Kim Yo Jong, sœur du dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, a déclaré lundi 19 octobre que la situation le long de la frontière sud était grave. Dans une déclaration diffusée par l'agence de presse officielle KCNA, elle a indiqué que l'armée nord-coréenne envisageait de déployer davantage de moyens de frappe tactiques dans la zone, ainsi qu'un retour des émissions de propagande par haut-parleurs. Elle n'a pas précisé quelles armes étaient concernées. Elle a accusé la Corée du Sud d'avoir franchi une ligne rouge depuis les explosions de mines, citant des tirs de sommation, des émissions par haut-parleurs et la controverse sur les déflagrations.
« Une situation grave prévaut le long de la frontière sud en raison du comportement irresponsable des gangsters militaires de la ROK. »
Selon Pyongyang, les forces sud-coréennes tirent régulièrement des coups de semonce sur des soldats nord-coréens qui construisent des fortifications frontalières, invoquant un franchissement de la ligne de démarcation militaire. La déclaration nord-coréenne affirme également que Séoul a fait de ces tirs et de ces émissions un prétexte à son action.
Les décomptes cités dans la déclaration varient selon les périodes. Des médias rapportent 201 tirs de sommation et plus de 2 800 émissions par haut-parleurs entre août et la mi-octobre, tandis qu'une autre version de la déclaration fait état de 91 tirs de sommation et de 998 messages diffusés entre le 1er et le 17 octobre. La controverse a commencé avec les explosions du 21 septembre, qui ont blessé trois soldats sud-coréens à l'intérieur de la zone démilitarisée. Une enquête conjointe de la Corée du Sud et du Commandement des Nations unies a conclu en octobre que des mines posées par la Corée du Nord étaient à l'origine des déflagrations. Pyongyang rejette cette conclusion et accuse Séoul de manipuler les résultats de l'enquête.
Mardi 20 octobre, l'armée sud-coréenne a jugé inacceptable l'affirmation de la Corée du Nord selon laquelle ses mesures opérationnelles légitimes constitueraient une provocation. Elle a également rejeté l'accusation selon laquelle elle attribuerait sans fondement la responsabilité de l'escalade. Le président du Comité des chefs d'état-major interarmées, Jin Yong-sung, a ordonné à l'armée de répondre avec fermeté à toute nouvelle provocation nord-coréenne, selon un communiqué écrit. La Corée du Sud s'est aussi engagée à intensifier ses opérations militaires pour renforcer son contrôle sur la zone démilitarisée, lourdement fortifiée. L'armée sud-coréenne a indiqué que des soldats nord-coréens avaient franchi la ligne de démarcation militaire à 50 reprises cette année lors de travaux de fortification, et qu'elle avait répondu par des tirs de sommation et des émissions.
La Corée du Nord, qui possède l'arme nucléaire, a multiplié les essais d'armements dans les jours précédant la déclaration de Kim Yo Jong, dont un système de torpille d'un nouveau type qui, selon elle, utilise l'intelligence artificielle pour détecter et suivre des cibles. Kim Yo Jong a aussi critiqué l'administration du président sud-coréen Lee Jae-myung, affirmant que, malgré ses promesses de réconciliation et de paix, elle accentuait la confrontation avec le Nord. Les deux Corées restent formellement en guerre, le conflit de 1950-1953 s'étant achevé par un armistice et non par un traité de paix. La Corée du Nord a intensifié le minage de la DMZ depuis le début de 2024, et Kim Jong Un a déclaré la Corée du Sud « ennemi principal ». En 2015, des explosions de mines attribuées au Nord avaient mutilé deux soldats sud-coréens et poussé les deux Corées au bord d'un conflit armé, après que le Sud avait repris ses émissions par haut-parleurs sur la ligne de front pour la première fois en onze ans.
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Pyongyang a menacé lundi 19 octobre de déployer davantage de moyens de frappe tactiques et de reprendre les émissions par haut-parleurs à la frontière, après des explosions de mines qui ont blessé trois soldats sud-coréens en septembre.
Texte IA fondé sur les articles de Mediapart, Observador, Bloomberg Business et d’autres médias. Publié .