
Trump annule les frappes menaçantes contre l'Iran quelques heures après son avertissement, évoquant des progrès dans les pourparlers de paix — Téhéran dément toute avancée
Le président américain Donald Trump a soudainement annulé dans la nuit de jeudi les attaques massives prévues contre l'Iran, affirmant que les négociations avaient atteint les plus hauts niveaux de la direction iranienne. Téhéran a immédiatement démenti toute avancée.
Le revirement brutal
Le président Trump avait averti plus tôt dans la journée de jeudi que l'armée américaine allait frapper l'Iran « très durement » dans la nuit, menaçant même de s'emparer du terminal pétrolier stratégique de l'île de Kharg et de prendre « le contrôle total » de ses marchés pétrolier et gazier. Quelques heures plus tard, il annulait l'opération, écrivant sur Truth Social que les pourparlers impliquaient désormais le plus haut niveau de la direction iranienne. Les marchés boursiers ont progressé à cette nouvelle.
Il a suggéré qu'une cérémonie de signature pourrait avoir lieu ce week-end, probablement en Europe, tout en soulignant qu'un blocus naval reste pleinement en vigueur.Les derniers points de principe et de détail ont été approuvés par toutes les parties concernées, notamment les États-Unis, Israël, l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Qatar, la Turquie, le Pakistan, Bahreïn, le Koweït, la Jordanie et l'Égypte.
Le démenti de Téhéran
La direction politique iranienne a réagi dans l'heure. L'agence de presse Fars, proche des Gardiens de la révolution, a cité une source proche de l'équipe de négociation affirmant qu'aucun texte d'accord-cadre n'avait été finalisé. Les hauts responsables iraniens sont par ailleurs restés silencieux. Cette contradiction publique rappelle un schéma où Trump annonce des avancées qui ne se concrétisent pas ; il a déclaré plusieurs fois des accords imminents depuis le début du conflit.
Une guerre de trois mois
Les forces américaines et israéliennes ont lancé des opérations contre l'Iran fin février. Un cessez-le-feu a été déclaré il y a environ deux mois, mais il a été violé à plusieurs reprises. Cette semaine a vu de nouveaux échanges : l'Iran et Israël ont échangé des tirs le week-end dernier, et dans la nuit de mercredi, les forces américaines et iraniennes se sont de nouveau violemment affrontées. Les différends fondamentaux — le programme nucléaire iranien, le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz, le front libanais, les sanctions et les avoirs gelés — restent non résolus.
Escalade et revirement
La menace de Trump de prendre le contrôle de l'île de Kharg, par laquelle transitent la quasi-totalité des exportations pétrolières iraniennes, annonçait une nouvelle phase dangereuse. L'annulation soudaine, justifiée par des progrès diplomatiques, laisse en suspens la question de savoir s'il s'agit d'un véritable changement ou d'une tactique de surenchère.
- Les États-Unis et Israël lancent des opérations militaires contre l'Iran
- Cessez-le-feu déclaré
- L'Iran et Israël échangent des tirs le week-end
- Les États-Unis et l'Iran échangent de lourdes attaques nocturnes
- Trump menace de frappes massives, puis les annule en évoquant des pourparlers


