Conflits · Sondok, Séoul et Pyongyang

La Corée du Nord tire un projectile vers la mer du Japon après une semaine d'essais d'armements

La Corée du Nord a tiré un projectile vers la mer du Japon le mercredi 4 novembre, et l'armée sud-coréenne analyse toujours l'arme. Ce tir intervient après une série d'essais de missiles et un différend non résolu sur des mines le long de la frontière.

Texte IA fondé sur les articles de Diário de Notícias, Aktuálně.cz, der Standard et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Sondok, Séoul, Pyongyang · Corée du Nord, Corée du Sud
Comment on en est arrivé là
  1. 21 sept.Des mines dans la DMZ blessent trois soldats sud-coréens
  2. 31 oct.Essai d'un missile balistique tactique à ogive à sous-munitions
  3. 2 nov.Essai d'un missile de croisière stratégique à ogive à sous-munitions
  4. 4 nov.Projectile tiré depuis Sondok vers la mer du Japon

Détails du tir

La Corée du Nord a tiré un projectile depuis la région de Sondok, dans la province du Hamgyong du Sud, vers la mer du Japon le mercredi 4 novembre, selon l'état-major interarmées sud-coréen (JCS). L'armée indique que le tir a eu lieu dans la matinée et n'a pas précisé le type d'arme ni la distance parcourue, qui font toujours l'objet d'analyses. Les rapports divergent sur le nombre d'armes : Jiji Press et Reuters évoquent plusieurs missiles, tandis que l'AP cite le JCS, qui ne parle que d'un projectile non identifié. L'état-major n'a pas dit s'il s'agissait d'un missile balistique ou de croisière. Dpa et Der Standard ont relayé le même compte rendu de l'armée sud-coréenne.

Une série d'essais d'armements

Le tir intervient après une rapide succession d'essais. Fin octobre, la Corée du Nord a tiré plus de 10 salves depuis un lance-roquettes multiple de 600 mm, classé par le Japon, les États-Unis et la Corée du Sud comme des missiles balistiques de courte portée, selon Jiji Press. Reuters, cité par Aktuálně.cz, avance le chiffre d'une dizaine. Le samedi 31 octobre, la Corée du Nord a testé un missile balistique tactique à ogive à sous-munitions, et le lundi 2 novembre, un missile de croisière stratégique emportant une ogive à sous-munitions. Der Standard a décrit ce tir comme le troisième essai de fusée en une semaine. L'AP rapporte que la Corée du Nord a accéléré ses essais d'armements, probablement pour se donner des leviers avant une éventuelle diplomatie avec Washington.

Tensions le long de la frontière

Les relations entre les deux Corées sont tendues par un incident non résolu. Des mines dans la zone démilitarisée ont blessé trois soldats sud-coréens le 21 septembre. Séoul et le Commandement des Nations unies affirment que les mines étaient nord-coréennes et accusent Pyongyang d'avoir violé l'armistice qui a mis fin aux combats en 1953, après lequel les deux Corées restent techniquement en guerre. La Corée du Nord nie toute responsabilité et qualifie l'incident de provocation, tandis que Séoul exige des excuses du Nord. Fin octobre, la Corée du Sud a proposé des pourparlers militaires au Nord, qui n'a pas répondu.

Discussions avec Washington

Kim Yo Jong, sœur du dirigeant Kim Jong Un, a écarté pour l'instant d'éventuelles discussions avec les États-Unis, selon les médias d'État. Elle a déclaré qu'il n'y avait aucune raison à des rencontres personnelles tant que Washington maintient ce que Pyongyang considère comme une politique hostile, tout en précisant que le dialogue reste une voie générale vers la paix s'il sert les intérêts nationaux de la Corée du Nord. Ses propos ont été rapportés le matin même du tir, selon dpa et la NZZ. Donald Trump a répété à plusieurs reprises vouloir rencontrer Kim Jong Un cette année. L'hypothèse d'une rencontre en marge du sommet de l'APEC à Shenzhen, lors de la visite de Trump en Chine, est jugée peu probable par la plupart des experts.

Questions ouvertes

Le type d'arme, la portée et la distance de vol étaient toujours à l'étude après le tir. Le ministère sud-coréen de la Défense a indiqué que Séoul et Washington analysaient de près le tir et étaient prêts à répondre à toute provocation éventuelle. Les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU interdisent à la Corée du Nord de lancer des missiles balistiques de toute portée, comme le notent dpa et Der Standard. Les rapports ne précisent pas si le tir est lié à la compétition diplomatique autour d'une éventuelle rencontre Trump.

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