Gouvernement · Washington

Blanche refuse d'exclure des poursuites contre les démocrates qui menacent d'enquêter sur Trump

Le procureur général Todd Blanche n'a pas voulu dire si des parlementaires pourraient être poursuivis pour avoir menacé d'ouvrir des enquêtes, tandis que Robert Garcia, futur président de la commission de supervision de la Chambre, a promis de poursuivre.

Texte IA fondé sur les articles de Bloomberg Business, Axios, Financial Times News et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Photo : The White House, Public domain (Wikimedia Commons, recadrée). Photo d'archives, 2025
Comment on en est arrivé là
  1. 5 nov.Garcia annonce officiellement sa candidature à la présidence de la commission de supervision de la Chambre
  2. 7 nov.Le message de Trump sur Truth Social accuse les démocrates d'extorsion et ordonne un examen du ministère de la Justice
  3. 8 nov.Blanche, Garcia et Sanders s'expriment le dimanche à la télévision sur le différend

Trump ordonne au ministère de la Justice de se pencher sur les démocrates

Trump a utilisé un message sur Truth Social samedi 7 novembre pour accuser les démocrates de menacer d'enquêtes et de procédure de destitution des responsables de l'administration et des donateurs républicains. Il a cité la sénatrice Elissa Slotkin, démocrate du Michigan, et l'a accusée de menacer des jeunes aux opinions républicaines. Il a qualifié ces agissements d'extorsion et écrit qu'il demandait au ministère de la Justice de les examiner immédiatement. La Maison-Blanche et le ministère de la Justice n'avaient pas répondu aux demandes de commentaire.

« C'est de l'extorsion au plus haut niveau, et ils doivent en répondre. »

Donald Trump, président des États-Unis

Blanche s'arrête avant de promettre des poursuites

Le procureur général Todd Blanche a déclaré à CNN, dans l'émission State of the Union, que le Congrès détient un pouvoir de contrôle constitutionnel, mais il a estimé que la rhétorique était allée trop loin. Interrogé sur la question de savoir si le ministère enquêterait sur des parlementaires démocrates, il n'a cité aucun texte pénal et n'a pas confirmé qu'une enquête avait été ouverte. Sur la possibilité que des parlementaires soient incarcérés, il a répondu que cela dépendait des crimes qu'ils avaient commis, et sur Fox News il a lié d'éventuelles poursuites à ce qu'avaient dit les démocrates. Il a aussi indiqué que le ministère fournirait une défense juridique aux responsables de l'administration visés par des investigations parlementaires, Stephen Miller compris.

Plus tôt, en février, un grand jury fédéral avait rejeté une demande du ministère de la Justice visant à mettre en examen Slotkin et cinq autres parlementaires démocrates à propos d'une vidéo appelant des militaires à refuser des ordres illégaux.

Garcia promet de continuer à presser l'administration

Robert Garcia, qui présidera la commission de supervision de la Chambre dans le nouveau Congrès, a officiellement annoncé sa candidature à ce poste dans une lettre à ses collègues jeudi 5 novembre. Il avait déjà prévenu des responsables de l'administration, dont Stephen Miller, de recruter des avocats. Dimanche, il a déclaré que des membres de la famille de Trump, dont Donald Trump Jr. et Jared Kushner, pourraient « absolument » faire l'objet des enquêtes de la commission. Il a cité la purge d'employés fédéraux menée par Elon Musk, les dons d'entreprises à la salle de bal de Trump et l'accès de Big Oil aux ressources vénézuéliennes comme des domaines où il y a un véritable travail d'enquête à mener.

« Ils peuvent s'en prendre à nous comme ils veulent. Nous ne nous laisserons pas intimider. »

Robert Garcia, démocrate appelé à présider la commission de supervision de la Chambre

Parler de destitution et un programme plus large

Hakeem Jeffries, en passe de devenir président de la Chambre, a dit s'attendre à un large soutien des démocrates à une destitution du secrétaire à la Défense Pete Hegseth, qu'il accuse d'abus de pouvoir et d'avoir mené une guerre coûteuse en Iran. Le républicain sortant Thomas Massie a déclaré qu'il forcerait un vote sur la destitution de Hegseth dans la semaine à venir, alors que les démocrates n'auront pas la majorité à la Chambre avant janvier. Bernie Sanders a déclaré à CNN qu'il était « absolument » favorable à une destitution du secrétaire à la Santé Robert F. Kennedy Jr. Sur NBC, dans Meet the Press, le sénateur du Vermont a appelé les démocrates à faire du pouvoir d'achat leur priorité.

« Nous ne pouvons pas passer tout notre temps à enquêter sur Trump. »

Bernie Sanders, sénateur du Vermont

Greg Casar, président du Caucus progressiste du Congrès, a déclaré aux journalistes mercredi 4 novembre que les démocrates devraient adopter des textes chaque semaine et forcer Trump à y opposer son veto. Il a cité comme priorités l'interdiction des pratiques de prix abusifs, des super PAC et du commerce d'actions par les parlementaires.

Le ministère de la Justice se prépare à un examen minutieux

Le ministère de la Justice aborde les deux prochaines années après avoir été peu contrôlé par les dirigeants républicains du Congrès, et il a été vidé par des licenciements massifs et un exode de fonctionnaires de carrière. Les commissions recrutent déjà d'anciens procureurs de carrière qui ont été licenciés ou sont partis depuis le début du second mandat de Trump. Plusieurs hauts responsables sont partis depuis l'élection, dont John Eisenberg, qui dirigeait la division de la sécurité nationale, Harmeet K. Dhillon, qui dirigeait la division des droits civiques, et Jason Reding Quiñones, le principal procureur du sud de la Floride. Le Washington Post rapporte que la Maison-Blanche et Blanche étaient devenus frustrés par leurs performances.

Toile de fond des élections de mi-mandat

Les démocrates ont remporté les élections de mi-mandat tenues mardi 3 novembre et contrôleront les deux chambres du Congrès à partir de janvier. Le Guardian parle de la plus lourde défaite de mi-mandat pour un parti au pouvoir depuis plus de 50 ans, les républicains perdant des sièges au Sénat qu'ils détenaient depuis des décennies. Trump reste en fonction jusqu'en janvier 2029 et peut opposer son veto aux textes qui ne bénéficient pas d'un soutien massif. L'obstruction parlementaire au Sénat est également maintenue, de sorte que les républicains peuvent bloquer les textes démocrates à venir qui n'obtiennent pas 60 voix.

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Sources et contexte

Washington · États-Unis

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