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Conflits·-3 j

États-Unis et Iran parviennent à un accord préliminaire pour mettre fin aux hostilités et rouvrir le détroit d'Ormuz, mais les opérations israéliennes au Liban compliquent la situation

Un accord préliminaire, négocié par le Pakistan, vise à suspendre le conflit entre les États-Unis et l'Iran et à rouvrir le détroit d'Ormuz, mais la guerre menée par Israël contre le Hezbollah et les préoccupations persistantes concernant le nucléaire menacent de fragiliser cette trêve.

L'accord préliminaire

Lundi, les États-Unis et l'Iran sont parvenus à un accord préliminaire pour étendre leur fragile cessez-le-feu et rouvrir le détroit d'Ormuz, selon l'Associated Press. Le Pakistan, médiateur clé, a indiqué que l'accord serait signé vendredi à Genève. Le président américain Donald Trump avait annoncé samedi qu'un accord serait signé dimanche, mais les termes définitifs étaient encore en cours de négociation. Le Premier ministre britannique Keir Starmer et Donald Trump ont discuté des efforts pour mettre fin au conflit lors d'un entretien téléphonique samedi, M. Starmer saluant les progrès réalisés et réitérant la volonté du Royaume-Uni de soutenir la mise en œuvre de l'accord.

Le détroit d'Ormuz serait immédiatement ouvert à tous après la signature.

Événements clés du conflit entre les États-Unis et l'Iran et accord préliminaire
  1. Les États-Unis lancent des frappes sur l'Iran après l'annonce de l'abattage d'un hélicoptère américain dans le détroit d'Ormuz.
  2. Donald Trump annonce qu'un accord est prévu pour dimanche ; il s'entretient par téléphone avec le Premier ministre britannique Keir Starmer sur la fin du conflit.
  3. Les États-Unis et l'Iran parviennent à un accord préliminaire ; le Pakistan indique que la signature est prévue pour vendredi à Genève.

La guerre d'Israël au Liban complique l'accord

L'obstacle le plus immédiat est la campagne militaire israélienne contre le Hezbollah au Liban. L'Iran a insisté pour que tout accord de paix inclue la fin des combats sur ce front. Le ministre israélien de la Défense a déclaré lundi que le pays ne se retirerait pas des territoires occupés au Liban. Un porte-parole du Premier ministre Benjamin Netanyahu a affirmé qu'Israël continuerait de se défendre contre toute menace à sa sécurité. La frustration est palpable en Israël ; un haut responsable israélien a déclaré anonymement à Reuters que l'accord préliminaire est "terrible pour Israël" et qu'aucun membre de la direction ne le perçoit autrement.

Nous espérons que ces ententes se transformeront en mesures concrètes qui mettront fin définitivement au cycle de la violence et établiront une phase de stabilité, de sécurité, de redressement et de reconstruction.

Michel Aoun, président libanais

Questions nucléaires et de souveraineté

L'accord ne laisse que 60 jours pour déterminer le sort du stock d'uranium hautement enrichi de l'Iran et de son programme atomique, dont les États-Unis et Israël craignent qu'il ne soit utilisé pour une arme. Cette question a nécessité des années de résolution lors de l'accord nucléaire de 2015, dont Donald Trump s'est retiré unilatéralement. Par ailleurs, l'agence iranienne Fars a cité une source informée affirmant que le mémorandum reconnaît désormais explicitement la souveraineté iranienne et omanaise sur le détroit d'Ormuz. Il stipule également que le passage sans péage ne dure que 60 jours, après quoi l'Iran prévoit de percevoir des frais pour les services maritimes.

Le texte du mémorandum a été modifié pour souligner de manière définitive et explicite l'exercice de la souveraineté par l'Iran et l'Oman sur le détroit d'Ormuz.

Agence de presse Fars

Le secteur du transport maritime dans l'attente

Les compagnies maritimes internationales restent prudentes. Bloomberg a rapporté qu'environ 300 navires chargés attendent de transiter, avec un nombre quasi identique de navires vides en attente dans le golfe d'Oman. Les compagnies japonaises Mitsui O.S.K. Lines et Nippon Yusen figurent parmi celles qui patientent. Le PDG de Caravel Group, Angad Banga, a noté que les conditions sur le terrain peuvent différer des rapports médiatiques et que l'accord doit prouver sa durabilité dans le temps.

Nous avons observé des signaux positifs par le passé, et je pense que ce qui compte vraiment à la fin, c'est que l'accord tienne sur la durée.

Navires en attente de transit près du détroit d'Ormuz (estimations) · navires
Navires chargés (en attente)
300 navires
Navires vides (en attente dans le golfe d'Oman)
300 navires
Dubaï · Genève · Washington · Jérusalem · Beyrouth

8 sources

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