
Trump salue le pacte de défense Arabie saoudite-Turquie-Pakistan comme un « Moyen-Orient qui s’unit »
Le président américain Donald Trump a déclaré être « très heureux » de l’accord de défense signé le 7 août par l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan, affirmant à ses abonnés sur Truth Social que le pacte montre que le Moyen-Orient s’unit.
La réaction de Trump
Le président américain Donald Trump a déclaré dimanche 16 août qu’il était « très heureux » de l’accord de défense signé le 7 août par l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan. Écrivant sur Truth Social, Trump a adressé ses félicitations et affirmé que l’accord montre que le Moyen-Orient s’unit.
montre que le Moyen-Orient s’unit et que ces pays pourront enfin se défendre de manière plus substantielle
Les trois États signataires sont tous considérés comme des alliés de Washington. L’accord a été signé en Arabie saoudite, un média grec, in.gr, le qualifiant d’« accord de La Mecque ». Les remarques de Trump sont intervenues neuf jours après la signature du pacte, dans le contexte des attaques contre le royaume sunnite et de la guerre plus large au Moyen-Orient.
- L’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan signent un accord de défense en Arabie saoudite
- Trump déclare sur Truth Social qu’il est « très heureux » du pacte et adresse ses félicitations
Les pressions sécuritaires de l’Arabie saoudite
L’Arabie saoudite a cherché à renforcer ses alliances sécuritaires après avoir été la cible de frappes de représailles iraniennes en réponse aux bombardements américains. Le royaume s’est retrouvé en première ligne de l’escalade régionale, confronté à des menaces de multiples directions. Riyad fait simultanément face à une recrudescence des hostilités au Yémen, où elle soutient le gouvernement internationalement reconnu dans sa lutte contre Ansarallah, un mouvement chiite également connu sous le nom de famille de ses dirigeants, les Houthis, aligné sur Téhéran. Les Houthis, comme les autres partenaires régionaux de l’Iran, ont contribué à la salve de systèmes aériens sans pilote et de missiles balistiques visant les monarchies du Golfe. La combinaison de ces menaces a poussé Riyad à rechercher de nouveaux partenariats de sécurité au-delà de sa dépendance traditionnelle envers les États-Unis, aboutissant à l’accord du 7 août signé sur le sol saoudien.
Médiation et guerre États-Unis-Iran
La Turquie, le Pakistan et l’Arabie saoudite partagent un soutien aux efforts de médiation visant à mettre fin à la guerre entre les États-Unis et l’Iran. Les trois pays ont soutenu des initiatives diplomatiques pour mettre fin au conflit, une position qui reflète leur intérêt plus large pour la stabilité régionale et leur exposition aux retombées du conflit. L’accord intervient alors que la guerre États-Unis-Iran continue de remodeler les alliances dans la région, l’Iran et ses alliés lançant des systèmes aériens sans pilote et des missiles balistiques contre les pétromonarchies du Golfe. Le soutien des trois signataires à la médiation les distingue des belligérants directs et les positionne comme des intermédiaires potentiels dans tout futur règlement du conflit.
Les analystes y voient un pivot loin de Washington
Des analystes cités dans des rapports de langue grecque considèrent l’accord comme un mécanisme permettant aux pays signataires de prendre leurs distances avec les États-Unis, de plus en plus perçus comme un allié peu fiable dans la région. Ces analystes soutiennent que Washington n’a pas été en mesure d’arrêter la gamme complète de drones et de missiles balistiques lancés par l’Iran et ses alliés régionaux contre les États du Golfe. Les États-Unis, dans cette évaluation, ne peuvent pas arrêter la série de systèmes aériens sans pilote et de missiles déployés par l’Iran et ses partenaires dans toute la région. Le pacte, dans cette lecture, représente une couverture par trois acteurs régionaux clés contre ce qu’ils perçoivent comme des garanties de sécurité américaines déclinantes, chaque signataire cherchant une plus grande autonomie pour sécuriser son propre territoire et ses intérêts.


