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Diplomatie·-2 h

Trump menace de retirer son soutien à l'OTAN après le refus des alliés d'aider dans la guerre en Iran et qualifie une analyse du NYT de « traîtresse »

Avant la visite du secrétaire général de l'OTAN Mark Rutte, Donald Trump a accusé le Royaume-Uni, l'Allemagne et l'Italie d'avoir refusé d'aider les États-Unis dans le conflit iranien, et a suggéré que Washington pourrait faire de même. Il a par ailleurs qualifié de « traîtresse » une analyse du New York Times remettant en question les bénéfices de la guerre.

Les dissensions au sein de l'alliance s'aggravent

Le président Donald Trump a vivement critiqué lundi les alliés européens de l'OTAN, les accusant de ne pas avoir soutenu les États-Unis dans leur guerre contre l'Iran. S'exprimant à la Maison-Blanche, il a nommé le Royaume-Uni, l'Allemagne et l'Italie. « Nous leur avons demandé de venir, et ils n'étaient pas là pour nous », a déclaré Trump, sans donner de détails. Ces déclarations sont intervenues quelques heures avant l'arrivée prévue à Washington du secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte, pour une visite de trois jours.

Trump a lié ce qu'il perçoit comme un camouflet à une menace plus large : si les alliés refusent d'aider sur des « petites choses », les États-Unis pourraient à leur tour retirer leurs garanties de sécurité. « Nous pouvons leur faire la même chose si nous le voulons, et nous le pourrions », a-t-il dit. Le président a souligné que Washington dépensait des centaines de millions de dollars pour protéger l'Europe de la Russie, mais n'avait reçu qu'une réponse « stupide » lorsqu'il avait demandé de l'aide contre l'Iran.

La guerre en Iran et un bilan contesté

Ces échanges font suite à près de quatre mois d'hostilités qui ont débuté avec l'opération Epic Fury le 28 février 2026. Un protocole d'accord pour mettre fin aux combats a été signé la semaine dernière, mais sa pérennité est déjà remise en question. L'Iran a de nouveau menacé de fermer le détroit d'Ormuz en réponse aux actions israéliennes dans le sud du Liban.

Trump a déversé sa colère contre une analyse du New York Times du journaliste Neil MacFarquhar, qui soutenait que la guerre avait peu apporté. Sur sa plateforme Truth Social, le président a écrit : « La façon dont le Corrompu et Déclinant New York Times couvre les histoires sur un Iran très abîmé et malmené, avec des "FAITS" FAUX & INVENTÉS, est, à mon avis, "TRAÎTRESSE". » Il a menacé d'ajouter ce reportage à son procès de plusieurs milliards de dollars contre le journal.

Leur Armée est FINIE, leur Marine est PARTIE, leur Armée de l'Air est PARTIE, leurs Pas de Tir, Missiles, Drones et leur Fabrication sont presque PARTIS, leurs deux principales équipes de dirigeants sont PARTIES, leur Inflation est à 250%, leur Économie est BRISÉE, leurs Soldats ne sont pas payés, le détroit d'Ormuz est OUVERT, LE PÉTROLE COULE À FLOTS, et la Bourse américaine ainsi que les emplois sont à des niveaux RECORDS.

L'analyse du Times a rétorqué que la fermeture du détroit avait été déclenchée par la propre guerre de Trump, que la structure de pouvoir iranienne restait intacte et peut-être même renforcée, et que l'accord-cadre avait accordé à Téhéran un allègement des sanctions et une aide économique. « En résumé, les États-Unis sont désormais dans une situation pire qu'avant la guerre », concluait l'article.

Trump vend l'ouverture du détroit d'Ormuz comme un succès, alors que sa fermeture n'a été déclenchée que par la guerre qu'il a ordonnée.

Analyse du New York Times

Visite de Rutte et tensions au sein de l'alliance

Mark Rutte doit rencontrer Trump à la Maison-Blanche entre mardi et jeudi, ainsi que d'autres hauts responsables américains. Cette visite était prévue avant la dernière sortie, mais se déroule désormais dans un contexte de tension aiguë. Washington a longtemps pressé les membres européens de l'OTAN d'assumer une plus grande part du fardeau de la défense, et depuis le retour de Trump au pouvoir en janvier 2025, elle a annoncé des réductions de troupes sur le continent.

Moments clés de la guerre en Iran et de ses répercussions diplomatiques
  1. Début de l'opération Epic Fury, lancement des frappes américaines contre l'Iran.
  2. Signature d'un protocole d'accord pour mettre fin aux hostilités, mais l'Iran menace à nouveau de fermer le détroit d'Ormuz.
  3. Trump critique les alliés de l'OTAN et qualifie une analyse du New York Times de « traîtresse ».
  4. Le secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte, entame une visite de trois jours à Washington.

Piste diplomatique en Suisse

Parallèlement aux récriminations publiques, des négociateurs américains et iraniens se rencontrent en Suisse sous la direction du vice-président JD Vance. Les discussions visent à jeter les bases d'un règlement final, le statut du détroit d'Ormuz et la situation dans le sud du Liban figurant parmi les points à l'ordre du jour. Trump s'est montré plus mesuré sur ce front, déclarant : « Tant qu'ils nous respectent, je ne veux pas utiliser le mot peur, car c'est inapproprié, tant qu'ils nous respectent, nous n'aurons aucun problème. »

Le sénateur Lindsey Graham, un faucon de longue date sur l'Iran, a soutenu l'attaque du président contre le Times, qualifiant ses propos de « tout à fait justes » et décrivant l'article comme « une insulte envers nos hommes et femmes en uniforme. »

Washington, D.C.

6 sources

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