Généré par IA·En savoir plus
© tagesschau.de
Diplomatie·-3 h

Dix ans après le vote sur le Brexit, le Royaume-Uni mesure le coût de la sortie de l'UE

Une décennie après le vote de 2016 en faveur de la sortie de l'UE, les sondages montrent qu'une majorité de Britanniques voteraient désormais pour une réadhésion, tandis que l'économie britannique a subi une perte de productivité durable de 4 % et que sa politique reste instable.

Un vote décisif

Le 23 juin 2016, 51,9 % des électeurs ont choisi de quitter l'Union européenne, lors d'une campagne menée par Nigel Farage et Boris Johnson qui promettait de « reprendre le contrôle » des frontières, des lois et de l'argent. Le Royaume-Uni est officiellement sorti le 31 janvier 2020 et a quitté le marché unique et l'union douanière au début de l'année 2021.

Bilan économique

Si le Royaume-Uni était resté dans l'UE, son PIB aurait augmenté de 16,1 % de plus qu'il ne l'a fait, selon des simulations. Le référendum à lui seul a déclenché une incertitude qui a freiné l'investissement et coûté des emplois. Bien que la livre plus faible ait rendu l'embauche de Britanniques moins chère pour les entreprises internationales, le commerce global avec l'UE et les investissements entrants ont fortement chuté. L'Office for Budget Responsibility prévoit désormais une perte de productivité à long terme de 4 % par rapport au maintien dans le bloc.

Étapes clés du Brexit
  1. Référendum : 51,9 % votent pour quitter l'UE
  2. Le Royaume-Uni quitte officiellement l'Union européenne
  3. Le Royaume-Uni quitte l'union douanière et le marché unique de l'UE
  4. Premier sommet officiel UE-Royaume-Uni post-Brexit
  5. Deuxième sommet UE-Royaume-Uni prévu à Bruxelles
  6. Le Royaume-Uni doit réintégrer le programme Erasmus

Instabilité politique

La démission de Keir Starmer juste avant l'anniversaire fera de son successeur le septième Premier ministre en dix ans depuis le référendum. Les promesses de la campagne du Brexit concernant une immigration réduite et un dividende financier pour le NHS ne se sont jamais concrétisées. Au lieu de cela, le pays reste profondément divisé, le clivage entre partisans du départ et du maintien persistant alors que la réalité économique s'impose.

Évolution de l'opinion publique

Les sondages montrent désormais que 56 % des Britanniques voteraient pour réintégrer l'UE, tandis que 32 % seulement considèrent encore la décision de 2016 comme correcte. La confiance dans les États-Unis en tant qu'allié fiable est tombée à 18 %, et les trois quarts du public souhaitent des liens plus étroits avec Bruxelles. Les jeunes en particulier ressentent la perte de liberté de vivre, d'étudier et de travailler à travers le continent.

Opinion publique britannique sur le Brexit et les alliés · %
Voterait pour réintégrer l'UE
56 %
Pense que le Brexit était la bonne décision
32 %
Considère les États-Unis comme un allié fiable
18 %
Souhaite des relations plus étroites avec l'UE
75 %

Pas vers un rapprochement

Starmer a entamé une « réinitialisation » avec l'Europe, en accueillant le premier sommet UE-Royaume-Uni post-Brexit en mai 2025. Un deuxième sommet est prévu le 22 juillet à Bruxelles. À partir de 2027, le Royaume-Uni réintégrera le programme d'échange étudiant Erasmus. Il reste incertain si ces étapes mèneront à une réintégration plus profonde, mais la direction est claire.

J'ai toujours la livre, il n'a jamais mis la main sur l'euro.

Londres · Bruxelles

7 sources

Recevoir Pollar Weekly

La semaine en actu, chaque vendredi. Gratuit.

Gratuit. Sans traceurs, sans pub. Désinscription à tout moment.

Plus de Politique & Économie
Lire l'article
Lire l'article
Lire l'article