Les dirigeants de l'UE vont réclamer de nouvelles mesures sur les prix de l'énergie au sommet de Bruxelles des 15 et 16 octobre
Zelensky sera présent en personne, et les discussions sur le budget 2028-2034, désormais menées par António Costa, figurent aussi à l'ordre du jour. Le sommet s'ouvre jeudi 15 octobre à 09h00, heure de Lisbonne, et doit s'achever vendredi 16 octobre à l'heure du déjeuner.
Les prix de l'énergie en tête de l'ordre du jour
Les dirigeants des 27 États membres de l'UE se réunissent à Bruxelles jeudi 15 et vendredi 16 octobre, et les discussions commencent par les coûts de l'énergie plutôt que par l'Ukraine, ce qui rompt l'ordre habituel. Les prix des carburants ont augmenté sous la pression de l'opinion publique, et plusieurs dirigeants, dont le Portugais Luís Montenegro, se tournent vers l'UE pour trouver les moyens de les faire baisser. La présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, a déclaré mercredi 14 octobre que cette hausse est principalement due à la guerre en Iran, et non au conflit en Ukraine. Elle a soutenu que ce que Donald Trump a fait légitime Moscou, procure de nouvelles recettes pour financer la guerre et affaiblit la pression des sanctions. Le chancelier allemand Friedrich Merz avait déjà critiqué le président américain plus tôt dans la semaine. Les gouvernements européens jugent inacceptables les achats de diesel russe par Trump, destinés à faire baisser les prix à la pompe aux États-Unis, car ils nuisent à l'Ukraine et ne résolvent pas le problème des prix de l'énergie.
Les dirigeants devraient approuver les propositions récentes de la Commission dirigée par Ursula von der Leyen. Celles-ci prévoient notamment de prolonger les aides d'État pour les secteurs industriels les plus exposés et de reporter les nouvelles règles sur le méthane, qui pourraient faire grimper le prix des importations de gaz et de pétrole. Figurent également sur la table une initiative visant à mutualiser la demande d'énergie afin que les achats puissent être réalisés conjointement, et un cadre pour optimiser à court terme la capacité et l'efficacité des raffineries. Trois sources ont averti que le sommet ne produira pas de « solution magique » ni d'effets immédiats, mais elles s'attendent à ce que les dirigeants approuvent une réponse européenne coordonnée.
Les discussions budgétaires passent à Costa
Le cadre financier pluriannuel 2028-2034 est l'autre grand sujet. La présidence irlandaise, qui assure la présidence tournante du Conseil jusqu'à la fin de l'année, a proposé une coupe de 8 % par rapport à la proposition de la Commission, ramenant le total à 1 620 milliards d'euros sans toucher à la cohésion ni à l'agriculture. La proposition a suscité des critiques du nord au sud de l'Europe. Un groupe de 15 « amis de la cohésion », dont le Portugal, a critiqué ces coupes et un manque d'ambition sur les priorités communautaires, tandis que les pays « frugaux », menés par l'Allemagne, jugent les réductions insuffisantes. António Costa mène désormais les négociations et veut un accord d'ici la fin de l'année pour que le nouveau budget entre en vigueur le 1er janvier 2028. Dans sa lettre aux dirigeants, Costa a écrit :
Dans un contexte d'incertitude géopolitique croissante, notre prochaine réunion sera fortement axée sur l'économie et sur la recherche de réponses aux défis de la compétitivité et du pouvoir d'achat européens.
L'objectif pourrait devenir plus difficile à atteindre, compte tenu des élections prévues l'an prochain en France, en Italie et en Pologne, dont les résultats pourraient influencer les négociations.
L'Ukraine et la fracture transatlantique
Volodymyr Zelensky assistera au sommet en personne, mais son intervention n'a pas été placée au début des discussions comme à l'accoutumée. Elle est prévue à la fin, et un diplomate européen a déclaré que l'intention n'est pas de minimiser l'importance du débat sur l'Ukraine. Le soutien continu à l'Ukraine côtoie les attaques hybrides en Europe liées à la Russie, les questions de migration, d'élargissement et de réformes, ainsi que la situation au Moyen-Orient. Les dirigeants discuteront aussi du commerce avec la Chine, notamment du déficit commercial de l'UE vis-à-vis de Pékin. Les divergences avec les États-Unis figurent également parmi les principaux thèmes.
Calendrier et suites
Le sommet s'ouvre à 09h00, heure de Lisbonne, jeudi 15 octobre à Bruxelles, et Costa prévoit de clore les travaux vendredi 16 octobre à l'heure du déjeuner. Les dirigeants visent un accord politique sur le budget en 2026 et doivent se retrouver en novembre et en décembre. D'ici là, les mesures sur l'énergie et le budget resteront en jeu, les gouvernements cherchant comment alléger la pression sur le budget des ménages.
- Ouverture du sommet à Bruxelles avec les 27 dirigeants de l'UE
- Costa prévoit de clore la réunion à l'heure du déjeuner
- Les dirigeants doivent se réunir à nouveau

