
Trump affirme qu'un accord avec l'Iran est à deux ou trois jours et que le détroit d'Ormuz rouvrira immédiatement après la signature
Le président américain a déclaré à la presse que les deux parties sont dans les dernières étapes d'un accord « très, très bon » qui empêcherait Téhéran de se doter d'armes nucléaires et rouvrirait le détroit d'Ormuz.
Le dernier calendrier de Trump
Le président Donald Trump a déclaré mardi matin à des journalistes qu'un accord avec l'Iran pourrait être conclu « dans deux ou trois jours », décrivant les négociations comme étant dans leur phase finale. S'exprimant après avoir assisté au troisième match des finales de la NBA à New York, Trump a qualifié l'accord potentiel de « très, très bon, solide et puissant » et a insisté sur le fait que le détroit d'Ormuz rouvrirait immédiatement après la signature.
Nous sommes dans les dernières étapes de ce qui sera un très, très bon accord.
Le président a ajouté que le détroit « rouvrira immédiatement après la signature », contrastant un résultat négocié avec la poursuite des bombardements, qui, selon lui, maintiendrait la voie navigable fermée pendant des mois et causerait de nombreuses victimes. Selon CNN, c'est la 37e fois que Trump annonce qu'un accord est proche.
Ce que chaque camp veut
Des médiateurs menés par le Pakistan travaillent depuis des semaines pour combler le fossé entre Washington et Téhéran. Les États-Unis veulent que l'Iran abandonne son stock d'uranium hautement enrichi, que l'on croit toujours enfoui dans des installations souterraines après les frappes aériennes américaines pendant la guerre de 12 jours en 2025. L'Iran refuse cette exigence et insiste sur la levée des sanctions, ainsi que sur la libération des avoirs gelés avant la signature d'un quelconque accord final — une condition que Trump a rejetée.
Les déclarations de Trump jusqu'à présent concernant un éventuel accord contredisent les points déjà convenus, démontrant que [les États-Unis] ne cherchent ni un cessez-le-feu ni un dialogue.
Le président du Parlement iranien a fait ces remarques lundi, avant les dernières déclarations de Trump. Trump lui-même a reconnu qu'il n'y avait pas de « points de friction » empêchant un accord, bien que la gestion du détroit, le mécanisme de libération des avoirs iraniens gelés et la guerre d'Israël contre le Hezbollah restent non résolus.
Une trêve fragile tient
Israël et l'Iran ont suspendu leurs opérations militaires lundi après-midi après la pire escalade depuis un cessez-le-feu négocié par les États-Unis entré en vigueur début avril. Trump a déclaré que les deux parties avaient « accepté, par mon intermédiaire, d'arrêter » les échanges de tirs. La pause a suivi une salve de missiles iraniens contre Israël et des frappes israéliennes sur plusieurs villes iraniennes, lancées après que le Premier ministre Benjamin Netanyahu a semblé ignorer la demande de Trump de ne pas riposter.
Si je lui dis de faire quelque chose, il le fait.
Trump a déclaré à la BBC qu'Israël avait tiré ses missiles avant que les deux dirigeants ne parlent, niant toute désobéissance. Mardi, cependant, l'armée israélienne a émis un ordre d'évacuation pour la ville portuaire libanaise de Tyr, signalant d'éventuelles frappes contre des cibles du Hezbollah. Les rebelles houthis alignés sur l'Iran ont également revendiqué une attaque contre le territoire israélien et annoncé des restrictions sur la navigation israélienne en mer Rouge.
Diplomatie régionale et mouvements militaires
Le chef de l'armée libanaise, le général Rodolphe Haykal, s'est rendu au Pakistan mardi pour des entretiens avec le chef de l'armée pakistanaise, le maréchal Asim Munir, figure clé des négociations entre l'Iran et les États-Unis. Islamabad a réitéré son engagement à approfondir la coopération militaire avec le Liban dans un contexte de détérioration de la situation régionale. Le principal aéroport international de Téhéran a repris ses opérations normales mardi matin après une fermeture partielle de l'espace aérien lors de l'escalade. Israël a également déclaré avoir intercepté une « menace aérienne suspecte » en provenance du Yémen.
Pression intérieure sur Washington
La recherche d'un accord intervient alors que la guerre pèse sur la popularité de l'administration Trump avant les élections de mi-mandat. La hausse des prix du pétrole a ajouté de l'urgence, Trump cherchant à montrer que les objectifs militaires essentiels ont été atteints et qu'un accord de paix est dans sa phase finale. Il a déclaré à la presse que les États-Unis proclameraient une « victoire totale » sur Téhéran.
- Début de la guerre entre les États-Unis et l'Iran (date exacte de février non précisée dans les sources).
- Un cessez-le-feu négocié par les États-Unis entre l'Iran et Israël entre en vigueur.
- L'Iran lance plusieurs missiles contre Israël; Trump demande à Netanyahou de ne pas riposter.
- Israël frappe plusieurs villes iraniennes; Trump exige que les deux pays « arrêtent immédiatement de tirer ».
- Israël et l'Iran suspendent leurs opérations militaires dans l'après-midi.
- Trump déclare que l'accord est dans sa phase finale et pourrait être conclu dans deux à trois jours.


