Diplomatie · Burgenstock, Tehran et Washington, D.C.
Les États-Unis suspendent les sanctions pétrolières contre l'Iran, Téhéran accepte le retour de l'AIEA alors qu'une feuille de route de paix de 60 jours se dessine
Le Trésor américain a autorisé toutes les transactions portant sur le pétrole iranien jusqu'au 21 août, tandis que le vice-président JD Vance a annoncé que l'Iran avait accepté de réadmettre les inspecteurs de l'AIEA, après des pourparlers marathon en Suisse qui ont produit une feuille de route de 60 jours vers un accord de paix final.
Texte IA fondé sur les articles de adevarul.ro, HotNews.ro, Digi24 et d’autres médias. Publié . Comment il est fait
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En bref
Le Trésor américain a autorisé toutes les transactions pétrolières iraniennes jusqu'au 21 août, permettant des ventes en dollars pour la première fois depuis des décennies.
L'Iran a accepté de réadmettre les inspecteurs nucléaires ; la dernière visite de l'AIEA sur son stock d'uranium enrichi remonte au 10 juin 2025.
Téhéran indique qu'il gérera la voie navigable et prévoit d'introduire des frais de transit après une fenêtre de négociation de 60 jours.
Les médiateurs Qatar et Pakistan ont annoncé une feuille de route vers un accord final, avec des discussions techniques se poursuivant à Burgenstock.
Le mémorandum inclut la cessation des opérations militaires au Liban et un mécanisme de résolution des conflits.
- 17 juinTrump et Pezeshkian signent un mémorandum d'entente à distance
- 22 juinPremier cycle de négociations techniques à Burgenstock, Suisse ; annonce d'une feuille de route de 60 jours
- 21 aoûtLa licence du Trésor américain suspendant les sanctions pétrolières expire
Allègement des sanctions et exportations pétrolières
Le Trésor américain a délivré lundi une licence suspendant les sanctions sur le pétrole iranien jusqu'au 21 août, 00h01 heure de Washington. Toutes les transactions auparavant interdites couvrant la production, la vente et le transport d'hydrocarbures iraniens sont désormais autorisées. Le secrétaire au Trésor Scott Bessent a déclaré que cette décision faisait suite à des « discussions productives » en Suisse. Avant le blocus naval américain imposé en avril, l'Iran chargeait plus de 1,5 million de barils par jour pour l'exportation, principalement vers la Chine. Ce chiffre est tombé à 260 000 barils par jour en mai. Le ministre iranien de l'Économie, Seyed Ali Madanizadeh, a mis en garde que l'allègement des sanctions n'apporterait pas un rétablissement rapide, avertissant que les revenus pétroliers restent affectés et que les déséquilibres budgétaires persistent.
« Ce n'est pas comme si tout allait simplement revenir à la normale. »
- Avant le blocus (avant avril 2026)
- 1500000 barils par jour
- Mai 2026
- 260000 barils par jour
Données tirées du texte de l’article
Inspections nucléaires et uranium enrichi
Le vice-président JD Vance a déclaré aux journalistes en Suisse que l'Iran avait accepté de réinviter les inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique. « C'est une étape majeure pour le peuple américain et un premier pas vers une dénucléarisation permanente, autrement dit l'arrêt définitif du programme d'armes nucléaires de l'Iran », a-t-il déclaré. Le directeur général de l'AIEA, Rafael Grossi, était présent le week-end dernier. L'Iran a suspendu sa coopération avec l'agence après les frappes israélo-américaines sur ses installations nucléaires en juin 2025. La dernière inspection de l'AIEA sur le stock d'uranium hautement enrichi du pays a eu lieu le 10 juin 2025 ; le sort de plus de 400 kg de matériel reste incertain. Selon le mémorandum d'entente signé la semaine dernière, Téhéran s'engage à diluer son uranium hautement enrichi à moins de 5 % de concentration sous la supervision de l'AIEA pendant la fenêtre de négociation de 60 jours.
« Les Iraniens ont accepté de réinviter les inspecteurs de l'AIEA. C'est une étape majeure pour le peuple américain et un premier pas vers une dénucléarisation permanente. »
Détroit d'Ormuz et contrôle maritime
Le négociateur en chef iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a déclaré que le détroit d'Ormuz serait administré par l'Iran et que les conditions ne reviendraient jamais au niveau d'avant-guerre. « Les règles internationales seront respectées, mais l'Iran administrera le détroit d'Ormuz », a-t-il dit. Téhéran prévoit d'introduire des frais maritimes pour les navires transitant par la voie navigable après la période de négociation de 60 jours. Le commandement central américain a déclaré que le détroit n'était pas fermé, malgré la confusion du week-end. Les données de suivi des navires de Kpler montrent 35 transits samedi et 17 dimanche, bien en dessous de la moyenne d'avant-guerre de plus de 100 navires par jour. Les médiateurs ont annoncé une ligne de communication entre Téhéran et Washington pour gérer les incidents et assurer un passage commercial sûr.
« Tout le monde doit savoir que l'administration du détroit d'Ormuz ne reviendra jamais à ce qu'elle était avant la guerre. »
« De mon point de vue, le détroit d'Ormuz ne sera jamais rouvert comme il fonctionnait avant cette guerre. Les Iraniens ont découvert qu'ils détiennent quelque chose de plus précieux qu'une arme nucléaire : le contrôle unilatéral du détroit. »
Feuille de route et prochaines étapes
Après 18 heures de pourparlers à la station de Burgenstock, le Qatar et le Pakistan ont publié une déclaration commune confirmant une feuille de route de 60 jours vers un accord final. Un comité de négociation de haut niveau et des groupes de travail techniques ont été mis en place, avec des discussions au niveau des experts se poursuivant jusqu'à la fin de la semaine. Le vice-président Vance a décrit le résultat comme « un très, très bon jour » qui a jeté « une base solide ». La délégation iranienne, dirigée par le président du Parlement Ghalibaf et le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi, est retournée à Téhéran lundi. Trois paragraphes du mémorandum ancrent le processus : cessation des opérations militaires sur tous les fronts, y compris le Liban ; exportation sans restriction du pétrole et des produits pétrochimiques iraniens ; et dégel des avoirs iraniens. Au cours des pourparlers, le président Trump aurait averti les responsables iraniens qu'ils « n'auraient pas de pays » s'ils fermaient le détroit.
« Nous avons posé les fondations. Nous n'avons pas encore construit la maison, mais nous avons posé une base solide pour arriver à un bon endroit pour le peuple américain. »
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Sources et contexte
- adevarul.roNegociatorul-şef iranian Ghalibaf afirmă că Strâmtoarea Ormuz va fi administrată de Iran
- HotNews.roTrump ridică sancțiunile: SUA permit Iranului să vândă petrol în dolari pentru prima dată în ultimele decenii - HotNews.ro
- Digi24Iranul a acceptat reîntoarcerea inspectorilor AIEA în țară, susține JD Vance: Problema nucleară "ne entuziasmează cel mai mult
- Stirile ProTVSUA și Iranul au stabilit o foaie de parcurs pentru un acord în 60 de zile, după primele negocieri din Elveția - Știrile ProTV
- Mohammad Bagher Ghalibaf
- Principal négociateur de l'Iran et président du Parlement
- JD Vance
- Vice-président des États-Unis
- Donald Trump
- Président des États-Unis
- Masoud Pezeshkian
- Président de l'Iran
- Scott Bessent
- Secrétaire au Trésor des États-Unis
- Abbas Araghchi
- Ministre iranien des Affaires étrangères
- Kazem Garibabadi
- Vice-ministre iranien des Affaires étrangères, chef de l'équipe technique
- Rafael Grossi
- Directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique
- Seyed Ali Madanizadeh
- Ministre iranien de l'Économie
- Jared Cohen
- Président des affaires mondiales et co-directeur de l'Institut Jared Cohen
- Esmaeil Baghaei
- Porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères
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