cite des médias américains faisant état de plus de 250 personnes tuées dans le Pacifique oriental et les Caraïbes. Ces totaux ont été établis à des moments différents et couvrent des périodes différentes : ils ne sont donc pas directement comparables.

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Sources et contexte

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