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Conflits · Doha et Téhéran

Un méthanier qatari touché par des objets non identifiés alors que les discussions américano-iraniennes se tiennent à Doha

Des objets non identifiés ont touché vendredi soir dans le Golfe le méthanier qatari Al Mayeda, sans faire de blessés. La frappe est survenue alors que les discussions indirectes de Doha sur la réouverture du détroit d'Ormuz entraient dans leur troisième jour.

Texte IA fondé sur les articles de The Guardian, Al Jazeera Online, Il Sole 24 ORE et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Doha, Téhéran · Qatar, Iran
Comment on en est arrivé là
  1. 1 nov.Les discussions indirectes de Doha entrent dans leur troisième jour ; Nakilat publie un communiqué sur la frappe
  2. 2 nov.Le ministre iranien des Affaires étrangères attendu au Turkménistan
  3. 3 nov.Élections de mi-mandat aux États-Unis

Un méthanier touché dans le Golfe

La Qatar Gas Transport Company (Nakilat) a annoncé dimanche 1er novembre que son méthanier Al Mayeda avait été touché par des « objets non identifiés » alors qu'il naviguait dans le Golfe vendredi soir 30 octobre. L'entreprise, propriétaire du navire, a indiqué qu'aucun membre d'équipage n'avait été blessé et qu'aucun dommage environnemental n'avait été signalé. Elle a décrit le navire comme sûr et opérationnel et précisé que les conséquences de la frappe étaient encore en cours d'évaluation. Le communiqué a été publié par la Bourse du Qatar. MarineTraffic recense le navire sous pavillon des îles Marshall. Le bâtiment se rendait au Pakistan et avait reçu de Téhéran, quelques heures plus tôt seulement, une autorisation directe et un feu vert pour un passage sûr. Aucun groupe n'avait revendiqué l'attaque au moment des premières informations.

Une campagne plus large contre la navigation

Oman a annoncé avoir secouru les 25 membres d'équipage d'un pétrolier attaqué vendredi au large de ses côtes, où un incendie s'était déclaré à bord. L'Iran a fait état de plusieurs pétroliers en feu après avoir heurté des mines dans le détroit d'Ormuz dans les jours précédant le 1er novembre. Le détroit est au cœur du conflit entre Washington et Téhéran depuis le début de la guerre le 28 février, déclenchée par des frappes israéliennes et américaines. Le Wall Street Journal a rapporté que l'armée américaine assure depuis des mois une couverture aérienne quasi continue aux cargos commerciaux empruntant la route sud du détroit, où l'Iran a intensifié ses attaques contre les navires.

Médiation à Doha

Les discussions indirectes de Doha sont entrées dimanche dans leur troisième jour, le Qatar tentant de négocier la libération de plus de 6 milliards de dollars d'avoirs iraniens. Une telle libération pourrait conduire l'Iran à rouvrir le détroit d'Ormuz et permettre la reprise des discussions sur le programme nucléaire iranien. La proposition qatarie compresse la séquence dans laquelle les États-Unis lèvent les sanctions, puis l'Iran rouvre le détroit et entame les discussions nucléaires. Le Qatar s'est attaché à surmonter le manque de confiance entre les parties, et l'Iran a accepté de ramener ce calendrier de sept à deux jours. La médiation qatarie s'est poursuivie malgré la frappe contre l'Al Mayeda. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, ne participe pas à la médiation et doit se rendre au Turkménistan lundi 2 novembre, mais d'autres diplomates iraniens y sont fortement impliqués. M. Araghchi a dit espérer que les États-Unis choisiraient « la diplomatie plutôt que d'autres voies », tout en ajoutant qu'aucun projet de discussions directes avec Washington n'existait pour l'instant.

Washington et les États du Golfe

Trump a déclaré samedi 31 octobre que les États-Unis avaient détruit une grande partie de l'armée iranienne mais devaient encore « s'occuper » d'une ou deux cibles, tandis que Téhéran menaçait de représailles en cas d'attaque. Il a affirmé que les négociations visant à mettre fin à la guerre se déroulaient bien, mais que l'Iran n'était pas très fiable. Rubio a déclaré le même jour que les États-Unis étaient ouverts à une solution diplomatique. Des responsables du Golfe attendent la réponse de Washington à une proposition iranienne qui pourrait rouvrir le détroit avant les élections de mi-mandat américaines de mardi 3 novembre. L'émissaire émirati Anwar Gargash a déclaré qu'un nouveau cycle d'escalade n'était dans l'intérêt ni de l'Iran ni d'aucun de ses voisins, et que les Émirats se préparaient au pire.

« Les relations avec l'Iran sont essentielles, car l'Iran est notre voisin et nous ne voulons pas le voir entraîné dans une crise prolongée. »

Anwar Gargash, émissaire des Émirats arabes unis

Gargash a présenté la position du Golfe comme la volonté d'éviter une crise prolongée tout en restant préparé à une issue plus défavorable.

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Ce qui a changé depuis cette entrée :

  1. 01/11Le méthanier qatari Al Mayeda touché par des objets non identifiés dans le Golfe, aucun blessé
  2. 01/11Araghchi déclare que les médiateurs étudient un plan pour rouvrir Ormuz en deux jours si les États-Unis remplissent leurs conditions
  3. 01/11Trump déclare que les États-Unis ont encore une ou deux cibles iraniennes à traiter

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