La Police nationale espagnole a interpellé à Madrid, le 13 octobre, un professeur de mathématiques de 37 ans soupçonné d'agressions sexuelles sur des mineurs, selon un communiqué publié par les forces de l'ordre le 20 octobre. L'homme ne travaillait plus dans l'établissement catholique où il avait enseigné. Les enquêteurs de l'unité de la police chargée des affaires familiales et des violences faites aux femmes (UFAM) ont ouvert l'enquête après que plusieurs élèves ont évoqué son comportement auprès de leurs professeurs actuels. Il est poursuivi pour trois chefs d'agression sexuelle avec pénétration, en caractère continu, sur un enfant de moins de 16 ans, trois autres chefs d'agression sexuelle sur d'autres mineurs, ainsi que pour proxénétisme de mineurs, pornographie enfantine et « grooming », c'est-à-dire le fait d'attirer des mineurs à des fins sexuelles.
La police affirme avoir identifié neuf victimes âgées de 12 à 15 ans et avoir recueilli la déposition de toutes. D'autres victimes potentielles ont été identifiées et l'enquête se poursuit, aucune décision n'ayant été prise d'écarter de nouvelles poursuites. Les chiffres divergent selon les médias. El País, citant Cadena SER, indique que l'enseignant est accusé d'au moins 10 agressions sexuelles, tandis que des sources policières citées par laSexta font état de 12 victimes, dont six liées à des agressions sexuelles présumées et d'autres à des enregistrements. El Mundo rapporte que la police soupçonne l'existence d'au moins douze victimes.
Lors d'une perquisition au domicile de l'enseignant, menée avec l'autorisation d'un juge, les agents ont saisi des téléphones portables, des ordinateurs et des supports de stockage. El Mundo rapporte que l'analyse de ce matériel a permis de retrouver des enregistrements de certaines des agressions présumées. Selon RTVE, certaines agressions ont eu lieu à l'intérieur de l'établissement et d'autres à l'extérieur.
Après environ 48 heures en garde à vue, le temps de la rédaction du procès-verbal, le suspect a été présenté à un juge. Celui-ci a ordonné son placement en détention provisoire sans caution, mesure effective depuis le 16 octobre. La détention provisoire n'est pas une condamnation et les charges n'ont pas encore été examinées par un tribunal.
L'avocate Beatriz de Vicente, invitée de l'émission Más Vale Tarde, a soutenu que la loi de 2021 sur la protection de l'enfance impose d'enquêter sur l'établissement où un enseignant a travaillé auparavant lorsqu'un enfant est agressé par celui-ci. Elle a estimé que tous les lieux où l'enfant a passé du temps devaient être examinés, en particulier lorsque le suspect est un enseignant.
« Il peut y avoir des victimes cachées et réduites au silence. »
Elle a ajouté que si un établissement affirme n'avoir rien su, les enquêteurs doivent tout de même vérifier, car des victimes ont pu garder le silence.
L'école accueille des élèves du deuxième cycle de l'éducation préscolaire jusqu'au baccalauréat et fête cette année son 125e anniversaire, selon El País. La congrégation religieuse qui la gère possède six établissements en Espagne, dont deux à Madrid. L'école se situe à l'angle des rues Valverde et Puebla, dans le quartier de Malasaña, près de la Gran Vía, selon eldiario.es.
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La police indique qu'un professeur de mathématiques de 37 ans, qui ne travaillait plus dans l'établissement, a été interpellé le 13 octobre et est placé en détention provisoire depuis le 16 octobre. Neuf victimes âgées de 12 à 15 ans ont livré leur témoignage à ce stade.
Texte IA fondé sur les articles de LaSexta, EL MUNDO, eldiario.es et d’autres médias. Publié .