
Trump ordonne une réduction des exercices militaires américano-sud-coréens et confirme un contact avec Kim Jong Un
Le président américain Donald Trump a ordonné au Pentagone de réduire les exercices conjoints avec la Corée du Sud, invoquant sa relation avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un et le refus de Séoul de participer à des actions militaires contre l'Iran.
Directive de réduire les exercices conjoints
Le 16 août 2026, Donald Trump a annoncé sur Truth Social qu'il avait ordonné au secrétaire à la Défense Pete Hegseth de réduire considérablement les exercices militaires annuels Ulchi Freedom Shield avec la Corée du Sud. Ces manœuvres conjointes, prévues du 17 au 27 août et impliquant environ 18 000 soldats des deux nations, sont condamnées par Pyongyang comme des répétitions d'invasion. Trump a déclaré que les exercices étaient coûteux, financés principalement par les États-Unis, et envoyaient un message inapproprié à la Corée du Nord. Le président américain a lié sa décision au refus de la Corée du Sud d'aider les opérations militaires américaines dirigées contre l'Iran. Trump a noté que 39 000 soldats américains sont stationnés en Corée du Sud pour assurer la défense contre Pyongyang.
Nous avons 39 000 soldats là-bas pour vous protéger de Kim Jong Un, votre voisin, et vous n'allez pas nous aider dans une opération militaire très simple en Iran ? C'est étrange.
Déclarations dans le Bureau ovale et contact avec Kim Jong Un
S'exprimant dans le Bureau ovale le 17 août, Trump a déclaré que Kim Jong Un avait répondu à une demande de pourparlers des États-Unis, sans révéler le moment ni le moyen de communication. Trump a affirmé qu'il partage un respect mutuel avec Kim, soutenant que le dirigeant nord-coréen n'aimait pas les anciens présidents américains Barack Obama et Joe Biden. Cet échange fait suite aux négociations passées entre Trump et Kim lors des sommets de Singapour en 2018 et de Hanoï en 2019, qui se sont soldés par un échec sans accord sur la dénucléarisation et l'allègement des sanctions. Selon CNN, des responsables de l'administration avaient auparavant envisagé d'organiser une autre réunion bilatérale avant un voyage prévu en Asie.
Kim Jong Un m'a toujours traité avec un grand respect. Nous nous sommes rencontrés plusieurs fois, en fait à deux occasions principales, nous avons parlé et passé du temps ensemble. Je le comprends, et il me comprend.
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Réactions de Séoul et Washington
Le bureau présidentiel sud-coréen a annoncé qu'il examinait le message de Trump tout en visant à servir de facilitateur pour un dialogue de paix entre Washington et Pyongyang. Concernant la demande au Moyen-Orient, Séoul a précisé qu'il soutient les efforts de cessez-le-feu et les droits de navigation dans le détroit d'Ormuz, mais que toute implication militaire nécessite le respect des procédures légales et de la préparation au combat nationale. Le ministère sud-coréen de la Défense nationale a confirmé le 17 août que les exercices Ulchi Freedom Shield se poursuivaient comme prévu. Au Congrès américain, le sénateur Jack Reed, principal démocrate de la commission des forces armées du Sénat, a condamné la réduction des manœuvres comme un abandon des engagements alliés.
Lorsque le président Trump réduit les exercices militaires pour s'attirer les faveurs d'un dictateur, ou punit la Corée du Sud pour avoir refusé de se joindre à une guerre qu'il a lui-même déclenchée, tous nos alliés et adversaires concluent que les engagements américains ne sont pas durables.
- Participants à Ulchi Freedom Shield
- 18000 soldats
- Soldats américains stationnés en Corée du Sud
- 39000 soldats
Tensions régionales entre partenaires alliés
Le différend sur la coopération militaire fait suite à une initiative du président sud-coréen Lee Jae-myung le 15 août proposant un dialogue pour conclure formellement la guerre de Corée (1950-1953). Pyongyang a rejeté à plusieurs reprises ces ouvertures, ayant modifié sa constitution pour définir la Corée du Sud comme un État ennemi et déployé du personnel militaire pour soutenir la Russie en Ukraine. Les relations bilatérales entre Washington et Séoul étaient déjà sous pression en raison des droits de douane à l'importation récemment imposés par les États-Unis. Trump a également critiqué les membres européens de l'OTAN pour avoir hésité à sécuriser les routes pétrolières du Moyen-Orient malgré les dépenses de défense américaines en Europe, et a déclaré au journaliste de Fox News Trey Yingst que les États-Unis bombarderaient Oman s'il entravait les opérations près du détroit d'Ormuz.


