En bref
Vendredi 23 octobre, le ministère sud-coréen de la Défense nationale a proposé des discussions avec la Corée du Nord pour confirmer la ligne de démarcation terrestre exacte et rétablir les lignes de communication militaire.
Trois soldats sud-coréens ont été blessés par des explosions de mines dans la DMZ en septembre, ce que le Commandement des Nations unies a qualifié de violation de l'armistice.
La Corée du Nord n'a pas répondu à une précédente proposition de discussions de Séoul et rejette la conclusion sud-coréenne selon laquelle les mines ont été posées au sud de la ligne.
L'armée sud-coréenne a tiré des dizaines de coups de sommation ces derniers mois sur des soldats nord-coréens qu'elle dit entrés dans la partie sud de la zone tampon.
- 2023La Corée du Nord commence à fortifier son côté de la DMZ
- 2025Lee Jae Myung prend la présidence sud-coréenne et Séoul s'oriente vers la conciliation
- septembre 2026Des explosions de mines dans la DMZ blessent trois soldats sud-coréens
- 23 oct.Séoul propose des discussions militaires à la Corée du Nord
La proposition
Le ministère sud-coréen de la Défense nationale a proposé vendredi 23 octobre que les deux Corées tiennent des discussions militaires. L'objectif est de confirmer la position exacte de la ligne de démarcation militaire terrestre (MDL), de rétablir les lignes de communication militaire et de prévenir les accrochages accidentels dans les zones frontalières. Le vice-ministre de la Défense, Kim Hong-cheol, a annoncé cette offre lors d'un point presse à Séoul. Il a indiqué que les dates et les lieux pourraient être arrangés par Panmunjom, seul point de contact entre les deux États à l'intérieur de la zone démilitarisée (DMZ). Séoul espère une réponse positive de la Corée du Nord, et le Commandement des Nations unies (UNC), la force multinationale dirigée par les États-Unis en Corée du Sud, pourrait également y participer.
Mines et tirs de sommation
L'offre intervient après une série d'incidents le long de la frontière. En septembre, des explosions de mines dans la DMZ ont blessé trois soldats sud-coréens, ce que le Commandement des Nations unies a qualifié de violation de l'armistice. Les récits diffèrent sur les détails, et l'un d'eux fait état de deux soldats grièvement blessés. L'armée sud-coréenne a conclu que la Corée du Nord avait posé les mines au sud de la ligne de démarcation, une conclusion que Pyongyang rejette. L'armée sud-coréenne a par ailleurs tiré des dizaines de coups de sommation ces derniers mois après avoir signalé des incursions de soldats nord-coréens dans la partie sud de la zone tampon.
Kim a affirmé que des troupes nord-coréennes ont franchi la ligne en construisant des routes et des clôtures militaires et en posant des mines près de la MDL. Ces travaux se sont poursuivis ces dernières années, selon le même récit.
Fortification et offre sans réponse
La Corée du Nord s'emploie depuis 2023 à fortifier son côté de la DMZ, parfois très près de la ligne. Le ministère de la Défense avait déjà proposé des discussions pour régler les désaccords sur la position exacte de la ligne, mais Pyongyang n'a pas répondu. La frontière n'est pas précisément matérialisée et traverse des montagnes isolées et une végétation dense, ce qui nourrit des divergences sur son tracé. La Corée du Nord a rompu le contact avec le Sud depuis des années et a abandonné la réunification comme objectif national.
Des relations sous Lee Jae Myung
Les relations entre les deux Corées se sont fortement dégradées ces dernières années. Lee Jae Myung a pris la présidence sud-coréenne en 2025, et Séoul s'est orienté vers des mesures de conciliation. Séoul a cessé ses émissions frontalières et a commencé à démonter les haut-parleurs fixes à la frontière en 2025. La Corée du Nord a ensuite suspendu ses propres émissions vers le Sud. Pyongyang a décrit la Corée du Sud comme son principal ennemi, et la proposition actuelle est la dernière tentative de Séoul d'ouvrir un canal militaire.