
Trump met en garde les nations étrangères contre l'aide à l'Iran alors que les indices pétroliers dépassent 91 dollars
Le président américain Donald Trump a annoncé que toute nation offrant des bouées de sauvetage économiques à Téhéran serait confrontée à des sanctions, alors que les pourparlers diplomatiques sont au point mort et que les prix du brut augmentent suite aux tensions dans le golfe Persique.
Avertissement de sanctions et cibles secondaires
Le président américain Donald Trump a lancé un avertissement mercredi 19 août 2026, menaçant de lourdes sanctions économiques contre toute nation étrangère aidant l'Iran. Écrivant sur Truth Social, Trump a déclaré que Téhéran n'avait pas saisi l'occasion de négocier un accord, ce qui a provoqué ce qu'il a décrit comme l'opération économique la plus écrasante jamais menée contre un pays. L'avertissement visait divers canaux financiers et logistiques, appelant à un arrêt immédiat de la contrebande de pétrole, des échanges de devises, des transferts d'argent, des bureaux de change, des registres de navires et des sociétés écrans. Bien que Trump n'ait pas désigné de gouvernement spécifique, le New York Times a rapporté que les principaux importateurs de pétrole iranien, dont la Chine, pourraient être sanctionnés en vertu de ces mesures. Cette annonce faisait suite à une déclaration la semaine précédente du secrétaire au Trésor américain Scott Bessent, qui avait prévenu que l'Iran serait confronté à un isolement économique d'une ampleur jamais vue.
TOUT pays qui permet à ses institutions financières, entreprises, aéroports ou entités gouvernementales d'offrir une quelconque forme d'assistance à l'Iran subira lui-même de TERRIBLES répercussions économiques.
Tensions dans le Golfe et rupture des liens commerciaux
La pression économique fait suite à six mois de conflit, qui ont débuté le 28 février 2026 par des frappes conjointes américano-israéliennes contre des sites iraniens. En réponse, Téhéran a attaqué des alliés régionaux des États-Unis et bloqué le détroit d'Ormuz, tandis que Washington a établi un blocus naval autour des ports iraniens. Les tensions régionales se sont intensifiées mardi 18 août, lorsque les Émirats arabes unis ont accusé l'Iran d'avoir lancé deux missiles balistiques en mer pour cibler des navires commerciaux. Téhéran a nié toute responsabilité dans ces tirs, mais le gouvernement émirati a immédiatement suspendu tous les échanges commerciaux et transactions financières avec l'Iran jusqu'à nouvel ordre. Cette décision a rompu le commerce entre deux voisins partageant des liens historiques de longue date et ayant maintenu des volumes d'échanges substantiels avant les hostilités.
En réponse à la coopération des pays du Golfe avec les États-Unis, le chef des forces armées iraniennes, le général Ali Abdollahi, a lancé un avertissement via l'agence de presse Mehr.
Toute assistance ou toute facilité fournie à l'agresseur militaire américain équivaut à une participation aux opérations militaires américaines.
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- Donald Trump prévient sur Truth Social d'une action économique de grande envergure contre les pays aidant l'Iran
- Les indices pétroliers grimpent alors que le Brent s'établit à 91,62 dollars et le WTI atteint 85,83 dollars au milieu des blocages persistants du transit
Négociations au point mort et posture militaire
Les canaux diplomatiques entre Washington et Téhéran restent totalement gelés après l'échec des pourparlers. Trump a confirmé mardi qu'aucune discussion n'avait lieu ni n'était prévue avec le gouvernement iranien. Selon une source américaine citée par l'AFP, Trump a ordonné aux responsables américains de ne pas reprendre les négociations tant que Téhéran ne se serait pas rapproché de manière significative des positions de Washington. Parallèlement, le rythme militaire direct a ralenti par rapport aux premières semaines de l'affrontement. Les observateurs et les médias américains notent que Trump a adopté une posture militaire plus prudente car la guerre reste impopulaire auprès des électeurs américains et les réserves de munitions américaines ont subi un épuisement substantiel.
Réaction du marché de l'énergie
Les marchés mondiaux de l'énergie ont réagi à l'impasse prolongée et aux restrictions maritimes par une hausse des prix jeudi 20 août 2026. Le brut Brent pour livraison en octobre s'est établi au-dessus de 90 dollars le baril, grimpant de 0,66 % à 91,62 dollars. Le brut West Texas Intermediate pour livraison en septembre a augmenté de 1,05 % pour finir à 85,83 dollars le baril. Andy Lipow de Lipow Oil Associates a déclaré à l'AFP que les indices pétroliers continuent d'être soutenus par l'incapacité des États-Unis et de l'Iran à trouver un accord sur la réouverture du détroit d'Ormuz, qui sert de voie de transit principale pour les expéditions mondiales de pétrole.
- Brent (livraison octobre)
- 91.62 $/bbl
- WTI (livraison septembre)
- 85.83 $/bbl


