
Un professeur d'anglais à Paris placé en détention provisoire pour abus sexuels présumés sur 22 enfants d'école maternelle
Des juges parisiens ont placé un prestataire linguistique de 31 ans en détention provisoire après des plaintes de familles de l'école privée Saint-Laurent dans le 10e arrondissement.
Mise en examen et détention à Paris
Un instructeur d'anglais de 31 ans a été mis en examen et placé en détention provisoire le jeudi 24 septembre 2026 à Paris. Les autorités judiciaires françaises ont inculpé le suspect, identifié comme Yasser G., pour viol, agressions sexuelles et violences sur 22 enfants d'école maternelle. Le suspect, qui n'avait aucun casier judiciaire, enseignait à Saint-Laurent, une école privée catholique sous contrat avec l'État dans le 10e arrondissement de la capitale. La police l'a arrêté le mardi 22 septembre, le plaçant en garde à vue avant de le transférer au tribunal. Un juge d'instruction va désormais mener l'enquête judiciaire suite aux réquisitions du parquet.
- Yasser G. commence à enseigner l'anglais à l'école privée Saint-Laurent
- Les parents rencontrent la directrice de l'école pour faire part de leurs inquiétudes concernant l'enseignant
- Plainte formelle déposée ; la directrice alerte le procureur et suspend l'enseignant
- La police arrête Yasser G. et le place en garde à vue
- Le suspect est mis en examen pour viol et agressions et placé en détention provisoire
Étendue des abus et témoignages des victimes
L'enquête porte sur des allégations concernant 22 élèves nés entre 2020 et 2022, inscrits à l'école maternelle durant l'année scolaire 2025–2026. Les enquêteurs de la Brigade de protection des mineurs ont interrogé les enfants et leurs représentants légaux pendant plusieurs semaines. Les déclarations recueillies lors de ces auditions ont décrit un schéma cohérent de violences physiques et d'abus sexuels pendant les cours de langue. Le parquet de Paris a résumé les témoignages présentés aux autorités judiciaires.
Les 22 enfants interrogés, nés entre 2020 et 2022, et leurs représentants légaux ont décrit des insultes, des cris, des coups, des attouchements sur les fesses et les organes génitaux, ainsi que des pénétrations digitales de la part de l'enseignant.
Chronologie des signalements et enquête policière
La prise de conscience institutionnelle d'éventuels agissements a commencé des mois avant l'arrestation de l'instructeur. En mai 2026, les parents d'un élève ont demandé une entrevue avec la directrice pour faire part de préoccupations partagées par plusieurs familles concernant le comportement de l'enseignant en classe. Une plainte pénale déposée par le père d'une autre fille le 23 juin 2026 a conduit la directrice de l'école à alerter officiellement le procureur. Les administrateurs de l'école ont suspendu Yasser G. de son poste d'enseignant le jour même, mettant fin à sa présence dans l'école après dix mois.
Dès réception de la notification, la section mineurs du parquet de Paris a demandé au commissariat du 10e arrondissement de centraliser toutes les plaintes déposées. Le dossier a ensuite été transmis à la Brigade spécialisée de protection des mineurs pour traiter les dépositions formelles et la collecte de preuves.
Réponse du prestataire externe et critiques des familles
Yasser G. travaillait à l'école en tant que prestataire externe employé par CapEnglish, une agence privée de soutien linguistique. Mardi, CapEnglish a publié un communiqué reconnaissant qu'un ancien employé avait été accusé d'actes criminels graves définis par le code pénal. L'entreprise a affirmé que l'instructeur avait été immédiatement suspendu de tout contact avec les élèves dès que la directrice de l'école a communiqué les allégations. L'agence a déclaré que les procédures de vérification standard lors de l'embauche n'avaient révélé aucun obstacle juridique ou antécédent à son emploi auprès de mineurs, ajoutant qu'elle reste en pleine coopération avec les autorités judiciaires.
Les familles des victimes ont contesté l'adéquation de la réponse administrative interne suite aux premières alertes. Les représentants légaux des familles concernées ont critiqué la gestion des plaintes par l'école, affirmant que la direction avait fait preuve de négligence après les premiers avertissements en mai 2026.

