Les États-Unis et l'Iran finalisent le texte d'un accord nucléaire préliminaire, les chances de signature passent à 80–85 %
Un haut responsable de l'administration Trump a indiqué que le texte d'un accord préliminaire de 60 jours avec l'Iran avait été conclu et que la probabilité de sa signature était passée de 75 à 80–85 % en quelques heures.
Accord conclu
Un haut responsable de l'administration américaine, s'exprimant sous couvert d'anonymat lors d'un point presse téléphonique vendredi 12 juin, a déclaré aux journalistes que le texte d'un protocole d'accord préliminaire (MOU) avait été convenu avec l'Iran. Le responsable a noté que, bien que les deux parties ne soient « pas encore à la ligne d'arrivée, elles en sont très proches ». Les chances de signature de l'accord étaient estimées à 75 % le matin, avant de grimper à 80–85 % plus tard dans la journée.
L'accord devrait rouvrir le détroit d'Ormuz après une période de blocus et ouvrir la voie au démantèlement du programme nucléaire iranien. Le lieu et la date d'une cérémonie de signature restent à déterminer ; l'Europe est envisagée comme un « site intermédiaire neutre » entre les États-Unis et l'Iran.
Les quatre piliers
Selon le responsable américain, le protocole d'accord repose sur quatre piliers : la réouverture du détroit d'Ormuz et la levée de son blocus ; le démantèlement du programme nucléaire iranien, avec remise des matières enrichies aux États-Unis pour être « détruites sur place puis retirées du pays » ; une paix régionale de long terme ; et un régime d'inspections pour vérifier la conformité.
L'Iran s'engagerait de manière permanente à ne jamais acquérir d'armes nucléaires. Le responsable a qualifié cet engagement indéfini de « concession significative à laquelle le Président tenait énormément ». Après la signature du protocole d'accord, une période de 60 jours de négociations techniques devrait préciser la logistique du démantèlement et du retrait des matières fissiles.
Bénéfices et méfiance
En échange, l'Iran recevrait un allègement progressif des sanctions et une réintégration dans l'économie mondiale, mais seulement après avoir rempli ses obligations. Le représentant de la Maison-Blanche a formellement démenti qu'une somme forfaitaire — les chiffres de 12 milliards de dollars, 6 milliards ou 1 milliard ayant circulé — serait versée au moment de la signature.
Les Iraniens n'obtiennent rien au moment de la signature du protocole d'accord, ni pendant les négociations elles-mêmes. Ils reçoivent des avantages économiques en contrepartie de l'accomplissement de leurs obligations.
Le même responsable a ajouté une note franche de méfiance.
Je n'ai pas confiance dans le fait qu'ils respecteront l'accord. J'ai confiance dans le fait que nous l'avons construit de telle sorte qu'ils n'obtiendront leurs bénéfices qu'une fois que nous aurons obtenu les nôtres.
La direction iranienne à bord
Le responsable américain a indiqué au point presse que le guide suprême Mojtaba Khamenei est « satisfait de l'état des négociations ». Cette évaluation a été confirmée, a-t-il dit, par des interlocuteurs issus des directions civile et militaire en Iran. Il a reconnu l'existence de poches d'opposition au sein du système iranien, mais a affirmé qu'il existe un « large consensus au sein du Corps des Gardiens de la révolution islamique, parmi les durs et parmi la direction civile, sur le fait que c'est un bon accord acceptable ».
Échos régionaux
Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif a souligné les enjeux régionaux plus tôt dans la journée, déclarant que « la paix n'a jamais été aussi proche qu'aujourd'hui ». Cette déclaration met en lumière l'optimisme diplomatique plus large entourant l'accord potentiel.

