La Corée du Sud prépare sa réponse après l'explosion d'une mine dans la DMZ qui a blessé trois soldats
La Corée du Sud prépare des mesures de rétorsion pour contraindre la Corée du Nord à présenter des excuses, après qu'une enquête a confirmé que des mines nord-coréennes ont blessé trois soldats dans la zone démilitarisée le 21 septembre.
Conclusions de l'enquête et déminage dans la DMZ
L'armée sud-coréenne a achevé une enquête conjointe avec le Commandement des Nations unies dirigé par les États-Unis sur une explosion survenue le 21 septembre le long de la frontière intercoréenne. L'explosion a blessé trois soldats sud-coréens, dont deux grièvement, alors qu'ils débroussaillaient pour aménager un itinéraire de patrouille à l'intérieur de la zone démilitarisée. Les enquêteurs conjoints ont confirmé que des mines terrestres nord-coréennes enterrées au sud de la ligne de démarcation militaire ont provoqué la détonation. La conclusion repose sur l'analyse de traces chimiques de TNT retrouvées sur les uniformes et sur la découverte, quelques jours plus tard, d'un autre engin nord-coréen non explosé sur le site. Le 5 octobre, les forces sud-coréennes ont déminé le champ de mines environnant et annoncé qu'elles élimineraient tout champ de mines nord-coréen restant au sud de la ligne si Pyongyang refusait de les retirer.
Le général de corps d'armée Kwon Dae-won, vice-président de l'état-major interarmées, a exigé des comptes lors d'un point de presse télévisé.
Notre armée demande instamment à la Corée du Nord de présenter des excuses sincères à nos soldats blessés et de retirer immédiatement les mines qu'elle a installées en violation de l'accord d'armistice.
- L'explosion d'une mine dans la DMZ blesse trois soldats sud-coréens qui aménageaient un itinéraire de patrouille
- La Corée du Nord nie sa responsabilité via la KCNA et rejette les demandes d'excuses
- La Corée du Sud présente les conclusions de l'enquête conjointe et démine le champ de mines adjacent
- Le ministère de la Défense annonce la préparation de mesures de réponse et appelle à des discussions sur la frontière
Mesures sud-coréennes et démenti de Pyongyang
Le ministre sud-coréen de la Défense, Kang Shin-chul, a défendu l'opération de déminage de l'armée comme une contre-mesure décisive face aux actions transfrontalières. Revenant sur la réponse, Kang a rejeté les arguments internes selon lesquels les forces armées auraient agi de manière trop passive ou défensive après les pertes. Il a affirmé que l'opération constituait la première mission de déminage menée par les forces sud-coréennes à l'intérieur de la zone démilitarisée depuis l'armistice.
Nos camarades ont été grièvement blessés par des mines posées par la Corée du Nord sous prétexte de fortification de la frontière. Notre armée a donc pris les mesures nécessaires.
La porte-parole du ministère de la Défense, Chung Bin-na, a annoncé le 6 octobre que Séoul préparait de nouvelles mesures pour contraindre la Corée du Nord à s'excuser pour l'explosion. Pyongyang a rejeté les conclusions par la voix de ses médias d'État. La Corée du Nord a qualifié les accusations d'infondées le 2 octobre, menaçant de représailles si la Corée du Sud aggravait les tensions autour de l'incident. Kim Yo Jong, sœur du dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, a nié que des unités nord-coréennes aient délibérément posé des mines dans la zone frontalière.
Différends sur la ligne de démarcation et fortification de la frontière
Le différend renvoie à des interprétations divergentes de la ligne de démarcation militaire, qui coupe la zone démilitarisée sur plus de 200 kilomètres d'une côte à l'autre. Établie à la fin de la guerre de Corée en 1953, la frontière était matérialisée par 1 900 bornes distinctes, dont beaucoup sont devenues difficiles à localiser après des décennies d'accès limité et une végétation dense. La porte-parole Chung a déclaré que les divergences sur le tracé précis de la ligne contribuaient directement aux frictions militaires dans la zone. La Corée du Sud avait déjà proposé en novembre 2025 des discussions au niveau des experts pour clarifier le tracé de la frontière.
- 2025
- 17 franchissements
- 2026
- 50 franchissements
La zone démilitarisée contient environ deux millions de mines terrestres, ainsi que des ouvrages défensifs en expansion. La Corée du Nord a ajouté de nouveaux champs de mines, des obstacles antichars et des clôtures de barbelés le long du côté nord de la frontière après que le dirigeant Kim Jong Un a désigné la Corée du Sud comme l'ennemi principal de son pays. L'armée sud-coréenne a rapporté que des personnels nord-coréens ont franchi la ligne de démarcation militaire 17 fois en 2025 et 50 fois en 2026 lors de ces travaux de construction, ce qui a conduit les unités de garde sud-coréennes à tirer des coups de semonce.

