Diplomatie · Burgenstock, Tehran et Washington, D.C.

Les États-Unis suspendent les sanctions pétrolières contre l'Iran, Téhéran accepte le retour de l'AIEA alors qu'une feuille de route de paix de 60 jours se dessine

Le Trésor américain a autorisé toutes les transactions portant sur le pétrole iranien jusqu'au 21 août, tandis que le vice-président JD Vance a annoncé que l'Iran avait accepté de réadmettre les inspecteurs de l'AIEA, après des pourparlers marathon en Suisse qui ont produit une feuille de route de 60 jours vers un accord de paix final.

Texte IA fondé sur les articles de adevarul.ro, HotNews.ro, Digi24 et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

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En bref

Burgenstock, Tehran, Washington, D.C. · Suisse, Iran, États-Unis
Comment on en est arrivé là
  1. 17 juinTrump et Pezeshkian signent un mémorandum d'entente à distance
  2. 22 juinPremier cycle de négociations techniques à Burgenstock, Suisse ; annonce d'une feuille de route de 60 jours
  3. 21 aoûtLa licence du Trésor américain suspendant les sanctions pétrolières expire

Allègement des sanctions et exportations pétrolières

Le Trésor américain a délivré lundi une licence suspendant les sanctions sur le pétrole iranien jusqu'au 21 août, 00h01 heure de Washington. Toutes les transactions auparavant interdites couvrant la production, la vente et le transport d'hydrocarbures iraniens sont désormais autorisées. Le secrétaire au Trésor Scott Bessent a déclaré que cette décision faisait suite à des « discussions productives » en Suisse. Avant le blocus naval américain imposé en avril, l'Iran chargeait plus de 1,5 million de barils par jour pour l'exportation, principalement vers la Chine. Ce chiffre est tombé à 260 000 barils par jour en mai. Le ministre iranien de l'Économie, Seyed Ali Madanizadeh, a mis en garde que l'allègement des sanctions n'apporterait pas un rétablissement rapide, avertissant que les revenus pétroliers restent affectés et que les déséquilibres budgétaires persistent.

« Ce n'est pas comme si tout allait simplement revenir à la normale. »

Seyed Ali Madanizadeh, ministre iranien de l'Économie
Exportations de pétrole brut iranien avant et après le blocus américainbarils par jour
Avant le blocus (avant avril 2026)
1500000 barils par jour
Mai 2026
260000 barils par jour

Données tirées du texte de l’article

Inspections nucléaires et uranium enrichi

Le vice-président JD Vance a déclaré aux journalistes en Suisse que l'Iran avait accepté de réinviter les inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique. « C'est une étape majeure pour le peuple américain et un premier pas vers une dénucléarisation permanente, autrement dit l'arrêt définitif du programme d'armes nucléaires de l'Iran », a-t-il déclaré. Le directeur général de l'AIEA, Rafael Grossi, était présent le week-end dernier. L'Iran a suspendu sa coopération avec l'agence après les frappes israélo-américaines sur ses installations nucléaires en juin 2025. La dernière inspection de l'AIEA sur le stock d'uranium hautement enrichi du pays a eu lieu le 10 juin 2025 ; le sort de plus de 400 kg de matériel reste incertain. Selon le mémorandum d'entente signé la semaine dernière, Téhéran s'engage à diluer son uranium hautement enrichi à moins de 5 % de concentration sous la supervision de l'AIEA pendant la fenêtre de négociation de 60 jours.

« Les Iraniens ont accepté de réinviter les inspecteurs de l'AIEA. C'est une étape majeure pour le peuple américain et un premier pas vers une dénucléarisation permanente. »

JD Vance, vice-président des États-Unis

Détroit d'Ormuz et contrôle maritime

Le négociateur en chef iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a déclaré que le détroit d'Ormuz serait administré par l'Iran et que les conditions ne reviendraient jamais au niveau d'avant-guerre. « Les règles internationales seront respectées, mais l'Iran administrera le détroit d'Ormuz », a-t-il dit. Téhéran prévoit d'introduire des frais maritimes pour les navires transitant par la voie navigable après la période de négociation de 60 jours. Le commandement central américain a déclaré que le détroit n'était pas fermé, malgré la confusion du week-end. Les données de suivi des navires de Kpler montrent 35 transits samedi et 17 dimanche, bien en dessous de la moyenne d'avant-guerre de plus de 100 navires par jour. Les médiateurs ont annoncé une ligne de communication entre Téhéran et Washington pour gérer les incidents et assurer un passage commercial sûr.

« Tout le monde doit savoir que l'administration du détroit d'Ormuz ne reviendra jamais à ce qu'elle était avant la guerre. »

Mohammad Bagher Ghalibaf, principal négociateur de l'Iran et président du Parlement

« De mon point de vue, le détroit d'Ormuz ne sera jamais rouvert comme il fonctionnait avant cette guerre. Les Iraniens ont découvert qu'ils détiennent quelque chose de plus précieux qu'une arme nucléaire : le contrôle unilatéral du détroit. »

Jared Cohen, président des affaires mondiales et co-directeur de l'Institut Jared Cohen

Feuille de route et prochaines étapes

Après 18 heures de pourparlers à la station de Burgenstock, le Qatar et le Pakistan ont publié une déclaration commune confirmant une feuille de route de 60 jours vers un accord final. Un comité de négociation de haut niveau et des groupes de travail techniques ont été mis en place, avec des discussions au niveau des experts se poursuivant jusqu'à la fin de la semaine. Le vice-président Vance a décrit le résultat comme « un très, très bon jour » qui a jeté « une base solide ». La délégation iranienne, dirigée par le président du Parlement Ghalibaf et le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi, est retournée à Téhéran lundi. Trois paragraphes du mémorandum ancrent le processus : cessation des opérations militaires sur tous les fronts, y compris le Liban ; exportation sans restriction du pétrole et des produits pétrochimiques iraniens ; et dégel des avoirs iraniens. Au cours des pourparlers, le président Trump aurait averti les responsables iraniens qu'ils « n'auraient pas de pays » s'ils fermaient le détroit.

« Nous avons posé les fondations. Nous n'avons pas encore construit la maison, mais nous avons posé une base solide pour arriver à un bon endroit pour le peuple américain. »

JD Vance, vice-président des États-Unis

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