En bref
L'Iran a tiré environ 30 missiles sur Israël le 7 juin ; Israël a frappé des cibles dans l'ouest et le centre de l'Iran dans la nuit. Les deux camps ont annoncé une suspension le 8 juin.
Le président américain a déclaré que les négociations étaient dans leur phase finale et qu'un accord de paix « très, très bon » avec l'Iran était imminent.
Des frappes israéliennes ont tué 14 personnes dans le sud du Liban lundi, notamment à Tyr, alors que le front irano-israélien s'apaisait.
L'Iran conditionne tout accord à un arrêt définitif des opérations israéliennes au Liban et menace d'intervenir en faveur du Hezbollah.
Les rebelles houthis du Yémen ont revendiqué une attaque contre Israël et déclaré une interdiction de navigation en mer Rouge pour les navires israéliens.

- 8 juinL'Iran annonce la cessation de son opération militaire. Netanyahu confirme que les hostilités sur ce front ont cessé.
- 8 juinLes frappes israéliennes se poursuivent dans le sud du Liban, touchant 15 localités dont Tyr ; 14 morts.
- 9 juinTrump déclare que l'accord de paix est dans ses « derniers efforts » et pourrait être conclu dans deux ou trois jours.
Hostilités et pause
L'Iran et Israël ont échangé des tirs directs dimanche et lundi pour la première fois depuis un cessez-le-feu fragile entré en vigueur le 8 avril, avant que les deux camps n'annoncent une suspension des hostilités. L'Iran a tiré environ 30 missiles sur Israël, selon un responsable militaire israélien, dans ce que Téhéran a qualifié de « réponse sévère » à une frappe israélienne sur la banlieue sud de Beyrouth, un bastion du Hezbollah. Cette frappe a tué deux personnes et blessé 20 autres. Israël a ensuite frappé ce qu'il a décrit comme des « cibles militaires » dans l'ouest et le centre de l'Iran, des explosions étant signalées à Téhéran, Tabriz et Ispahan. Quinze personnes ont été blessées en Iran, selon le chef de l'organisation nationale d'urgence.
« Pour l'instant, les hostilités sur ce front ont cessé. »
L'offensive diplomatique de Trump
S'exprimant après avoir assisté à un match des finales NBA à New York, Donald Trump a déclaré que la diplomatie américaine était dans ses « derniers efforts » pour conclure un accord avec l'Iran. « Nous sommes dans les derniers efforts de ce qui va être un très, très bon accord », a-t-il déclaré, donnant un délai de « deux ou trois jours » pour un accord. Le président, qui cherche à sortir d'un conflit impopulaire avant les élections de mi-mandat, avait plus tôt exhorté les deux pays à cesser les hostilités « immédiatement » via son réseau Truth Social.
« Nous sommes dans les derniers efforts de ce qui va être un très, très bon accord. »
Le Liban reste un point chaud
Malgré la pause dans les échanges entre l'Iran et Israël, les frappes israéliennes se sont poursuivies dans le sud du Liban lundi, touchant une quinzaine de localités, dont la ville de Tyr. Quatorze personnes ont été tuées et plus de 20 blessées, selon le gouvernement libanais et la Croix-Rouge. L'armée israélienne a déclaré qu'elle continuerait à cibler le Hezbollah pro-iranien. Téhéran a conditionné tout accord avec les États-Unis à un arrêt définitif des hostilités au Liban et a suggéré qu'il pourrait rompre la trêve pour intervenir en soutien au Hezbollah.
« En cas de poursuite de l'agression et des hostilités, y compris dans le sud du Liban, des actions bien plus sévères et répressives qu'auparavant seront entreprises. »
Un tableau régional fragile
Cette dernière escalade fait suite à 100 jours de guerre et à un cessez-le-feu qui a eu du mal à tenir. Au moins 3 637 personnes ont été tuées dans les attaques israéliennes au Liban depuis le 2 mars, et 11 188 blessées, selon le ministère libanais de la Santé. Les rebelles houthis du Yémen, alliés de l'Iran, ont revendiqué une attaque contre Israël mardi et déclaré une interdiction de la navigation israélienne en mer Rouge, tandis que l'armée israélienne a déclaré avoir intercepté une « cible aérienne » en provenance du Yémen. Le principal aéroport international de Téhéran a annoncé un « retour à la normale » de ses opérations mardi matin, après que l'espace aérien du pays, partiellement fermé entre dimanche et lundi, a été rouvert.
La suite
Le président du Parlement iranien et négociateur en chef, Mohammad Bagher Ghalibaf, a déclaré que l'Iran avait « brisé l'équation » du conflit. Washington souhaite conclure le dossier libanais dans une deuxième phase, tandis que Téhéran insiste sur un traitement simultané du conflit entre Israël et le Hezbollah et de la guerre plus large déclenchée par les actions américaines et israéliennes contre l'Iran le 28 février. Benjamin Netanyahu a prévenu qu'Israël répondrait « avec force » à toute nouvelle attaque iranienne.