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Conflits·-3 h

Trump censure Israël pour la frappe de Beyrouth et met en garde contre un sabotage des pourparlers de paix avec l'Iran

Le président américain a qualifié le raid israélien de disproportionné et a estimé qu'il n'aurait pas dû avoir lieu un jour où un accord nucléaire avec l'Iran est si proche.

La frappe matinale à Dahieh

Israël a frappé un site d'infrastructure du Hezbollah dans le quartier de Dahieh, dans la banlieue sud de Beyrouth, dimanche matin. L'armée israélienne a confirmé l'opération. La provocation initiale du Hezbollah, selon le président américain Donald Trump, était extrêmement limitée : personne n'a été blessé, touché ou tué.

Le blâme public de Trump

Dans un message sur Truth Social, Trump a rompu avec la posture traditionnelle des États-Unis et a ouvertement critiqué l'action israélienne. Il a reconnu le droit d'Israël à se défendre, mais a qualifié la réponse de disproportionnée par rapport à l'ampleur de la menace initiale.

L'attaque de ce matin à Beyrouth n'aurait pas dû avoir lieu, surtout un jour aussi important où nous sommes si proches d'un accord de paix avec l'Iran. Israël a le droit de se défendre contre les menaces, mais l'attaque à laquelle il a répondu était de très faible ampleur et insignifiante — personne n'a été blessé, touché ou tué — et cela ne doit pas perturber ce processus important.

Un accord imminent avec Téhéran

Trump a souligné qu'un accord avec l'Iran est proche et qu'il « apportera la paix dans la région, y compris au Liban ». Il a insisté pour que toutes les parties reculent, exigeant qu'il n'y ait plus d'attaques d'Israël nulle part au Liban et plus de frappes d'aucune autre partie, y compris le Hezbollah, contre Israël.

Nous sommes très proches d'un accord qui apportera la paix dans la région, y compris au Liban, et toutes les parties doivent reculer. Cela pourrait être le début d'une paix longue et belle — ne la faisons pas exploser !

La réponse cinglante de l'Iran

Les responsables iraniens ont réagi avec des menaces et du scepticisme. Le commandant adjoint du quartier général central de Khatam al-Anbiya a déclaré que les « crimes » israéliens dans la banlieue sud de Beyrouth ne resteraient pas sans réponse. Le négociateur iranien Mohammad Bagher Qalibaf a soutenu que la frappe montrait que les États-Unis manquent soit de volonté pour honorer leurs engagements, soit de capacité à le faire. Il a averti sur X que la voie actuelle ne pourrait pas continuer si les promesses ne peuvent être tenues.

L'attaque israélienne contre la banlieue sud de Beyrouth a montré que les États-Unis manquent soit de volonté pour respecter leurs engagements, soit de capacité à le faire. Poursuivre la voie actuelle sera impossible si les engagements ne peuvent être tenus.

Un moment fragile

Le message de Trump, publié sur sa propre plateforme sociale, était adressé directement au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et au Hezbollah. Il marque une intervention publique inhabituellement directe de Washington, présentant la frappe de Beyrouth comme une menace pour une percée diplomatique plus large plutôt que comme une mesure de légitime défense de routine.

Beyrouth

5 sources

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