En bref
La police est arrivée à l'appartement de Burjassot vers 6 h, jeudi 22 octobre, environ trois heures avant l'heure fixée à 9 h 30, avec huit fourgons.
Le locataire s'est identifié avec sa carte d'identité et un numéro de téléphone avant de partir ; selon Esteban Arellano, du Sindicat, il a été pris en charge dans un centre de santé.
Le syndicat indique que deux recours sont en cours, une plainte devant le Tribunal Supremo et un recours en reposición, après la suspension de l'expulsion le 30 septembre.
- 22 oct.La police arrive à l'appartement, environ trois heures avant l'heure prévue de 9 h 30
- 22 oct.Les agents judiciaires arrivent et changent la serrure, selon La Vanguardia
La police arrive avant l'heure prévue
L'expulsion d'un physicien et chercheur de l'université de Valence a été exécutée jeudi 22 octobre dans un appartement de Burjassot, commune située à la périphérie de Valence. L'expulsion était prévue à 9 h 30, mais la Police nationale est arrivée à l'immeuble vers 6 h, soit environ trois heures plus tôt, et a déployé huit fourgons. Le locataire a raconté avoir été réveillé par du bruit dans la rue et avoir vu des véhicules de la police antiémeute bloquer la chaussée. Selon les récits, il a alors commencé à présenter des symptômes d'anxiété et a déclaré ne pas s'attendre à une opération d'aussi bonne heure.
Le locataire part après s'être identifié
Les agents ont demandé au locataire de s'identifier ; il a présenté sa carte d'identité et un numéro de téléphone avant de quitter l'appartement. Esteban Arellano, porte-parole du Sindicat d'Habitatge de València, a indiqué que l'homme avait quitté le logement par nécessité après une crise d'angoisse et avait été pris en charge dans un centre de santé. Le syndicat avait convoqué une conférence de presse à 8 h 30 pour expliquer le dossier, mais le locataire lui a fait savoir qu'il ne voulait exposer personne à un affrontement ; aucun rassemblement n'a donc été organisé. Selon Esteban Arellano, un attroupement aurait suscité une forte réponse policière, et il a présenté ce cas comme la partie visible d'un problème plus large.
« Ce cas est un exemple clair de la réalité de la crise du logement que subissent les travailleuses. »
Esteban Arellano a ajouté que la majorité de la population est plus proche de vivre une situation de ce type que de pouvoir acheter un logement.
Deux recours et une suspension antérieure
L'expulsion avait été suspendue le 30 septembre, le tribunal ayant accordé au locataire dix jours ouvrables pour présenter ses arguments, selon La Vanguardia. Le syndicat affirme que ces dix jours ouvrables n'ont pas été acceptés et indique avoir deux recours en cours : une plainte visant à porter l'affaire devant le Tribunal Supremo et un recours en reposición. Esteban Arellano a précisé que le locataire dispose de deux décisions de justice en sa faveur, qui reconnaissent son droit d'achat et confirment que son contrat de location reste en vigueur. Eldiario rapporte que le premier report a suivi la pression des voisins et le soutien de collègues de l'Instituto de Física Corpuscular, après que le Sindicat a mobilisé des personnes contre l'expulsion.
Loyer, dette et propriété de l'appartement
LaSexta rapporte que le locataire habitait l'appartement depuis 17 ans et payait son loyer chaque mois. Selon la même chaîne, son loyer s'élevait à 350 euros depuis la crise financière de 2008, mais le bien est ensuite passé à un fonds d'investissement qui a porté le loyer à un niveau qu'il ne pouvait plus assumer. Il fait également l'objet d'une créance de 36 000 euros qu'il attribue à des révisions de loyer. LaSexta indique en outre que l'appartement a été vendu à un particulier en 2025, sans respecter son droit d'achat préférentiel. Eldiario rapporte qu'il louait le logement depuis 2009 au titre d'un contrat incluant un droit d'achat, et que l'expulsion fait suite à une procédure judiciaire engagée par le fonds propriétaire du bien.