Sécurité · Petropavlivska Borshchahivka
Troubles dans une banlieue de Kyiv après des accusations de torture visant des soldats mobilisés, les autorités démentent
Une foule s'est rassemblée devant un site de la Garde nationale à Petropavlivska Borshchahivka, en périphérie de Kyiv, le lundi 2 novembre, après des accusations de torture non vérifiées circulant en ligne. La Garde et la police démentent que quiconque y ait été détenu illégalement ou y soit mort.
Texte IA fondé sur les articles de oko.press, Aktuálně.cz, NRC et d’autres médias. Publié . Comment il est fait
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En bref
La Garde nationale et la police démentent que quiconque ait été détenu illégalement, torturé ou soit mort sur le site de Petropavlivska Borshchahivka le lundi 2 novembre. La Garde a indiqué que 17 hommes récemment mobilisés et des soldats en attente de procédure y étaient hébergés.
Des témoignages rapportent que des personnes ont jeté des œufs et des grenades fumigènes, endommagé des voitures de police et tenté d'entrer dans le bâtiment le lundi soir 2 novembre. Quatre hommes ont été hospitalisés, et des tirs de sommation ont été captés sur des images selon Suspilne.
La police a indiqué que les rumeurs avaient commencé avec une femme se présentant comme la propriétaire de Med-Prestige, une société dont Slidstvo.Info a constaté qu'elle avait cessé son activité en 2023. Kyrylo Budanov a déclaré qu'elle avait réservé une ambulance et inspecté le bâtiment au moins trois jours avant l'incident.
Le Bureau d'enquête d'État a annoncé mardi 3 novembre une enquête pour déterminer si des soldats ont été retenus contre leur gré. Le Bureau national d'investigation vérifie si des militaires ont excédé leurs pouvoirs.
- Lundi après-midi, 2 novembre 2026Des accusations de torture et de décès circulent sur les réseaux sociaux, selon la police
- Lundi soir, 2 novembre 2026Une foule se rassemble devant le bâtiment, des œufs et des grenades fumigènes sont jetés et du gaz lacrymogène utilisé
- Mardi 3 novembre 2026Le Bureau d'enquête d'État ouvre une enquête pour déterminer si des soldats ont été retenus contre leur gré
Ce qui s'est passé
Le lundi 2 novembre, des affirmations ont circulé sur Telegram et d'autres réseaux sociaux selon lesquelles une quarantaine d'hommes étaient torturés dans une cave à Petropavlivska Borshchahivka, un village en périphérie de Kyiv, et que l'un d'eux était mort. Des foules se sont rassemblées le soir devant une maison utilisée par une unité de la Garde nationale. Des témoignages rapportent que certaines personnes ont tenté de forcer l'entrée, jeté des œufs et des grenades fumigènes, tenté de renverser un bus de police et endommagé des voitures de police. Les gardes et la police ont répondu avec du gaz lacrymogène, et des images ont capté des tirs de sommation, selon le diffuseur public ukrainien Suspilne. Quatre hommes ont été hospitalisés après que la foule a exercé une pression contre le bâtiment.
Ce que dit la Garde nationale
Le 1er corps de la Garde nationale « Azov » a indiqué que le bâtiment abritait 17 hommes récemment mobilisés et des soldats en attente de procédure pour départ non autorisé de leur unité. Son commandant, Oleksandr Pivnenko, a déclaré que l'armée loue la maison comme base temporaire pour les hommes qui partent vers des centres d'entraînement après des contrôles administratifs. Oleksandr Pivnenko a aussi indiqué que quatre soldats retenus pour avoir quitté leur unité présentaient des blessures et avaient été conduits dans un établissement médical de la Garde. Le porte-parole de la Garde, Ruslan Muzychuk, a rejeté l'affirmation selon laquelle un homme aurait eu la colonne vertébrale brisée, affirmant que tous les soldats mentionnés s'étaient rendus à l'ambulance à pied. La Garde a déclaré travailler avec les forces de l'ordre pour établir si des violences contre des soldats ont eu lieu.
L'ambulance et la femme au cœur des accusations
La police a indiqué que les rumeurs provenaient d'abord d'une femme qui s'était présentée comme la propriétaire d'une société d'ambulances privée appelée Med-Prestige. Le média d'investigation Slidstvo.Info a constaté que l'entreprise avait cessé son activité en 2023, et son véritable propriétaire a déclaré avoir vendu l'ambulance vue sur les lieux deux ans plus tôt. Le chef du Bureau présidentiel, Kyrylo Budanov, a déclaré que la femme, vêtue en paramédicale, avait réservé une ambulance à l'avance et inspecté le bâtiment avec le chauffeur au moins trois jours avant l'incident. La police a indiqué que ses motivations restaient inconnues et que l'enquête cherchait à déterminer si elle avait agi pour des raisons personnelles, pour attirer l'attention sur elle ou pour de l'argent. La police a également constaté qu'elle avait été en contact avec des canaux Telegram qui ont amplifié les affirmations.
Réactions officielles et enquêtes
Kyrylo Budanov, qui s'est rendu sur place en personne, a qualifié l'épisode d'opération de propagande mise en scène. Il a déclaré que de tels incidents n'auraient pas pu se produire sans influence extérieure, une allusion à la Russie. Le médiateur ukrainien des droits humains, Dmytro Lubinez, a exigé des clarifications sur les tâches des soldats et des gardes présents sur le site et sur la légalité de leurs actions, tout en condamnant les attaques de civils contre des militaires. Le Bureau d'enquête d'État a ouvert mardi 3 novembre une enquête pour déterminer si des soldats ont été retenus contre leur gré. Le Bureau national d'investigation examine si des militaires ont excédé leurs pouvoirs, selon newsORF.
Contexte de la mobilisation
Un journaliste du Kyiv Independent a écrit que des hommes peuvent être appelés contre leur gré et retenus dans des maisons comme celle-ci avant d'être affectés à des unités, tout en notant que rien de tout cela n'était une information nouvelle. Le bureau du médiateur a reçu plus de 6 000 plaintes pour d'éventuelles violations lors du recrutement en 2025, y compris des détentions dans des bureaux de recrutement. Une vidéo d'un garçon de 14 ans enveloppé dans une couverture thermique a circulé pendant les troubles, mais des images ultérieures ont montré qu'il avait rejoint la protestation, escaladé une clôture et été conduit à l'intérieur par des soldats pour le protéger des pierres.
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Sources et contexte
- oko.pressÉmeutes, une fausse médecin d'« ambulance » et des « otages ». Que s'est-il passé près de Kiev ?Zamieszki, fałszywa lekarka "karetka" i "zakładnicy". Co się wydarzyło pod Kijowem? · original en polonais
- Aktuálně.cz - Víte, co se právě dějeLa foule a encerclé une maison près de Kiev où des déserteurs auraient été torturés. Un témoin a décrit des conditions choquantesDav obklíčil dům u Kyjeva, kde měli mučit dezertéry. Svědkyně popsala otřesné podmínky · original en tchèque
- NRCUne fausse infirmière crée des émeutes autour de la mobilisation en Ukraine avec une histoire inventée : police, gaz lacrymogène et crisNepverpleegster creëert met een opgeklopt verhaal rel rond mobilisatie in Oekraïne: politie, traangas en geschreeuw · original en néerlandais
- AdnkronosUkraine, manifestations et chaos à Kiev. Budanov dément la torture de déserteurs : « Une mise en scène »Ucraina, proteste e caos Kiev. Budanov smentisce torture ai disertori: "Una messa in scena" · original en italien
- Kyrylo Budanov
- Chef du Bureau présidentiel d'Ukraine, qui s'est rendu sur place et a qualifié l'épisode de mise en scène
- Oleksandr Pivnenko
- Commandant de la Garde nationale, qui a indiqué que l'armée loue le bâtiment comme base temporaire
- Dmytro Lubinez
- Médiateur ukrainien des droits humains, qui a exigé des clarifications sur les tâches des soldats et la légalité de leurs actions
- Lieux
- Ukraine
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