En bref
- Novembre 2026Une signature possible de l'accord avec le Rwanda
- Fin 2026Date cible pour un accord avec un pays tiers
- 2027Les premiers expulsés pourraient arriver si les discussions aboutissent
Le Rwanda apparaît comme le favori
Selon l'AFP, qui cite des personnes proches des négociations, le Rwanda est devenu le favori pour accueillir le premier centre de retour que les pays de l'UE veulent installer hors d'Europe. L'Allemagne, le Danemark, l'Autriche, la Grèce et les Pays-Bas travaillent à un accord avec un pays tiers d'ici la fin de 2026, ce qui permettrait l'ouverture d'un centre en 2027. Des informations publiées le 20 octobre indiquent que l'accord pourrait être signé dès novembre 2026. Les responsables n'ont pas confirmé publiquement le lieu, et le gouvernement rwandais n'avait pas répondu à la demande de commentaire de l'AFP. Des représentants des cinq pays se sont rendus à Kigali en septembre pour discuter des détails, tandis qu'une délégation rwandaise a voyagé en Europe dans les semaines précédant le 20 octobre et s'est arrêtée à Bruxelles.
Ce que prévoit le projet pilote
Le centre initial accueillerait environ 100 personnes, chacun des cinq pays en envoyant une vingtaine, selon des personnes proches des discussions. Les personnes visées sont des migrants déboutés du droit de rester et qui ne peuvent pas être renvoyés dans leur pays d'origine. La réponse du gouvernement fédéral datée du 7 octobre cite des obstacles tels que l'absence de coopération sur l'obtention de passeports ou la vérification d'identité, et indique que l'objectif est des avancées concrètes d'ici la fin de l'année. Les procédures d'asile n'auraient pas lieu dans le pays tiers, contrairement au modèle britannique abandonné, de sorte que les personnes concernées seraient déjà tenues de quitter le territoire. Une source proche des discussions a indiqué que le site ne serait pas un centre de rétention fermé, et un diplomate a déclaré que le processus avançait bien, mais que les pays ne diraient rien du calendrier ni du pays concerné. La Commission européenne participe aux discussions en tant qu'observatrice.
Règles de l'UE et critiques
Début octobre, le Conseil de l'UE a donné son approbation finale à des règles qui rendent ces centres possibles, à condition que le pays tiers ait conclu un accord conforme aux normes internationales en matière de droits humains. Les mineurs non accompagnés sont exclus du dispositif. Le commissaire aux droits humains du Conseil de l'Europe, Michael O'Flaherty, a mis en garde contre des risques considérables et appelé à des contrôles indépendants, des garanties contraignantes et un contrôle juridictionnel. Les critiques craignent que des personnes ne restent dans l'incertitude dans des pays tiers sans perspective claire. Emmanuel Macron a critiqué le concept lors d'un sommet en juin, estimant que ces centres n'étaient ni efficaces ni conformes aux valeurs de l'UE, et les partis de gauche et les ONG se sont également montrés très critiques.
Précédents et prochaines étapes
Le plan britannique de 2022 avec le Rwanda a été abandonné par le gouvernement de Keir Starmer après de nombreux obstacles juridiques. L'Italie exploite un site comparable en Albanie, dont la légalité est contestée devant les tribunaux. Kigali a confirmé en août avoir entamé des discussions préliminaires avec certains pays européens. Une conférence sur la migration à Vienne à la mi-novembre pourrait servir de cadre à une signature, selon des observateurs. Si les discussions aboutissent, les premiers expulsés pourraient arriver en 2027.
Questions ouvertes
Aucune annonce officielle n'a nommé le Rwanda, et Berlin ne confirme pas les États partenaires individuels. Selon une source proche des discussions, le site pourrait proposer une formation professionnelle et le Rwanda préférerait le qualifier de centre d'accueil. Le Rwanda n'avait pas répondu à la demande de commentaire au moment du rapport de l'AFP. Les prochaines étapes visibles sont la conférence de Vienne à la mi-novembre et l'objectif de fin 2026 pour un accord.