
Trump transforme le 250e anniversaire de l'Indépendance en meeting de campagne, impose des restrictions de vote et met en garde contre le communisme
Le président Trump a utilisé le 250e anniversaire de l'indépendance américaine pour promouvoir son projet de réforme électorale bloqué, mettant en garde contre les menaces communistes et exigeant la fin du vote par correspondance devant une foule de partisans.
Une célébration retardée et politisée
Le 250e anniversaire de l'indépendance américaine sur le National Mall a été marqué par des menaces d'orages qui ont forcé une évacuation et retardé le discours du président Trump jusqu'à après 23 heures. La foule, composée en grande partie de ses partisans, a attendu des heures sous une canicule avant d'être autorisée à revenir après les contrôles de sécurité. Trump a commencé en se comparant aux soldats qui ont débarqué en Normandie le jour J, déclarant : « S'ils ont pu prendre d'assaut les plages le jour J, je peux bien faire un discours. »
Pendant 250 ans, les États-Unis d'Amérique ont été l'espoir, la promesse, la lumière et la gloire parmi toutes les nations du monde, sur la planète entière. Ils essaient d'être comme nous. Personne ne peut être comme nous.
L'événement, baptisé Freedom 250, a été critiqué pour avoir brouillé la frontière entre célébration nationale et meeting politique.
- Le National Mall est évacué en raison des orages approchants ; la foule attend des heures sous une canicule.
- Le président prononce un discours de près de 40 minutes, se comparant aux soldats du jour J et promouvant la réforme électorale.
- 850 000 projectiles pyrotechniques lancés depuis 10 points, le plus grand de l'histoire de Washington.
Promouvoir le Save America Act
Trump a profité de la tribune pour promouvoir le Save America Act, un projet de loi controversé bloqué au Congrès qui exigerait que tous les électeurs présentent une pièce d'identité avec photo et une preuve de citoyenneté, et interdirait le vote par correspondance sauf en cas de maladie, de handicap, de déploiement militaire ou de voyage. Il a présenté cette mesure comme essentielle pour mettre fin à la fraude électorale, malgré l'absence de preuves de fraude généralisée lors des élections précédentes.
Les États-Unis sont de retour et nous voulons maintenir leur grandeur. Nous y parviendrons en adoptant le « SAVE America Act », ce qui signifie que tous les électeurs, tous, absolument tous, doivent présenter une pièce d'identité et fournir ce qu'on appelle une preuve de citoyenneté, et il n'y aura pas de vote par correspondance, sauf dans certains cas.
Cette initiative intervient alors que Trump fait face à une faible cote de popularité en raison du coût de la vie et de la guerre en Iran, à l'approche des élections de mi-mandat en novembre. Un projet de loi sur le logement conclu avec les démocrates reste non signé, apparemment retenu comme moyen de pression.
Mises en garde contre le communisme et la fraude électorale
Trump a mis en garde à plusieurs reprises contre la menace du communisme, évoquant les récentes victoires aux primaires de candidats démocrates socialistes. Il a déclaré : « Nous ne voulons pas de communistes dans notre pays. Cela n'a jamais fonctionné. » Cette rhétorique a lié sa réforme électorale à un récit plus large d'ennemis intérieurs, faisant écho à ses allégations non fondées de fraude lors de l'élection de 2020.
Feux d'artifice et fierté militaire
La soirée a culminé avec un spectacle de feux d'artifice record impliquant 850 000 projectiles pyrotechniques lancés depuis 10 points autour du bassin du Lincoln Memorial, le plus grand de l'histoire de Washington. Des alertes à la qualité de l'air ont été émises pendant la canicule. Trump a également célébré l'histoire militaire américaine, assimilant le naufrage de la flotte espagnole dans la baie de Manille à la destruction récente de la marine iranienne, et a annoncé qu'un drapeau flottant au-dessus du Capitole serait bientôt planté par des astronautes américains lors de leur prochaine mission.


