
Delcy Rodríguez s'approche de Pedro Sánchez pour un bref échange à l'Assemblée générale de l'ONU
La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodríguez, a traversé l'hémicycle de la 81e Assemblée générale des Nations unies à New York pour saluer le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez et demander de futures discussions sur le Venezuela.
Rencontre impromptue dans l'hémicycle
La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodríguez, a traversé la salle de l'hémicycle de la 81e Assemblée générale des Nations unies à New York, mardi matin, pour saluer le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez. Les deux délégations étaient assises au septième rang mais séparées par sept autres délégations sur quatre colonnes de sièges, soit environ 23 mètres en ligne droite. Rodríguez a parcouru environ 50 mètres et 75 pas à travers la salle, passant devant les délégations de 31 nations, dont l'Allemagne, la France, l'Égypte, l'Argentine et la Corée du Nord.
Sánchez était en train de parler sur son téléphone portable lorsque Rodríguez a atteint la zone espagnole. Après avoir raccroché, Sánchez s'est brièvement levé pour échanger des poignées de main et des bises traditionnelles avant de se rasseoir tandis que Rodríguez restait debout. La troisième vice-présidente du gouvernement espagnol, Sara Aagesen, et le ministre des Affaires étrangères, José Manuel Albares, étaient assis à côté de Sánchez pendant cette interaction, qui a duré environ 33 secondes.
Dialogue bilatéral et futures discussions
Au cours de cette rencontre, Rodríguez a demandé à Sánchez de maintenir une communication ouverte et de poursuivre les discussions sur la situation politique au Venezuela. Le gouvernement espagnol a confirmé que Sánchez a accepté un dialogue futur et a réaffirmé la position de l'Espagne concernant le pays.
L'Espagne est engagée pour l'avenir de la région.
Après cet échange, Rodríguez a également échangé quelques mots avec Albares et Aagesen. Les responsables du gouvernement espagnol ont évalué positivement cette démarche non annoncée, bien qu'ils aient noté qu'aucune réunion bilatérale formelle n'est actuellement prévue entre Sánchez et Rodríguez pendant leur séjour à New York.
Chronologie des contacts diplomatiques en 2026
L'interaction à l'Assemblée générale a marqué la première rencontre en personne entre Sánchez et Rodríguez depuis qu'elle a accédé à la présidence vénézuélienne. Les deux dirigeants s'étaient déjà entretenus par téléphone à deux reprises après l'opération militaire qui a conduit à la capture de l'ancien président Nicolás Maduro.
- Premier appel téléphonique entre Sánchez et Rodríguez sur la transition démocratique
- Deuxième appel concernant l'aide humanitaire espagnole après les tremblements de terre au Venezuela
- Premier échange en personne à la 81e Assemblée générale des Nations unies à New York
- Début prévu du Sommet ibéro-américain à Madrid
Leur premier appel téléphonique a eu lieu le 9 janvier 2026, au cours duquel Sánchez a exprimé le soutien de l'Espagne à une transition pacifique, négociée et démocratique, tandis que Rodríguez proposait de développer un ordre du jour bilatéral ambitieux. Un deuxième appel a eu lieu le 25 juin 2026 après les tremblements de terre au Venezuela, lors duquel Sánchez a offert une aide humanitaire espagnole et exprimé sa solidarité avec les familles touchées. Rodríguez pourrait également se rendre en Espagne les 4 et 5 novembre 2026 pour assister au Sommet ibéro-américain prévu à Madrid.
Développements diplomatiques à l'Assemblée générale
Rodríguez a assisté à la séance d'ouverture accompagnée du ministre des Affaires étrangères Félix Plasencia, qui possède la double nationalité espagnole et vénézuélienne, et du premier vice-ministre des Relations extérieures Oliver Blanco, qui a rejoint l'administration en juillet en provenance des rangs de l'opposition vénézuélienne. La rencontre a eu lieu pendant un discours du président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva et peu avant une allocution du président des États-Unis Donald Trump.
Trump s'est adressé à l'Assemblée avec des avertissements sévères dirigés contre la gouvernance vénézuélienne et cubaine, déclarant que les États-Unis continueraient de faire pression pour une transition démocratique.
Aux vainqueurs appartiennent les dépouilles.
La délégation cubaine a quitté l'hémicycle pendant le discours de Trump, tandis que Maduro reste détenu dans une prison de New York 263 jours après son éviction du pouvoir. Les responsables espagnols ont maintenu que les canaux institutionnels avec Caracas restent fonctionnels pour protéger les intérêts espagnols en Amérique latine.

