
Donald Trump attribue les manifestations lycéennes françaises à l'immigration massive et à l'islam avant les élections de mi-mandat aux États-Unis
Le président des États-Unis Donald Trump a affirmé que les manifestations des lycéens français sur les conditions d'enseignement découlent d'une immigration incontrôlée, alors que près de 90 000 manifestants ont défilé en France.
Trump lie les manifestations lycéennes françaises à l'immigration
Le président des États-Unis Donald Trump a publié mardi un message sur Truth Social affirmant que les grandes manifestations lycéennes en France sont motivées par une immigration incontrôlée plutôt que par des revendications sur les établissements scolaires. La déclaration portait sur des mobilisations qui ont fermé des centaines de lycées à travers la France depuis la mi-septembre. Trump a rejeté les arguments des organisateurs lycéens concernant le financement des écoles et les emplois du temps, présentant ces troubles comme une transformation démographique et religieuse. Les autorités françaises ont indiqué que des dizaines de milliers d'adolescents ont participé aux manifestations mardi, troisième mobilisation nationale organisée par les collectifs lycéens.
Ce qui se passe en France n'est rien d'autre qu'une immigration massive et incontrôlée. Il ne s'agit pas des écoles, c'est l'islam qui tente de prendre le contrôle d'un pays autrefois grand !
La réaction conservatrice américaine et l'enjeu des élections de mi-mandat
L'intervention de Trump a coïncidé avec une campagne de figures des médias conservateurs américains, qui ont partagé des vidéos des manifestations françaises sur les réseaux sociaux. Dave Rubin, qui compte 1,6 million d'abonnés sur X, a diffusé lundi une vidéo tournée dans une gare française pour s'opposer à ses adversaires politiques aux États-Unis.
Cela se produira aux États-Unis si les démocrates reviennent au pouvoir.
Le commentateur conservateur Glenn Beck, qui compte 2,2 millions d'abonnés sur X, a décrit ces troubles comme faisant partie d'une campagne internationale organisée.
Ce qui se passe en France s'inscrit dans un réseau international de socialistes qui veulent démanteler l'Occident.
Ces déclarations interviennent quelques semaines avant les élections de mi-mandat aux États-Unis du 3 novembre 2026. Le Parti républicain est confronté à des sondages difficiles et à la possible perte du contrôle du Congrès, les électeurs exprimant leur mécontentement face à la hausse du coût de la vie.
- Début des manifestations lycéennes sur les moyens des établissements dans les banlieues du nord de Paris
- Les commentateurs conservateurs Dave Rubin et Glenn Beck partagent des vidéos des manifestations en ligne
- Près de 90 000 personnes défilent en France tandis que Donald Trump lie les troubles à l'immigration
- Les États-Unis tiennent les élections de mi-mandat au Congrès
Revendications et fermetures d'établissements dans les villes françaises
Le mouvement de protestation a débuté dans les banlieues du nord de Paris à la mi-septembre avant de s'étendre à de grandes villes comme Marseille, Strasbourg et Lyon. Des lycéens ont organisé des blocages devant les établissements, rejoints par des étudiants, des enseignants, des syndicats de l'éducation et des associations de parents. Les manifestants citent la pénurie chronique d'enseignants, des programmes scolaires surchargés, des journées de cours prolongées et la dégradation des bâtiments comme principales causes de leur action. Mardi, environ 90 000 manifestants ont défilé dans tout le pays, entraînant la fermeture de 900 établissements. Le gouvernement français reste sous pression alors que les syndicats lycéens réclament des budgets plus importants pour l'enseignement public.
Affrontements, blessés et procédures judiciaires
Plusieurs manifestations ont dégénéré en affrontements de rue entre des jeunes et les forces de l'ordre, faisant près de 200 jeunes manifestants blessés et 65 policiers et gendarmes blessés. Des dégradations ont touché plus de 400 lycées, ainsi que des commerces et des bâtiments municipaux, pour un montant total de plusieurs millions d'euros. Le ministère de la Justice a annoncé que les forces de l'ordre ont interpellé 5 060 personnes depuis le début des troubles, dont 4 406 mineurs (87 %). Les autorités judiciaires ont engagé des poursuites contre 1 803 personnes, plaçant 1 483 mineurs et 319 majeurs en garde à vue. Les tribunaux ont ordonné le placement en détention provisoire de 14 personnes, dont quatre adolescents.
- Interpellations totales
- 5060
- Mineurs interpellés
- 4406
- Mineurs poursuivis
- 1483
- Majeurs poursuivis
- 319
- Détentions provisoires
- 14


